J'AI AIMÉ La confirmation du Standard

Dommage que les Liégeois aient perdu tant d'unités précieuses en début de saison car, en compagnie des Gantois, ils sont incontestablement ceux qui auront produit le meilleur football ces derniers temps. Semaine après semaine, les différentes pièces du puzzle s'imbriquent de mieux en mieux et les Standardmen disposent à présent d'une paire des plus complémentaires en pointe avec Igor De Camargo et Milan Jovanovic. Avec des garçons de la valeur de Steven Defour, Karel Geraerts et Marouane Fellaini en deuxième ligne, ils peuvent compter aussi sur des pourvoyeurs idéaux. Reste à voir maintenant dans quelle mesure ils pourront garder toutes leurs forces vives. Personnelleme...

Dommage que les Liégeois aient perdu tant d'unités précieuses en début de saison car, en compagnie des Gantois, ils sont incontestablement ceux qui auront produit le meilleur football ces derniers temps. Semaine après semaine, les différentes pièces du puzzle s'imbriquent de mieux en mieux et les Standardmen disposent à présent d'une paire des plus complémentaires en pointe avec Igor De Camargo et Milan Jovanovic. Avec des garçons de la valeur de Steven Defour, Karel Geraerts et Marouane Fellaini en deuxième ligne, ils peuvent compter aussi sur des pourvoyeurs idéaux. Reste à voir maintenant dans quelle mesure ils pourront garder toutes leurs forces vives. Personnellement, je frémis déjà en entendant qu' Oguchi Onyewu est en partance à Sclessin. C'est sûr qu'en défense, l'Américain risque de laisser un trou qui ne sera pas comblé de sitôt. On a beau dire ce qu'on veut de lui mais Henkie reste un entraîneur garant de succès. Avec lui, c'est l'offensive à tout crin en toutes circonstances. Parfois ça casse, comme ce fut le cas il y a 15 jours contre La Gantoise mais souvent, il faut bien l'avouer, ça réussit. La preuve par la jolie victoire que ses Canaris ont obtenue au Freethiel, où un Anderlecht frileux n'était pas parvenu à s'imposer naguère. Nantis de 20 points aujourd'hui, les Trudonnaires, présentés à un moment donné comme des oiseaux pour le chat, lorgnent la première colonne aujourd'hui. Pas mal, pas mal... Même si ce titre n'est qu'honorifique, les Racingmen n'en méritent pas moins largement de virer en tête puisqu'ils peuvent compter à la fois sur la meilleure attaque et la meilleure défense de la D1 à ce stade de la compétition. Genk peut résolument nourrir les plus hautes aspirations, car il dispose d'une phalange équilibrée. Mais, pour y parvenir, il doit pouvoir continuer à tabler sur ses meilleurs éléments. A cet égard, il est clair que le Racing avec Wouter Vrancken n'est pas le même que sans lui. On en a eu un aperçu face au Brussels. Dix points sur 12 après quatre journées, 16 points sur 51 à la trêve : de candidat à l'Europe, le Brussels est devenu un candidat à la descente aujourd'hui. Bien sûr, il a droit à des circonstances atténuantes : son noyau n'est pas des plus pléthoriques et le club a dû composer avec les indisponibilités de quelques anciens comme Alan Haydock ou Christ Bruno. Il n'empêche que si le président Johan Vermeersch ne fait pas les réajustements nécessaires, son Brussels risque de filer du très mauvais coton lors du deuxième tour. D'accord, les Mauves ont marqué pour la première fois quatre buts devant leur public cette saison et Mémé Tchité, avec 12 buts et 8 assists est un homme providentiel dans la division offensive des Mauves. Mais toute grande équipe qui se respecte se doit aussi d'avoir des fondations solides. Or, contre les modestes Montois, l'arrière-garde du RSCA a une fois de plus montré des signes de fébrilité dans son axe. Dans ce cas-ci aussi, la direction doit trouver une solution car il est clair qu'un gars de la trempe de Hannu Tihinen n'a pas été remplacé. Sans un véritable patron dans sa défense, le Sporting ne sera pas champion. Les Flandriens constituent une agréable surprise sur le plan européen, puisqu'ils seront les seuls à défendre l'honneur de notre football après la trêve hivernale. Mais il est clair qu'ils éprouvent les pires difficultés à courir deux lièvres à la fois puisqu'ils sont à la traîne en championnat. Leur situation me rappelle celle que j'ai vécue avec Seraing dans les années 80. Après une campagne sublime, marquée par une qualification historique en Coupe de l'UEFA, nous avions terminé la saison suivante dans la deuxième moitié du tableau. Cette année-là, nous avions laissé aussi tout notre influx dans des matches européens, contre le Dynamo Moscou notamment. PROPOS RECUEILLIS PAR BRUNO GOVERS