J'AI AIMÉ Le derby hennuyer

Mons a gagné méritoirement face à des Hurlus qui continuent à souffler le chaud et le froid. Les Dragons, en revanche, crachent le feu à domicile et, s'ils continuent à faire preuve du même allant au Tondreau, ils réussiront sans problème à assurer leur survie parmi l'élite de notre football cette saison.
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Mons a gagné méritoirement face à des Hurlus qui continuent à souffler le chaud et le froid. Les Dragons, en revanche, crachent le feu à domicile et, s'ils continuent à faire preuve du même allant au Tondreau, ils réussiront sans problème à assurer leur survie parmi l'élite de notre football cette saison. Pendant près d'une mi-temps, Anderlecht a vainement tenté de trouver l'ouverture face à Lokeren. Son jeu, le plus souvent à ras de terre, était toutefois trop lent pour inquiéter Zvonko Milojevic, le gardien de Lokeren. Dans ces circonstances, le concours d'un bélier s'impose et l'Argentin Nicolas Frutos, dont c'était précisément le retour face à l'équipe flandrienne, a prouvé toute son utilité dans ce rôle spécifique. Un autre Sud-Américain qui m'a particulièrement plu dans ce match, c'est Nicolas Pareja. Du haut de ses 22 ans, il se révèle déjà le grand patron de l'arrière-garde du Sporting. Ce qui n'est pas à la portée du premier venu. Surtout à cet âge-là. Après avoir fait l'essentiel contre Rozumberok, le Club a bien négocié aussi son périlleux déplacement à Saint-Trond, où il a rarement réussi par le passé. Ses joueurs ont d'autant plus de mérite qu'ils ont été menés à deux reprises au Staaienveld avant de s'imposer in extremis. Les Rouches ont obtenu leur premier succès à domicile face au FC Brussels et le deuxième d'affilée après leur visite au Lierse la semaine passée. Voilà qui fait un 6 sur 6 pour Sergio Conceiçao et les siens. De quoi permettre à l'équipe de résorber une partie de son retard sur les équipes de tête puisque, hormis Anderlecht et le Club Bruges, toute la première partie du tableau a perdu des plumes le week-end dernier. Une victoire, un nul et deux défaites, c'est maigre à ce niveau. Bruges s'est imposé logiquement face à un club slovaque de troisième zone grâce à un coup de patte de Bosko Balaban. Même si le Croate constitue un cas et s'avère parfois difficile à gérer, je maintiens que son concours est indispensable dans le contexte des Bleu et Noir actuels. Anderlecht, lui, aurait pu prétendre à davantage contre Lille s'il avait réalisé une deuxième mi-temps du même acabit que la première. En cours de seconde période, Frankie Vercauteren a eu raison de faire monter Roland Juhasz sur le terrain pour contrer Nicolas Fauvergue. Mais il aurait été plus inspiré de retirer Ahmed Hassan, qui s'éteint toujours après 70 minutes, plutôt que Lucas Biglia, sa pierre angulaire dans la ligne médiane. Le Standard, de son côté, a pu vérifier que la différence était sensible entre une équipe comme le Lierse et une bonne formation de la Liga espagnole comme le Celta Vigo. Enfin, Zulte Waregem conserve une petite lueur d'espoir, malgré tout, face aux Moscovites. Mais de tous nos candidats aux poules de l'UEFA, seuls les Brugeois entrent en ligne de compte, à mes yeux, pour y accéder. Après avoir perdu deux points contre le Lierse, les Sportingmen ont remis le couvert à Beveren. C'est d'autant plus navrant qu'à 0-2, le match semblait plié pour eux. Quatre unités perdues contre des sans grade, c'est trop pour un club qui nourrit des ambitions européennes. De fait, il ne sert à rien de s'imposer au Standard si l'on perd par la suite le bénéfice de cet acquis contre deux authentiques candidats à la descente que sont les troupes du Lisp et du Freethiel. René Trost avait réussi au-delà des espérances en maintenant le Lierse en D1 la saison passée. Aujourd'hui, quelques mois plus tard, on se rend compte que les Jaune et Noir sont toujours tout aussi mal lotis. La faute à une défense qui prend eau de toutes parts, ainsi qu'à une division offensive fantôme. A ce train-là, les Lierrois sont repartis pour jouer les barrages en fin de saison.PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS