J'ai aimé Les Diables Rouges

Certes, ils ont enduré une nouvelle défaite face aux Portugais et sont virtuellement éliminés de la phase finale du Championnat d'Europe des Nations 2008. Mais c'était, cette fois-ci, un revers tout à fait honorable et porteur d'espoirs - dans toutes les acceptions du terme - si l'on se réfère à la bonne prestation des jeunots de l'équipe : non seulement Marouane Fellaini et Steven Defour, dont les noms offrent déjà des consonances familières, mais aussi et surtout le nouveau venu, Jan Vertonghen, qui m'a réellement épaté. Sans oublier Thomas Vermaelen qui peut être crédité d'un match de la meilleure veine lui aussi. Nous sommes manifestement riches en profondeur. Reste à présent à René Vandereycken, ou à un autre, à exploiter ce filon. ...

Certes, ils ont enduré une nouvelle défaite face aux Portugais et sont virtuellement éliminés de la phase finale du Championnat d'Europe des Nations 2008. Mais c'était, cette fois-ci, un revers tout à fait honorable et porteur d'espoirs - dans toutes les acceptions du terme - si l'on se réfère à la bonne prestation des jeunots de l'équipe : non seulement Marouane Fellaini et Steven Defour, dont les noms offrent déjà des consonances familières, mais aussi et surtout le nouveau venu, Jan Vertonghen, qui m'a réellement épaté. Sans oublier Thomas Vermaelen qui peut être crédité d'un match de la meilleure veine lui aussi. Nous sommes manifestement riches en profondeur. Reste à présent à René Vandereycken, ou à un autre, à exploiter ce filon. Autant l'avouer tout de go, je ne suis pas vraiment un fan du gardien brugeois. Il a beau multiplier les prouesses, ses matches sont toujours entachés de l'une ou l'autre bévue. Il n'en a pas été autrement contre le Portugal, puisque sa responsabilité est engagée sur le deuxième but. Il n'empêche qu'il monte quand même progressivement dans mon estime depuis quelques semaines. Et peut-être l'adopterai-je un jour sans la moindre réserve, qui sait ? Je trouve, en tout cas, qu'il s'est fort bien rebiffé, sur le terrain, après quelques paroles voire même quelques gestes déplacés. Face au Standard, en finale de la Coupe, il avait déjà réalisé des miracles dans son goal. Et il a réitéré cet exploit contre le Portugal, à une exception près. A force de travail et d'un bon suivi, je me demande quand même s'il ne sera pas en mesure, un jour, de gommer les dernières petites imperfections dans son jeu. Pour moi, au nom de ce qu'il a montré, tant en championnat qu'en Coupe, le Yellow Red Malines, leader provisoire du tour final, mériterait davantage de jouer en D1 que le Lierse, médiocre d'un bout à l'autre de la saison. A cet égard, le Lierse-Malines de demain vaudra son pesant d'or. Un bras de fer entre un club et un joueur est toujours regrettable, comme c'est le cas entre le Standard et Marouane Fellaini. Les Rouches éprouvent visiblement des difficultés à bien gérer leur blé en herbe. Car avant que le Belgo-Marocain ne décide de recourir à la fameuse loi de 1978, on se souviendra déjà du clash qui avait eu lieu, plus tôt dans la saison, entre la direction du club principautaire et Karel Geraerts. J'ai cru comprendre que Luciano D'Onofrio était disposé, ces dernières semaines, à mettre le paquet pour conserver un joueur dont le contrat vient à expiration le 30 juin prochain. Question : pourquoi ne s'y est-il donc pas pris plus tôt ? Dans ces conditions, tout porte à croire que Geraerts aurait rempilé depuis belle lurette. Corollairement, je suis d'avis que jamais, non plus, Fellaini n'aurait pris la décision de rompre unilatéralement son contrat si le club liégeois s'était montré de bonne composition à son égard en revoyant à la hausse les données chiffrées de son contrat. Quoi de plus normal, dans la mesure où, en l'espace d'un an, le garçon a fait son trou à Sclessin et qu'il est devenu incontournable chez les Diables Rouges. Je peux me tromper, mais je ne crois pas qu'un cas de figure pareil se serait produit à Anderlecht, le Club Bruges ou Genk. Chez les autres représentants du top, on sait tout simplement rétribuer les joueurs à leur juste valeur. Lundi passé, il était mouscronnois, le lendemain gantois et le surlendemain lokerenois. Faut-il parler d'un entraîneur ou d'une girouette dans ces conditions ? Bien sûr, on ne connaît pas tous les tenants et aboutissants qui l'ont mené à privilégier la piste de Daknam. Mais ce qui est certain, c'est que Mac the Knife ne s'inscrit jamais dans la durée là où il travaille, malgré ses intentions d'ancrage partout où il passe. Pas moins de 16 clubs en l'espace de 23 ans, cela en dit tout sur sa bougeotte. Et, à 58 ans, il est trop tard pour que ça change. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces. né en 1941, heylens fut un excellent back droit (67x diable rouge, équipe d'europe 65, mondial 70 au mexique, 7 titres et 3 coupes de belgique avec anderlecht). coacha une douzaine de clubs (passa 5 ans au losc et fut coach belge 1984 à seraing) propos recueillis par bruno govers