J'AI AIMÉ Genk

Pour une équipe soi-disant minée par les dissensions internes et où l'entraîneur, Hugo Broos, était prétendument montré du doigt aussi, je constate que Genk ne se débrouille pas trop mal en ce début de saison. Avec, là aussi, du blé en herbe qui se met en évidence de semaine en semaine. Comme Logan Bailly et Sébastien Pocognoli. Ou encore Kevin Vandenbergh, qui semble définitivement avoir troqué son statut de réserviste de luxe de la saison passée contre celui de titulaire.
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Pour une équipe soi-disant minée par les dissensions internes et où l'entraîneur, Hugo Broos, était prétendument montré du doigt aussi, je constate que Genk ne se débrouille pas trop mal en ce début de saison. Avec, là aussi, du blé en herbe qui se met en évidence de semaine en semaine. Comme Logan Bailly et Sébastien Pocognoli. Ou encore Kevin Vandenbergh, qui semble définitivement avoir troqué son statut de réserviste de luxe de la saison passée contre celui de titulaire. Les retours à la case départ ne s'assimilent pas nécessairement à des succès. Celui du Trudonnaire Peter Van Houdt en est un. Après dix saisons à l'étranger, aux Pays-Bas d'abord, puis en Allemagne, l'attaquant est revenu au Staaienveld et fait à nouveau parler la poudre comme jadis. Détrompez-vous, je ne fais pas référence aux Gunners londoniens mais au FC Brussels qui, pour la troisième fois de la saison, a remporté la victoire par le plus petit écart, à l'image du mythique club anglais, autrefois, lorsqu'il était dirigé par le manager Herbert Chapman. Le mérite du coach, Albert Cartier, est d'autant plus grand que contrairement à son illustre homologue anglais, qui pouvait compter sur l'expérience de vieux briscards, le Français se débrouille avec une authentique classe biberon puisqu'à l'exception de Szoltan Petö, son arrière-garde a une moyenne d'âge de 20 ans à peine. Sans compter qu'avec Julien Pinelli, Kristoffer Andersen et Fabrice Omonga, il tablait encore sur trois autres jeunes au Lierse. Manifestement, le Lorrain a le feeling pour bâtir une équipe. Et ses dirigeants ont eu le nez creux, une fois encore, en matière de recrutement. Car après Igor De Camargo la saison passée, c'est à présent au tour de Dieudonné Kalulika de crever l'écran. Chapeau. D'abord, pour sa déroute européenne face aux Roumains du Steaua Bucarest, qui n'ont pourtant absolument plus rien de foudres de guerre. Avec Mémé Tchité dans ses rangs, jamais l'équipe liégeoise n'aurait été éliminée car la fameuse balle du 0-2, il l'aurait tout simplement mise au fond. Dans ce cas, les Principautaires auraient été sur du velours et se seraient qualifiés. Le même joueur aurait, par ailleurs, été utile aussi face à Zulte Waregem. Mais il n'est pas le seul à faire cruellement défaut. Un garçon comme Vedran Runje n'a pas été remplacé avantageusement non plus. De fait, la direction du club paie ses errances en matière d'allées et venues. Tout grand club qui se respecte n'attend pas les soldes d'été pour embellir son effectif. Il doit délier les cordons de sa bourse plus tôt, quitte à payer davantage. Pour ne pas avoir respecté cette ligne de conduite, les Rouches sont d'ores et déjà engagés dans une course-poursuite. Désolé mais, au plan des chiffres, ils ne récoltent somme toute que ce qu'ils ont semé avec ce 2 sur 12. Ce match n'avait de sommet que le nom. Mais il n'empêche qu'Anderlecht fait la belle affaire. Avec six points d'avance sur Bruges et 10 sur le Standard, le Sporting peut voir venir. Mais vu le football déployé, il ne doit pas s'attendre à faire cavalier seul. Son mentor, Dirk Geeraerd, aurait sans doute mieux fait de tourner sept fois sa langue en bouche avant d'accuser les footballeurs d'Achnas de comédiens et de pottenstampers. Car quand on prend 5 buts face à un adversaire aussi modeste, on peut se demander qui étaient les gentils amateurs. Certains joueurs roulariens se sont défendus en disant qu'à l'échelon européen toute faute se paie cash alors qu'elle ne porte pas nécessairement à conséquence en Belgique. Je veux bien, mais s'il faut faire un monde de Chypriotes, cela situe un peu le niveau qui est le nôtre actuellement. PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS