j'ai aimé

Dans un match que, personnellement, j'ai trouvé fort pauvre, j'ai malgré tout relevé quelques points positifs. L'organisation défensive est l'un de ceux-là. Derrière, Anthony Vanden Borre s'est bien débrouillé, Daniel Van Buyten et Philippe Clement n'ont pas commis de grosses erreurs, et Olivier Deschacht, dépassé par Nenad Jestrovic tout au début, est immédiatement revenu et a tacklé pour montrer à son équipier anderlechtois de quel bois il se chauffait. Parmi les médians récupérateurs, Yves Vanderhaeghe a trouvé le rythme après les 20 minutes de chauffe dont il a habituellement besoin, et Roberto Bisconti a fait son...

Dans un match que, personnellement, j'ai trouvé fort pauvre, j'ai malgré tout relevé quelques points positifs. L'organisation défensive est l'un de ceux-là. Derrière, Anthony Vanden Borre s'est bien débrouillé, Daniel Van Buyten et Philippe Clement n'ont pas commis de grosses erreurs, et Olivier Deschacht, dépassé par Nenad Jestrovic tout au début, est immédiatement revenu et a tacklé pour montrer à son équipier anderlechtois de quel bois il se chauffait. Parmi les médians récupérateurs, Yves Vanderhaeghe a trouvé le rythme après les 20 minutes de chauffe dont il a habituellement besoin, et Roberto Bisconti a fait son boulot également. On a retrouvé des caractéristiques bien belges de solidité défensive et de bonne organisation. Mais couplées à des limites tout aussi belges au niveau de la créativité et de l'audace... Le gardien louviérois est assurément l'une des grosses satisfactions du match de samedi. Il a sorti plusieurs ballons chauds. On peut juste lui reprocher une mauvaise évaluation de la trajectoire du ballon, tout en fin de match. Une erreur de jeunesse. N'oublions pas qu'il vient à peine de fêter ses 22 ans. Mais, s'il poursuit dans cette voie, il pourra sans doute se profiler bientôt dans la lignée des grands gardiens belges qui ont fait la réputation de l'équipe nationale, comme Jean Nicolay, Jean-Marie Pfaff ou Michel Preud'homme. L'important, pour lui, sera désormais de choisir un bon club où il pourra continuer à progresser. Les Diables Rouges étaient visiblement animés par une envie de bien faire. Ils ont livré une prestation courageuse. Mais parfois, le courage seul ne suffit pas. Lorsque j'entends Aimé Anthuenis déclarer que les joueurs étaient trop bons pour les remplacer à la mi-temps, je me demande si j'ai bien assisté au même match. Dans l'absolu, un 0-0 à Belgrade n'est pas mauvais, mais oublie-t-on que les mauvais résultats du début de campagne obligeaient les Diables Rouges à prendre davantage de points ? Il faudra désormais réaliser un 12 sur 12 pour espérer accrocher les barrages. Je ne critique pas le choix des joueurs. A l'une ou l'autre exception près (Léonard pour Deschacht, Geraerts pour Bisconti), j'aurais fait pareil. Mais j'aurais plutôt opté pour un triangle offensif, avec Buffel en soutien de deux attaquants de pointe. Voilà huit ans qu'il joue en équipe nationale et toujours pas le moindre but. Cela commence à bien faire. Autant j'apprécie l'homme et le joueur, autant je me demande s'il ne serait pas temps de chercher d'autres solutions. Sportivement, René Vandereycken n'a pas démérité. D'autres critères ont été pris en considération. Et là, je me pose la question : lorsqu'on l'a engagé René Vandereycken, ne connaissait-on pas son caractère irascible ? C'était un clash prévisible. L'histoire d'amour entre l'entraîneur limbourgeois et le club liégeois ne s'est toujours pas concrétisée dans les faits. Galatasaray est un grand club et son contrat est sans doute à l'avenant. C'est un beau défi qu'Eric Gerets relève. Mais il s'aventure aussi sur un volcan qui peut entrer en éruption à tout moment. Propos recueillis par Daniel Devos