j'ai aimé Mouscron, Mons et Zulte-Waregem dans l'ascenseur

Au Canonnier, je vois un bon groupe, un bon entraîneur, un football attractif et intéressant. Marc Brys a su faire prendre la sauce très vite, et avec le noyau qu'il a à sa disposition, il peut envisager le Top 5, voire le Top 4. Mons a aussi confirmé son retour en forme en gagnant facilement à Dender, où il y a un nouvel éclairage mais malheureusement toujours la même équipe. Le parcours de Mons ressemble finalement à celui de ses autres saisons en D1 : la mise à feu est difficile, il faut un peu de temps pour que tout se mette en place. Aujourd'hui, chacun semble avoir trouvé ses marques et je ne m'en fais plus pour ce club. Je le vois s'installer assez vite dans la colonne de gauche. Zulte-Waregem a battu Malines dans le dernier quart d'heure : ce sont souvent les bonnes équipes qui s'im...

Au Canonnier, je vois un bon groupe, un bon entraîneur, un football attractif et intéressant. Marc Brys a su faire prendre la sauce très vite, et avec le noyau qu'il a à sa disposition, il peut envisager le Top 5, voire le Top 4. Mons a aussi confirmé son retour en forme en gagnant facilement à Dender, où il y a un nouvel éclairage mais malheureusement toujours la même équipe. Le parcours de Mons ressemble finalement à celui de ses autres saisons en D1 : la mise à feu est difficile, il faut un peu de temps pour que tout se mette en place. Aujourd'hui, chacun semble avoir trouvé ses marques et je ne m'en fais plus pour ce club. Je le vois s'installer assez vite dans la colonne de gauche. Zulte-Waregem a battu Malines dans le dernier quart d'heure : ce sont souvent les bonnes équipes qui s'imposent dans les 15 dernières minutes ! Pour Malines, je suis par contre inquiet : cette équipe n'a-t-elle pas joué au-dessus de son niveau lors des premiers matches ? Elle se retrouve à l'avant-dernière place avec 3 petits points sur 21 : l'heure est déjà grave. Contre St-Trond, c'était le match piège mais les Bruxellois ont fait ce qu'il fallait. Roland Duchâtelet, le richissime président trudonnaire, va-t-il un jour comprendre qu'il n'arrivera à rien s'il n'engage pas enfin un homme capable de construire un noyau digne de la D1 ? Au Brussels, j'ai retrouvé un peu de talent et j'ai bien aimé Pavel Fort. Dommage qu'il soit arrivé si tard, tout à la fin du mercato. Là, c'est Johan Vermeersch qui doit se remettre en question : pourquoi attend-il toujours le dernier moment pour renforcer son équipe ? C'est une maladie du Brussels. Il est souvent trois mois en retard alors qu'il faut être six mois à l'avance. Quand on patiente trop en période des transferts, on ne ramasse plus que les miettes. Et moi, les miettes, je les donne à mon chien. Ben oui, Vermeersch parle parfois de vaches, moi je parle de chiens ! S'il ne change pas son fusil d'épaule, il n'est pas près de regarnir ses tribunes : quelle triste assistance, encore, contre St. Trond. La crise a carrément éclaté après le nul contre Vienne, même les joueurs ont osé lâcher pas mal de trucs dans la presse. La personnalité de Frankie Vercauteren a été critiquée, mais on la connaît depuis deux, trois voire quatre ans. C'est d'abord un éducateur, il a compris depuis longtemps qu'il fallait avoir un discours dur avec les jeunes joueurs. Mais c'est dangereux d'essayer d'appliquer la même philosophie avec des pros. Si les résultats sont là, cette relation difficile passe au second plan, même quand la manière n'y est pas. Par contre, si on n'a ni les résultats, ni la manière, on te coupe la tête, les jambes et le zizi en même temps. Je n'ai pas trop aimé que Hugo Broos profite de la situation pour régler quelques comptes, la veille de Genk-Anderlecht. Il a sous-entendu que la direction du Sporting devait se regarder dans le miroir. Moi, je remarque que Genk n'a quand même pas décroché le titre, la saison dernière, alors qu'on avait offert à Broos un excellent potentiel joueurs. Et son équipe n'est toujours pas en tête du championnat aujourd'hui. Genk combat actuellement avec Mouscron et le Cercle de Bruges : il n'y a pas de quoi trop la ramener. Mais il n'y a rien dans cette équipe. Pas de fonds de jeu. Rien ! Jacky Mathijssen est censé démontrer de grandes choses avec un effectif d'une autre valeur que ceux qu'il a utilisés dans ses autres clubs. Quoique, quand je parle d'une " autre valeur ", cela reste à prouver. Ce n'est pas ça, un effectif construit pour viser le titre. Ce groupe est sûr de terminer la saison avec une vingtaine de points de retard sur le champion s'il n'y a pas l'une ou l'autre bonne arrivée en janvier. Il y a des choses à redire dans chaque ligne. Si le Sporting de Charleroi avait été dans un jour faste, il aurait mis quatre ou cinq buts à Bruges. Si Mathijssen a vraiment l'ambition de jouer le titre, il doit pouvoir compter sur d'autres joueurs.propos recueillis par pierre danvoye