J'AI AIMÉ La maturité des jeunes de Genk à Anderlecht

J'ai apprécié le match intelligent d'une formation en plein boum. Kevin Vandenbergh a agi en renard du rectangle. Il a frappé de façon différente : en étant au bon endroit pour ouvrir la marque puis en signant un sacré tir. Après le repos, Hugo Broos a bien coaché. Il a renforcé la récupération. Le but était de tenir, d'inciter Anderlecht à mettre le nez à la fenêtre mais aussi de créer des espaces entre les lignes adverses et d'offrir de l'espace à ses attaquants : Goran Ljubojevic en a profité. Les jeunes ont fait preuve de maturité. Jos Vaessen, l'homme fort, est resté dans la tribune. C'est sa place et d'autres doivent suivre l'exemple de cet homme qui a compris après avoir eu des dérapages verbaux. Il n'y a que ...

J'ai apprécié le match intelligent d'une formation en plein boum. Kevin Vandenbergh a agi en renard du rectangle. Il a frappé de façon différente : en étant au bon endroit pour ouvrir la marque puis en signant un sacré tir. Après le repos, Hugo Broos a bien coaché. Il a renforcé la récupération. Le but était de tenir, d'inciter Anderlecht à mettre le nez à la fenêtre mais aussi de créer des espaces entre les lignes adverses et d'offrir de l'espace à ses attaquants : Goran Ljubojevic en a profité. Les jeunes ont fait preuve de maturité. Jos Vaessen, l'homme fort, est resté dans la tribune. C'est sa place et d'autres doivent suivre l'exemple de cet homme qui a compris après avoir eu des dérapages verbaux. Il n'y a que les ânes qui ne changent pas d'avis ou de comportement. Les Zèbres y ont cru jusqu'au bout face à Mons qui leur avait posé des problèmes techniques. Si une équipe a autant de ressources morales, elle peut devenir une 4 x 4 de la D1 et continuer à tenir ma route sur des terrains difficiles. La chance a souri aux Zèbres mais cela n'arrive qu'à ceux qui le veulent. A quelques minutes près, c'était la défaite et 1 point sur 6. Au lieu de cela, les Zèbres ont ajouté cinq points à leur collection. Je souligne aussi le bon match de Patrice Luzi. Il n'est pas facile de succéder à un monument comme Bertrand Laquait dans la cage de Charleroi. C'était même le plus grand défi de ce groupe et c'est bien parti pour l'ancien gardien de but de Mouscron. Le Beerschot joue bien, a des Argentins brillants mais j'ai été impressionné par la classe, l'audace d'un passeur buteur liégeois : François Sterchele. Il s'est tout de suite adapté à mentalité anversoise. Cette faculté d'adaptation en Flandre (Anvers après Louvain) prouve que c'est un garçon assez Sterk (trad. : fort, en néerlandais) pour aller loin. Il y a un petit temps que tout le monde a constaté que la défense d'Anderlecht n'est pas à la hauteur des autres lignes. Bruges et le Standard ont le même problème : derrière, cela laisse à désirer. A Bruges, il y a eu la floche de Stijn Stijnen en Coupe de l'UEFA. Et Olivier Renard (bon à Gand) manque de personnalité dans la cage liégeoise. Anderlecht a eu la chance de compter sur Daniel Zitka : sans lui, les Mauves auraient au moins quatre points de moins au classement général. C'est un secteur à revoir et à renforcer. Je ne crois pas à un phénomène de fatigue après le match européen à l'AEK Athènes. Le ramadan n'est pas une excuse valable. J'ai dirigé des équipes musulmanes et ceux qui respectent le ramadan ont l'habitude de le faire. Ils savent se gérer. Avant de se rendre à Gand, où Georges Leekens les attendait pour son 500e match de coach en D1 (bravo !), les Rouches ont chuté lourdement en Coupe de l'UEFA à Celta Vigo : 3-0. Les Liégeois peuvent dire tout ce qu'ils veulent mais cela prouve que leur groupe ne tient pas la distance à ce niveau. Ils doivent jalouser Zulte Waregem qui, avec moins de moyens, se retrouve dans les poules (aux £ufs en argent) de la Coupe de l'UEFA. Chapeau à ce petit club. On dit qu'Anderlecht s'intéresse à Karel Geraerts pour la saison prochaine. Ce serait un plus pour les Bruxellois et une fameuse perte pour l'équipe de Michel Preud'homme. Le diable est aux trousses des gars de Molenbeek. En fait, il ne faudrait surtout rien jeter par-dessus bord. Tout le monde, sauf Johan Vermeerch peut-être, savait que le FC Brussels n'était pas un yacht de luxe. C'est une péniche de la D 1 à bord de laquelle il faut travailler pour arriver à bon port. Les Bruxellois ont un peu rêvé mais Albert Cartier sait naviguer.PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE BILIC