J'AI AIMÉ L'audace de Charleroi

On savait depuis belle lurette que le Sporting était une équipe bien organisée, difficile à prendre en défaut. Mais cette fois, dans l'antre de Sclessin, elle a également cherché à porter le danger dans le camp adverse et a poussé le Standard dans ses derniers retranchements. Elle n'a pas été récompensée de son audace : les trois points sont tombés dans l'escarcelle des Liégeois. Lorsqu'on parvient à gagner à livrant une prestation moins convaincante, cela signifie que l'on est réellement un candidat au titre.
...

On savait depuis belle lurette que le Sporting était une équipe bien organisée, difficile à prendre en défaut. Mais cette fois, dans l'antre de Sclessin, elle a également cherché à porter le danger dans le camp adverse et a poussé le Standard dans ses derniers retranchements. Elle n'a pas été récompensée de son audace : les trois points sont tombés dans l'escarcelle des Liégeois. Lorsqu'on parvient à gagner à livrant une prestation moins convaincante, cela signifie que l'on est réellement un candidat au titre. L'esprit d'entreprise des Loups avait déjà été constaté une semaine plus tôt à Roulers, mais les joueurs de Frédéric Tilmant avaient été trahis par les bourdes de leur gardien. Cette fois, ils sont parvenus à garder leurs filets inviolés et à inscrire le petit but nécessaire. Il a tenu toutes ses promesses. Ce fut un match très engagé et disputé dans un esprit respectueux de l'adversaire. C'est, assurément, le résultat du week-end : Zulte Waregem, qui voguait sur son petit nuage depuis le début de la saison, est tombé de haut. Davantage que la prestation d'Ilija Stolica, je voudrais souligner celle de Désiré Mbonabucya, auteur de deux assists et du cinquième but de Saint-Trond. Je me demande pour quelle raison, et sur les injonctions de qui, on l'a obligé à quitter le club la saison dernière et à jouer en D2 à Beringen-Heusden-Zolder. Une nouvelle sortie très convaincante des Buffalos, et une nouvelle prestation trois étoiles de Mbark Boussoufa. Je ne veux pas jouer aux anciens combattants, mais je constate qu'à mon époque, s'il y avait aussi des matches chauds entre équipes rivales, les joueurs se respectaient sur le terrain. Cela n'a pas été le cas vendredi : certaines scènes ont dégénéré en combats de rue, et si l'arbitre avait été conséquent, il aurait pu sortir encore davantage de cartons rouges qu'il ne l'a fait. Les départs de Marius Mitu et de Laurent Delorge n'ont, apparemment, pas encore été compensés. Certes, il n'est pas facile de résister à une offre d'Anderlecht, surtout lorsque la vente de deux joueurs apporte un peu de beurre dans les épinards, mais a-t-on cherché à les remplacer ? Aujourd'hui, je me pose la question : était-il utile de limoger Marc Brys, qui avait fait de l'excellent boulot depuis deux ans et qui avait simplement eu le malheur de concéder le partage 0-0 contre Marseille ? Depuis son départ, la situation des Anversois en championnat ne s'est pas améliorée, que du contraire. Alors que Frankie Vercauteren semble appliquer à merveille le principe de la rotation pour certains joueurs, il me semble moins audacieux pour d'autres. Pourquoi ne se résout-il pas à laisser souffler de vieux serviteurs comme Bart Goor et Yves Vanderhaeghe. Ils ont donné le maximum depuis le début de la saison mais qui apparaissent au bout du rouleau. Pourquoi n'accorde-t-il pas une vraie chance à Walter Baseggio, qui a certes traversé une période difficile mais qui semble être sorti du tunnel et demeure, à mes yeux, une valeur sûre d'Anderlecht ? Propos recueillis par Daniel Devos