J'AI AIMÉ Le retour d'Oguchi Onyewu

L'Américain a prouvé qu'il était indispensable au Standard. Avec lui, la défense est plus rassurante, plus dynamique et plus fermée même si Genk s'est montré plus pressant en fin de rencontre. Prendre un point à Genk n'est jamais évident. Le public a voulu siffler Defour mais cela en est resté là. Par contre, l'envoi d'une balle de revolver aux dirigeants liégeois m'inquiète beaucoup plus.
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L'Américain a prouvé qu'il était indispensable au Standard. Avec lui, la défense est plus rassurante, plus dynamique et plus fermée même si Genk s'est montré plus pressant en fin de rencontre. Prendre un point à Genk n'est jamais évident. Le public a voulu siffler Defour mais cela en est resté là. Par contre, l'envoi d'une balle de revolver aux dirigeants liégeois m'inquiète beaucoup plus. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, les présentations sont faites. Il fut omniprésent dans la victoire du Germinal Beerschot. Ce succès est important dans la mesure où il permet aux Anversois de rester dans la bonne colonne. La victoire des hommes de Francky Dury est due à une réaction d'orgueil des joueurs. C'est un succès mérité contre un Lierse déjà naufragé et perturbé alors que dans les prochaines semaines se définiront d'autres choses pour les Lierrois. Les Flandriens ont fait l'essentiel en remettant les pendules à l'heure. Par contre, Walter Meeuws devra faire de gros efforts pour retrouver une équipe valable. Au bout de trois rencontres, on voit déjà que le Lierse et Beveren sont en difficulté. Il y a peu de talent dans ces groupes. Le Cercle fait aussi partie des cinq, six équipes susceptibles d'être descendants. Charleroi s'est fait peur inutilement, avec ce but en deuxième mi-temps et ce carton rouge de Dante. Il ne faudra pas trop répéter cela souvent car tout le monde n'est pas le Cercle. Anderlecht peut dire merci au Standard de lui avoir cédé ces deux-là. L'un fut époustouflant par sa générosité derrière, intéressant par son placement et sa remise. Quant à l'autre, il fut omniprésent en zone de finition. Il ne faut pas lui en laisser beaucoup car il les met directement dedans !Les Hurlus paient chèrement le point acquis. Ils ont laissé filer une victoire facile alors qu'ils menaient 2-0 et surtout, ils perdent Demba Ba sur une fracture. Par contre, on a toujours dit que Custovic n'était pas un buteur mais il prouve qu'il est un garçon intéressant. Enfin, il faut souligner la prestation de Roulers qui revient avec un très bon Oyen. Il redevient l'arrière gauche qui avait été transféré à Anderlecht et dont tout le monde disait du bien. Les coalisés ont joué avec leur bonheur. Dieudonné Kalulika montre qu'il n'est pas le premier venu et Julien Gorius met un beau but. Les Bruxellois sont malgré tout en train de vivre un bon début de championnat et avec Bangoura, ils auront trouvé ce qu'il leur manque depuis janvier, à savoir un bon attaquant. On a assisté à un match plein et on sait que ce n'est jamais facile de se déplacer en Campine d'autant plus que Westerlo n'a jamais baissé les bras. Cependant, ce n'est pas permis d'encaisser trois buts. L'axe central, composé de Jelle Van Damme et de Roland Juhasz, a fait preuve de bonté d'âme et de manque de mobilité. Je n'apprécie vraiment pas la manière avec laquelle certains joueurs abordent les matches internationaux. Une sélection, cela se mérite et si je fais l'analyse de la rencontre contre le Kazakhstan, aucun élément ne la mérite plus. Quand on voit certains joueurs, je me pose beaucoup de questions. On ne retrouve plus cette hargne qui permettait à la Belgique d'avoir le droit d'être citée dans le gratin mondial. Les Kazakhs avaient le temps d'analyser, de recevoir, de donner et de repartir, ce que plus personne ne permet dans le football moderne. Notre adversaire a donné une leçon de courage et d'abnégation. On devrait voir les dents sortir de la bouche des Diables. Ce ne fut pas le cas. Quant au sélectionneur, il faut lui laisser le temps de construire mais on peut se demander s'il a mis ses joueurs à leur meilleure place. PROPOS RECUEILLIS PAR STÉPHANE VANDE VELDE