J'AI AIMÉ La complémentarité Frutos-Tchité

Anderlecht était assez inquiet à propos de son bastion défensif avant son voyage à Zulte Waregem. Ce secteur n'a pas été secoué et a retrouvé Mark De Man. Mais c'est surtout l'attaque bruxelloise qui a répondu présent. Nicolas Frutos a prouvé une fois de plus toute son importance dans ce secteur. Mémé Tchité s'adapte progressivement à toutes les sauces. C'est d'abord un buteur mais il a aussi des cartes de passeur dans son jeu, ce dont personne ne se plaindra à Anderlecht. Frutos apporte sa taille et Tchité propose sa vitesse. Ce duo fera encore des dégâts. A Zulte Waregem, Bart Goor, déjà excellent lors du dernier match des Diables Rouges, a confirmé son retour en forme
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Anderlecht était assez inquiet à propos de son bastion défensif avant son voyage à Zulte Waregem. Ce secteur n'a pas été secoué et a retrouvé Mark De Man. Mais c'est surtout l'attaque bruxelloise qui a répondu présent. Nicolas Frutos a prouvé une fois de plus toute son importance dans ce secteur. Mémé Tchité s'adapte progressivement à toutes les sauces. C'est d'abord un buteur mais il a aussi des cartes de passeur dans son jeu, ce dont personne ne se plaindra à Anderlecht. Frutos apporte sa taille et Tchité propose sa vitesse. Ce duo fera encore des dégâts. A Zulte Waregem, Bart Goor, déjà excellent lors du dernier match des Diables Rouges, a confirmé son retour en forme Le Prince Igor a frappé fort car il a déverrouillé Standard-Roulers en quelques minutes. Quand on voit cela, les Liégeois ne peuvent que regretter la longue absence de leur pivot brésilien. Avec lui et en plus Ali Lukunku, qui a intégré le noyau A, le Standard a subitement multiplié les atouts de son arsenal offensif. Dans quelques semaines, le duo Igor De Camargo-Milan Jovanovic pourrait ressembler au couple Mémé Tchité-Nicolas Frutos. Il y des similitudes. La Belgique s'est relancée sur la route de l'Euro 2008. Il y a eu de bonnes choses mais je retiens aussi l'exploit des Espoirs en Bulgarie. Ils font désormais partie du Top 8 de leur catégorie. Cela prouve qu'il y a du talent chez nous. C'est une piste de réflexion pour tous les dirigeants et les entraîneurs. Il faut faire confiance aux jeunes. Et j'ai envie d'ajouter comme dans une publicité : " Parce qu'ils en valent la peine ". Un élan est pris et il faut continuer dans cette voie.Il y a des clubs qui, en plus du Lierse et de Saint-Trond, s'interrogent. Mons a pris un coup sur la cafetière à Genk et il en va de même pour Zulte Waregem et Roulers. Ces deux derniers avaient carrément illuminé le précédent championnat. A l'heure actuelle, Francky Dury paye la facture de l'étroitesse de son noyau. Zulte Waregem et Roulers ne peuvent pas courir plusieurs lièvres à la fois. Roulers a joué en Coupe de l'UEFA, Zulte Waregem y figure encore et tout cela coûte beaucoup d'énergie et le 0-4 concédé face à Anderlecht fait mal. A Beveren, Walter Meeuws n'a pas ces soucis et son black & white a de plus en en plus de belles couleurs. Le Lierse n'est déjà plus qu'on oiseau pour le chat. Je ne vois pas comment le club fera pour se sortir de ce mauvais pas. La machine ne s'est jamais mise en route depuis le début de la saison. A côté de cela, il y a la descente aux enfers des Canaris. Là aussi on peut dresser un constat de faillite. Je ne sais pas quelle sera la décision de leur président. Cette fois, le directeur technique trudonnaire, Guy Mangelschots, ne pourra plus échapper à ses responsabilités. N'est-il pas l'architecte de ce groupe ? Le patron de Molenbeek a les mêmes mauvaises habitudes que Mogi Bayat. Il ne prend aucun recul dans ses propos et a attaqué bêtement et férocement Emilio Ferrera, son ancien coach, dans la presse. De tels propos ternissent finalement le bon point obtenu par le Brussels (qui sort d'une spirale négative) contre un Bruges faible en défense. Moi, je conseillerais à Mogi Bayat et Johan Vermeersch de faire un petit stage à Mouscron. Ce club a aussi ses soucis et ses angoisses mais son président tient un discours apaisant. Si l'Excelsior a réalisé un bon match, cela s'explique par les joueurs, l'entraîneur et son staff sans oublier la tête du club. PROPOS RECUEILLIS PAR Pierre Bilic