J'AI AIMÉ Le festival offensif de Bruges

La formation d'Emilio Ferrera a probablement franchi un cap en prenant nettement le dessus sur Mouscron qui revient trop souvent de voyage avec des valises bourrées de buts. La tâche des Brugeois a certainement été facilitée par la carte rouge mille fois méritée de Sébastien Grimaldi. C'était à nouveau une tentative d'attentat et il faut le répéter : c'est intolérable. Jeanvion Yulu-Matondo a torturé ses anciens équipiers. Sa fraîcheur fait un bien fou à Bruges. Il m'est arrivé de critiquer Stijn Stijnen mais c'est avec plaisir que je relève ses progrès. Petit à petit, il efface le souvenir de son entraîneur, Danny Verlinden. Il devenu un des pierres angulaires de Bruges qui monte en puissance.
...

La formation d'Emilio Ferrera a probablement franchi un cap en prenant nettement le dessus sur Mouscron qui revient trop souvent de voyage avec des valises bourrées de buts. La tâche des Brugeois a certainement été facilitée par la carte rouge mille fois méritée de Sébastien Grimaldi. C'était à nouveau une tentative d'attentat et il faut le répéter : c'est intolérable. Jeanvion Yulu-Matondo a torturé ses anciens équipiers. Sa fraîcheur fait un bien fou à Bruges. Il m'est arrivé de critiquer Stijn Stijnen mais c'est avec plaisir que je relève ses progrès. Petit à petit, il efface le souvenir de son entraîneur, Danny Verlinden. Il devenu un des pierres angulaires de Bruges qui monte en puissance. La dixième journée était le dernier virage avant Standard-Anderlecht. Ces deux équipes ne pouvaient pas perdre de plumes avant de se retrouver à Sclessin. Le Sporting n'a pas souffert mais rater deux penalties n'est jamais agréable. Ahmed Hassan a déposé sa carte de visite face au Lierse, mais je suis intrigué par la fragilité du grand Nicolas Frutos. Avec lui, Anderlecht est plus présent dans les airs, plus inventif, plus efficace. Mais s'il continue à se blesser aussi souvent, cela finira par poser des problèmes. Pour ses 50 ans, Frankie Vercauteren méritait un cadeau au lieu de cette tuile. Le Standard a calmement négocié son voyage à Beveren. Olivier Renard lui a permis de faire le gros dos. C'est bien mais il doit encore éviter l'une ou l'autre approximation. Avec un 15 sur 18, on peut affirmer que le retour aux affaires de MPH a totalement relancé les Liégeois. Le capitaine des Zèbres est un homme positif. Egaliser alors qu'on a joué à 8 contre 11, il faut le faire. Cela prouve que cet effectif a des ressources mais Charleroi n'aurait jamais dû en arriver là.On parle plus des présidents et des coaches que des joueurs. Or, il n'est pas facile de marquer trois buts à Gand. Et revenir avec un pont du Kiel constitue une bonne affaire aussi. C'est passé au second plan et, en ce qui concerne Charleroi, son coach en fait trop. Jacky Mathijssen met tout le monde sous pression et cette excitation permanente n'est pas une bonne chose. Le Limbourgeois est un grand coach en devenir mais il doit se calmer. Sans cela il passera plus de temps dans la tribune que sur le banc car les arbitres seront de moins en moins patients avec lui. Maintenant, il est temps que l'Union Belge intervienne et dise à Johan Vermeersch que cela suffit. Son attitude à Gand était grotesque et désastreuse pour toute l'image du foot belge. Si cela continue, il sera plus populaire que Michel Daerden sur internet. Ces dérives doivent être prises au sérieux. Même si l'exclusion d'un de ses joueurs était sujette à interrogations, un bon président n'a pas le droit de ce comporter de la sorte : il n'est pas le patron de la D1. Il y a une semaine, Johan Vermeersch a puni Sydney Kargbo : qui sanctionnera le président ? Je le respecte pour sa réussite dans ses affaires mais dans ce cas-ci, il ne construit pas, il démolit. Avant lui, Abbas Bayat avait échangé des mots avec son coach au bord du terrain. Et on voudrait que les joueurs soient exemplaires après avoir cela. A Genk, Jos Vaessen se tait désormais et son club se porte mieux. Lokeren a tranché et s'est défait d'Ariel Jacobs. C'est le deuxième coach qui passe par la fenêtre après Johan Boskamp. La semaine passée, en regardant un reportage télévisé consacré à Lokeren, j'ai vu que Roger Lambrecht suivait un entraînement tout en restant dans sa voiture : c'était bizarre, on avait l'impression qu'il espionnait le pauvre Ariel Jacobs.PROPOS RECUEILLIS PAR pierre bilic