C'est au bout d'un mercredi printanier que l'été limbourgeois se met à vaciller. Sur la pelouse du Kehrweg, Alejandro Pozuelo est mis au tapis par son corps. Une blessure qui bouscule son plan de vol, car l'Espagnol se voyait déjà atterrir hors de Belgique en plein mercato. Ses rêves de retour au pays laissés au placard, la faute au prix exigé par Genk et rédhibitoire pour une bonne partie de la Liga, le " Cruyff de la Pro League " (dixit Yannick Ferrera) aurait sans doute pris la direction de la Bundesliga si...

C'est au bout d'un mercredi printanier que l'été limbourgeois se met à vaciller. Sur la pelouse du Kehrweg, Alejandro Pozuelo est mis au tapis par son corps. Une blessure qui bouscule son plan de vol, car l'Espagnol se voyait déjà atterrir hors de Belgique en plein mercato. Ses rêves de retour au pays laissés au placard, la faute au prix exigé par Genk et rédhibitoire pour une bonne partie de la Liga, le " Cruyff de la Pro League " (dixit Yannick Ferrera) aurait sans doute pris la direction de la Bundesliga si son passeport footballistique ne s'était pas égaré sur une civière, dans l'anonymat d'un match de play-offs 2. Le dossier de son maître à jouer espagnol devenant moins compliqué que prévu, Genk a pu consacrer ses mois d'été à éteindre les convoitises autour de ses perles. Le statut de Leandro Trossard a été revu à la hausse pour tempérer ses désirs d'Espagne, le père de Sander Berge s'est chargé de rappeler à son talentueux ado qu'il avait pris un engagement avec Genk et qu'il devait le respecter, tandis qu'une charge venue d'Italie pour Omar Colley dans les derniers instants du mercato a été contenue sans trop de peine. Le Limbourg a seulement perdu Timothy Castagne, remplacé par le prêt de Clinton Mata, et les discours modestes de façade qui évoquent un top 3 cachent mal le rêve d'un club qui s'imagine bien remplir sa salle des trophées au printemps prochain, avant d'en faire de même avec son compte en banque dans les mois qui suivent. Revenu de blessure pour redresser un navire qui prenait l'eau, Alejandro Pozuelo peine à survoler les rencontres comme il le faisait ces derniers mois. À cause d'un corps pas encore complètement revenu, ou plutôt d'un esprit déjà un peu parti ? Certains, autour du club, affirment que son goût de liberté sur le terrain se heurterait de plus en plus aux limites placées par le maniaque Albert Stuivenberg. D'autres que l'Espagnol aurait mal vécu le comportement de Genk cet été, considérant que le club demandait trop d'argent pour un joueur de son âge, plaçant ainsi son prix de vente à une hauteur trop déraisonnable pour attirer les candidats acquéreurs. Malgré tout, Pozo n'a pas tardé à se réinstaller dans le onze et à récupérer son costume de numéro 10, enlevé des épaules d'un Siebe Schrijvers qui assumait pourtant le rôle à la perfection lors des premières semaines d'une saison mouvementée. En plaçant d'abord son Belge sur un flanc, suite à la blessure de Trossard, Stuivenberg s'est privé d'une bonne dose d'efficacité, alors que Pozuelo n'a toujours pas retrouvé la sienne. par Guillaume Gautier