J'AI AIMÉ Le retour du bon fils

Le petit Brésilien a effectué une rentrée en fanfare. Sa grande faculté, c'est de ne jamais douter. Wamberto est aussi un rassembleur, au sein du groupe mais aussi avec tous les Brésiliens de Belgique qu'il réunit régulièrement. Il prêche la bonne parole, mais ce qui ne gâte rien, il joint aussi le geste à la parole afin de montrer l'exemple.
...

Le petit Brésilien a effectué une rentrée en fanfare. Sa grande faculté, c'est de ne jamais douter. Wamberto est aussi un rassembleur, au sein du groupe mais aussi avec tous les Brésiliens de Belgique qu'il réunit régulièrement. Il prêche la bonne parole, mais ce qui ne gâte rien, il joint aussi le geste à la parole afin de montrer l'exemple. Les Rouches ont remporté une victoire précieuse, la troisième d'affilée en championnat, face à un Cercle Bruges plus dur à croquer qu'il n'y paraît à première vue. Leur première mi-temps a été intéressante, leur deuxième un peu moins, mais le résultat c'est qu'on retrouve à nouveau les Liégeois à une position plus conforme à leurs ambitions. Le retour en forme de Milan Rapaic, dont les coups francs sont souvent dévastateurs, est aussi positif. Dans le football moderne, c'est une arme redoutable. En huit jours, les bleu et noir ont pris quatre points dans les arrêts de jeu. L'explosion de joie qui a accueilli le but de Gaëtan Englebert en disait long sur les sentiments qui habitaient les protagonistes. Pour peu, on aurait imaginé que Bruges venait de remporter la Coupe d'Europe. C'est le signe qu'il y avait, malgré tout, de l'inquiétude dans les rangs. Mais la grande force de la direction brugeoise, et de son président en particulier, est de calmer les esprits et de garder les petits soucis en interne. Quel but magnifique qui fera sans doute le tour du monde ! Herman Wijnants et ses scouts ont eu, comme souvent par le passé, le grand mérite d'aller dénicher un attaquant inconnu qu'ils revendront sans doute avec un bénéfice substantiel mais qui, le temps qu'il passera au Kuipje, vaudra bien des satisfactions aux sympathisants locaux.Il y a eu trop de coups bas dans ce prétendu sommet. Deux joueurs auraient dû être exclus simultanément, en première mi-temps déjà. Yves Vanderhaeghe a eu beau expliquer qu'il a réagi aux coups qu'il a reçus, son explication ne me convainc pas : des coups, il en donne aussi, et à son âge, avec l'expérience qui est la sienne, il devrait se contenir. Que penser, aussi, de l'altercation verbale entre Abbas Bayat et Jacky Matthijssen ? On aurait évité ce problème si le président s'était trouvé à sa place et pas le long de la ligne de touche. Comme toute blessure, elle est arrivée de façon stupide. Mais les conséquences sont fâcheuses : avec une fracture de la clavicule, l'attaquant croate passera six à sept semaines sur la touche. C'est un coup dur pour Hugo Broos, qui avait jusqu'ici tiré le maximum des joueurs mis à sa disposition mais qui sera privé pour une longue période d'un élément qui s'était montré très performant. En marquant à une dizaine de minutes de la fin, Mouscron a plongé Saint-Trond dans la crise. Les Trudonnaires ne jouent pas mal, et auraient peut-être mérité mieux comme contre Bruges une semaine plus tôt, mais à force de laisser échapper des points, on s'enfonce et le doute s'installe. Le président gantois Ivan De Witte avait mis la pression sur Georges Leekens. Celui-ci a compris le message, mais en s'imposant sans discussion à la chaussée de Lisp, il a encore un peu plus plongé le Lierse dans le trou. Avec un seul malheureux petit point, ce club est vraiment moribond, et doit en plus vivre avec l'épée de Damoclès au-dessus de la tête, puisqu'il est toujours sous la menace d'une relégation pour corruption.PROPOS RECUEILLIS PAR daniel devos