J'AI AIMÉ L'organisation de Bruges

Rapidement réduits à dix suite à l'exclusion de Gaëtan Englebert, les Brugeois ont su s'organiser pour ramener un point de leur déplacement chez le leader. La paire d'arrières centraux, constituée par Philippe Clement et Birger Maertens, a été impeccable. Sans avoir gagné, Bruges est le vainqueur moral du week-end.
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Rapidement réduits à dix suite à l'exclusion de Gaëtan Englebert, les Brugeois ont su s'organiser pour ramener un point de leur déplacement chez le leader. La paire d'arrières centraux, constituée par Philippe Clement et Birger Maertens, a été impeccable. Sans avoir gagné, Bruges est le vainqueur moral du week-end. Soyons, pour une fois, positifs et voyons la bouteille à moitié pleine, plutôt qu'à moitié vide. Certes, les Bruxellois n'ont plus gagné depuis le 26 août. Certes, ils viennent d'enchaîner cinq partages consécutifs. Mais cela signifie aussi qu'ils n'ont plus perdu depuis cinq matches. C'est aussi une performance... même si, avec un point par week-end, on n'avance pas beaucoup. Rien à voir avec celui qui avait été réservé à Steven Defour. Le fils de Jos s'est toujours montré correct vis-à-vis du club limbougeois. Il n'a jamais ergoté : - Jepars, jereste ! Ses anciens supporters ont salué son retour avec des fleurs, même s'il a foulé la pelouse du stade Fenix avec le maillot d'un rival. J'ai pris beaucoup de plaisir à assister aux prestations de deux joueurs que l'on avait enterrés un peu précipitamment. On a retrouvé un Cédric Roussel intéressant, qui croit en lui. Son premier but, d'un beau retourné, valait le détour. Peter Van Houdt s'est lui aussi rappelé aux bons souvenirs de tous, après un détour en Bundesliga où il s'était fait oublier. Son tir victorieux des 25 mètres était également un régal pour les yeux. 37 points sur 39 après la victoire à Tubize. Faut le faire, pour un promu ! Même si rien n'est encore joué, les fusionnés flandriens préparent déjà une deuxième montée d'affilée.N'ayons pas peur des mots : on a subi un véritable affront ! Contre de bons Polonais, certes, mais tout de même. On perd des matches, on perd le sponsor principal... Tout part à vau-l'eau. A propos de René Vandereycken, je dirais simplement ceci : lorsqu'on se montre aussi exigeant lors de la négociation d'un contrat, on doit également se montrer exigeant vis-à-vis des prestations sur le terrain. Mais on peut supposer que l'indemnité de licenciement est à la hauteur du salaire et que, dès lors, la Fédération hésite à prendre le taureau par les cornes. C'est bien, de la part de François De Keersmaeker, de ruer dans les brancards, mais cela mène à quoi ? Quant à l'erreur de Daniel Van Buyten : au Bayern Munich, ce genre de fautes est compensé par la qualité des joueurs qui l'entourent. Là-bas, on prévoit l'imprévisible : un faux bond, une glissade, une mauvaise passe d'un coéquipier... Avez-vous vu Philippe Léonard ? Il trottine pour revenir ! Il ne se décide à sprinter que lorsqu'il se rend compte que Big Dan a perdu son duel. Trop tard, évidemment. Il est à l'image de notre équipe nationale. J'avais assisté au choc entre le Standard et Anderlecht. C'était un match plaisant, intense, engagé. Mais pourquoi ces deux équipes ne sont-elles pas capables de reproduire de telles prestations chaque week-end ? Un candidat au titre ne peut pas se permettre d'être battu à La Gantoise, comme un candidat à l'Europe ne peut pas se permettre d'être battu à domicile par Saint-Trond. Voilà les Dragons 17e ! Et en plus, les Pallieters ont la poisse ! Courage et bon rétablissement ! Que puis-je dire de plus ?PROPOS RECUEILLIS PAR Daniel Devos