J'AI AIMÉ Le discours musclé de RVDS

Roger Vanden Stock a 1.000 fois raison de dire que, pour le football belge, les indicateurs sont au rouge. Les Diables Rouges joueront déjà leur survie, dans quelques heures, à Erevan, après leur piètre entrée en matière contre le Kazakhstan. Et ils n'ont même plus de stade digne de ce nom pour s'exprimer puisque le Heysel a été déclassé. Si le RSCA ne se dote pas, lui aussi, d'une enceinte flambant neuve, c'est vrai qu'il n'opérera jamais la jonction avec le sub-top européen. Depuis plusieurs années, les dirigeants des Mauve et Blanc s'arrachent les cheveux pour accroître leur budget. Chaque année, ils lancent de nouvelles initiatives, comme une présence télévisuelle cette saison. Mais le moyen le plus simple d'engendrer de nouvelles ressources financières serait de doper la capacité de leur stade. Avec 40.000 ...

Roger Vanden Stock a 1.000 fois raison de dire que, pour le football belge, les indicateurs sont au rouge. Les Diables Rouges joueront déjà leur survie, dans quelques heures, à Erevan, après leur piètre entrée en matière contre le Kazakhstan. Et ils n'ont même plus de stade digne de ce nom pour s'exprimer puisque le Heysel a été déclassé. Si le RSCA ne se dote pas, lui aussi, d'une enceinte flambant neuve, c'est vrai qu'il n'opérera jamais la jonction avec le sub-top européen. Depuis plusieurs années, les dirigeants des Mauve et Blanc s'arrachent les cheveux pour accroître leur budget. Chaque année, ils lancent de nouvelles initiatives, comme une présence télévisuelle cette saison. Mais le moyen le plus simple d'engendrer de nouvelles ressources financières serait de doper la capacité de leur stade. Avec 40.000 places assises au lieu des 22.000 actuelles, le Sporting verrait sa trésorerie gonfler de 5 millions d'euros, au bas mot, d'année en année. Je comprends que le président du club prône l'urgence. Tout ce que j'espère, c'est qu'un consensus sera trouvé avec la commune d'Anderlecht. Car le Royal Sporting Club Anderlecht, c'est à Anderlecht qu'il doit jouer. Et non sur le territoire de Bruxelles Ville ! Je n'ai jamais compris qu'un artiste de la trempe de Wamberto, âgé de 31 ans à peine, ait été sagement éconduit au Standard alors que certains joueurs portugais de troisième zone continuent de trouver grâce aux yeux des dirigeants liégeois. Ce n'est que justice que le Brésilien puisse à présent rebondir à Mons où, j'en suis sûr, il fera du beau travail. Dans un registre semblable, je suis content aussi que Manu Ferrera ait retrouvé de l'embauche, même si Sclessin n'est pas nécessairement la terre promise pour des techniciens comme lui. Le brave Frans Masson est bien placé pour le savoir... Quoi qu'il en soit, je préfère savoir mon ancien adjoint au Standard qu'en Iran, comme il en avait été question à un certain moment. Des gars aussi compétents que lui, on en a d'abord besoin chez nous.Pour la deuxième fois depuis le début de ce millénaire, un entraîneur est viré là-bas après quatre journées à peine. Pourtant, ni Robert Waseige ni Johan Boskamp ne manquent de compétences en coaching. Si quelque chose coince chez les Rouches, c'est manifestement au plus haut niveau, où quelques-uns feraient bien de se remettre en question. Je plains en tout cas Michel Preud'homme qui devra composer avec les moyens du bord alors qu'il espérait secrètement, sans doute, que certains dossiers soient encore finalisés avant la date butoir du 31 août. Mais quel joueur, dans l'état actuel des choses, est encore intéressé à se lier au Standard qui tient plus d'une pétaudière que d'un club ? Une chose est sûre : il y a du pain sur la planche pour le nouveau staff technique car le premier match amical, qui s'est soldé par une sévère défaite par 3-0 à Valenciennes, a montré que l'équipe n'était encore nulle part. Ce qui n'augure rien de bon avant un rendez-vous européen face au Celta Vigo. Il faudra réaliser des prouesses dans l'urgence, à Sclessin, pour éviter un nouveau naufrage comme contre l'Athletic Bilbao en décembre 2004 (1-7). On s'attendait généralement à ce que le Portugal et la Serbie soient nos adversaires les plus redoutables sur la route de l'EURO 2008. Mais voilà que la Finlande joue les trouble-fête aussi. Suite à nos deux points perdus contre le Kazakhstan, nous sommes obligés de réaliser l'une ou l'autre perf hors frontières. A commencer d'ailleurs dès ce soir en Arménie. Mais si la Finlande s'est imposée en Pologne, cela veut dire que nous devrons imiter son exemple, tout en espérant la mater également à Helsinki. Honnêtement, cela promet beaucoup de plaisir ! La seule consolation, c'est le résultat de la Serbie contre l'Azerbaïdjan. Personnellement, je m'attendais à un score fleuve de l'équipe locale. Finalement, elle a dû se contenter d'un maigre petit but face à une opposition teigneuse. Comme quoi, les prétendues petites nations sont bel et bien susceptibles de jouer un rôle d'arbitre lors de ces éliminatoires. PROPOS RECUEILLI PAR BRUNO GOVERS