J'AI AIMÉ Mouscron requinqué

Dans un match à six points, face à un concurrent direct, les Hurlus ont pris conscience qu'il leur fallait réagir. Sont-ce les discussions avec André Van Maldeghem, contacté pour officier en tant que conseiller, qui ont requinqué les joueurs ? Il est trop tôt pour le dire, d'autant que toutes les conditions étaient réunies samedi pour placer l'Excel sur la voie du succès : un but très rapide de Mustapha Oussalah, un but contre son camp de Pieter-Jan Monteyne, un penalty... Cette victoire demande confirmation, mais elle donne un peu d'air aux frontaliers.
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Dans un match à six points, face à un concurrent direct, les Hurlus ont pris conscience qu'il leur fallait réagir. Sont-ce les discussions avec André Van Maldeghem, contacté pour officier en tant que conseiller, qui ont requinqué les joueurs ? Il est trop tôt pour le dire, d'autant que toutes les conditions étaient réunies samedi pour placer l'Excel sur la voie du succès : un but très rapide de Mustapha Oussalah, un but contre son camp de Pieter-Jan Monteyne, un penalty... Cette victoire demande confirmation, mais elle donne un peu d'air aux frontaliers. L'attaquant du Cercle Bruges a démontré, sous les yeux de son ancien patron Johan Vermeersch, qu'on a eu tort de l'écarter lorsque le Brussels est monté en D1. Il a inscrit les deux buts qui ont crucifié les Bruxellois. Aussi bien Roulers que Zulte-Waregem continuent à démontrer qu'ils sont davantage que des faire-valoir. Les deux promus ont eu l'intelligence de ne pas bouleverser l'effectif qui avait conquis la montée. Bien leur en a pris : ce sont deux véritables révélations. S'imposer 4-2, lorsqu'on a été mené 0-2, mérite tous les éloges. Surtout lorsqu'on a en face de soi un gardien comme Bertrand Laquait et une défense carolo réputée pour sa solidité. Les Waeslandiens y sont parvenus, et c'est tout à leur honneur. C'était un but d'anthologie, une fusée de 30 m qui se loge dans la lucarne de Jan Moons. Ce goal a permis au Standard de venger son échec de mai dernier et surtout de conserver sa première place au classement. On dit souvent que l'année de la confirmation est la plus difficile. Cela semble se confirmer dans le cas des Zèbres. L'exclusion de Badou Kere a, certes, précipité leur chute, mais cela n'explique pas tout. Leur défaite à Lokeren aurait même pu prendre des proportions plus importantes sans quelques arrêts déterminants de Bertrand Laquait. A l'heure où le public commence à retrouver le chemin du stade du Pays de Charleroi, on est en droit d'attendre autre chose de l'équipe. Le Sporting n'est, bien sûr, pas encore entré dans la zone rouge, mais il serait temps de se ressaisir. Le départ de Silvio Proto semble être celui qui est le plus durement ressenti. Les Loups n'ont plus un gardien capable de leur gagner 10 ou 12 points par saison. En l'absence de Michaël Cordier, Fadel Brahami et Sergio Sanchez, ils ont été mangés à Roulers. Je n'ai pas peur de l'affirmer : les Diables Rouges ont sali l'écusson national. On peut avancer toutes les excuses : qu'ils étaient toujours sous le coup de l'élimination officialisée quatre jours plus tôt, qu'ils devaient disputer d'importants matches de championnat trois jours plus tard, que le petit stade de Vilnius n'était pas propice aux grands exploits. A mes yeux, cela ne compte pas : lorsqu'on enfile le maillot national, il faut s'en montrer digne et justifier le plantureux salaire qu'on touche chaque mois. Au lieu de sortir par la grande porte, les Diables Rouges sont sortis par le soupirail. RECUEILLI PAR D. DEVOS