En 2006, Heiner Brune (69 ans), président de l'ASC Dortmund, un club amateur de D5, cherche un avant. Il visionne Hannes Wolf, alors joueur-entraîneur à Schwerte. " Il marquait beaucoup mais ce qui m'a impressionné, c'est son enthousiasme et la manière dont il avait organisé cette équipe amateur, alors qu'il n'avait que 25 ans. Son bagage était révolutionnaire, ses compétences sociales impressionnantes. Hannes transmet son énergie à ses équipes et tisse directement des liens de confiance. Sans négliger le plaisir, il met l'accent sur la discipline. Vous allez rapidement réaliser qu'il est droit, honnête, modeste mais aussi qu'il suit des objectifs précis. "

Hannes transmet son énergie à ses équipes. " Heiner Brune

George Moissidis suit le VfB Stuttgart pour Kicker depuis 1990. Dès son premier mandat d'importance, Wolf a conduit les Souabes au titre en deuxième Bundesliga et il a été élu entraîneur de l'année. " C'est un chouette type, d'abord agréable et très intelligent mais c'est aussi un battant qui ne renonce jamais et qui est extrêmement professionnel. Il s'entendait très bien avec le directeur technique, à tous points de vue. C'est primordial pour Hannes. J'espère qu'il trouvera un relais similaire à Genk. "

Il a fait éclore plusieurs joueurs à la Mercedes-Benz Arena. " Orel Mangala s'est révélé grâce à lui. Il possédait une bonne touche de balle et une excellente vista mais jouait à un rythme trop peu élevé. Il s'est épanoui grâce à la confiance de Wolf. Celui-ci est passionné, il veut savoir ce que ressentent ses joueurs et il a beaucoup appris au contact de Jürgen Klopp puis de Thomas Tuchel quand il entraînait les jeunes de Dortmund ", poursuit Moissidis.

" La clarté de son message m'a toujours frappé. Il n'énonce jamais de platitudes. Il est très exigeant sur le plan physique car le contre-pressing à la Klopp qu'il prône requiert un gros moteur. Il faut courir mais aussi aller au duel. Hannes a introduit une mentalité de vainqueur et un sentiment d'invincibilité au VfB. "

Rythme élevé et intensité

L'international allemand Andreas Beck (32 ans) a joué à Stuttgart sous les ordres de Wolf, d'août 2017 à janvier 2018. " Ses méthodes pragmatiques et son sens de l'innovation font de lui un entraîneur atypique ", affirme le défenseur. " Comme Klopp et Julian Nagelsmann, il développe un jeu intense, à un rythme élevé. Il place la barre très haut. Je devais être souple tactiquement et faire preuve d'une grande discipline.

Hannes a l'art de former et de soude une équipe. Il est exigeant mais toujours humain. Celui qui se livre à fond est toujours récompensé. Il a bon coeur, pour autant qu'on soit disposé à reculer ses limites et à respecter ses principes de jeu. En perte de balle, par exemple, il faut exercer une pression terrible. Genk va vivre des moments passionnants, je pense."

Beck sourit en se rappelant la dureté des séances. " On dort bien après ! Il y a peu de moments de répit, de sorte que la fréquence cardiaque ne diminue pas. Une séance comporte beaucoup de sprints, de courses, des exercices de contre et des parties à six contre trois ou cinq contre deux. "

Sebastian Wolff (43 ans) suit le HSV pour le même magazine que Moissidis. Son homonyme a succédé à Christian Titz le 23 octobre 2018. Il a conduit le club à la quatrième place en deuxième Bundesliga et en demi-finale de la coupe mais son contrat n'a pas été prolongé.

" Après la relégation, Titz a perdu pied. Wolf a ramené de la clarté dans le jeu. Malheureusement, le capitaine Aaron Hunt s'est gravement blessé au début du second tour et après quelques mauvais matches, on a eu l'impression que l'entraîneur s'énervait. Il a effectué beaucoup de changements, a perdu le contrôle. Il a changé, a critiqué la presse, a mis l'équipe au vert pendant trois jours, etc., sans que ça change quoi que ce soit. Évidemment, la pression était énorme puisque Hambourg voulait à tout prix remonter. "

Deux challenges difficiles

Wolff n'en reste pas moins positif. " Hannes a eu la malchance de tomber sur deux clubs très difficiles, des cimetières pour entraîneurs. Genk va donc constituer un bon test. J'espère qu'il accordera à Wolf l'occasion de montrer ses qualités car une chose est certaine : il est capable d'augmenter le rendement des jeunes joueurs de talent. "

Orel Mangala (21 ans, VfB Stuttgart) est heureux que Wolf reçoive une nouvelle chance. " Son arrivée est une bonne chose pour Genk comme pour le foot belge. Il prépare les jeunes et relance la dynamique de son groupe. Hannes Wolf nous a conquis par sa passion. Il était un peu comme un grand frère pour moi, un type qui vous met la main sur l'épaule et compte sur vous pour prendre vos responsabilités.

Il me considérait comme un pilier de l'axe. Il suffit de l'entendre pour ne plus avoir peur d'échouer et se livrer à fond. Il m'a aussi fait découvrir une autre dimension du football. Il attache beaucoup d'importance à la règle des huit secondes de Tuchel, à la transition. Il insiste constamment là-dessus, comme sur l'importance de se battre. Il faut apprendre à repousser son seuil de la douleur, avec lui. Il estime que c'est inhérent au sport de haut niveau."

Bio

Né le 15/04/1981

Ex-attaquant en séries inférieures, diplômé en sport de la Ruhr-Universität de Bochum.

Marié à l'ancienne joueuse de handball Julia Kunze, père deux filles (Emilia et Leni).

Carrière d'entraîneur :

01/05-06 SGE Ergste (Ger) (joueur-entraîneur)

06-09 ASC 09 Dortmund (Ger) (joueur-entraîneur)

09-10 Borussia Dortmund II (Ger) (adjoint)

10-02/11 Borussia Dortmund U19 (Ger)

02/11-11 Borussia Dortmund II (Ger)

11-15 Borussia Dortmund U17 (Ger)

15-09/16 Borussia Dortmund U19 (Ger)

09/16-01/18 VfB Stuttgart (Ger)

10/18-19 Hamburger SV (Ger)

11/19 KRC Genk

En 2006, Heiner Brune (69 ans), président de l'ASC Dortmund, un club amateur de D5, cherche un avant. Il visionne Hannes Wolf, alors joueur-entraîneur à Schwerte. " Il marquait beaucoup mais ce qui m'a impressionné, c'est son enthousiasme et la manière dont il avait organisé cette équipe amateur, alors qu'il n'avait que 25 ans. Son bagage était révolutionnaire, ses compétences sociales impressionnantes. Hannes transmet son énergie à ses équipes et tisse directement des liens de confiance. Sans négliger le plaisir, il met l'accent sur la discipline. Vous allez rapidement réaliser qu'il est droit, honnête, modeste mais aussi qu'il suit des objectifs précis. " George Moissidis suit le VfB Stuttgart pour Kicker depuis 1990. Dès son premier mandat d'importance, Wolf a conduit les Souabes au titre en deuxième Bundesliga et il a été élu entraîneur de l'année. " C'est un chouette type, d'abord agréable et très intelligent mais c'est aussi un battant qui ne renonce jamais et qui est extrêmement professionnel. Il s'entendait très bien avec le directeur technique, à tous points de vue. C'est primordial pour Hannes. J'espère qu'il trouvera un relais similaire à Genk. " Il a fait éclore plusieurs joueurs à la Mercedes-Benz Arena. " Orel Mangala s'est révélé grâce à lui. Il possédait une bonne touche de balle et une excellente vista mais jouait à un rythme trop peu élevé. Il s'est épanoui grâce à la confiance de Wolf. Celui-ci est passionné, il veut savoir ce que ressentent ses joueurs et il a beaucoup appris au contact de Jürgen Klopp puis de Thomas Tuchel quand il entraînait les jeunes de Dortmund ", poursuit Moissidis. " La clarté de son message m'a toujours frappé. Il n'énonce jamais de platitudes. Il est très exigeant sur le plan physique car le contre-pressing à la Klopp qu'il prône requiert un gros moteur. Il faut courir mais aussi aller au duel. Hannes a introduit une mentalité de vainqueur et un sentiment d'invincibilité au VfB. " L'international allemand Andreas Beck (32 ans) a joué à Stuttgart sous les ordres de Wolf, d'août 2017 à janvier 2018. " Ses méthodes pragmatiques et son sens de l'innovation font de lui un entraîneur atypique ", affirme le défenseur. " Comme Klopp et Julian Nagelsmann, il développe un jeu intense, à un rythme élevé. Il place la barre très haut. Je devais être souple tactiquement et faire preuve d'une grande discipline. Hannes a l'art de former et de soude une équipe. Il est exigeant mais toujours humain. Celui qui se livre à fond est toujours récompensé. Il a bon coeur, pour autant qu'on soit disposé à reculer ses limites et à respecter ses principes de jeu. En perte de balle, par exemple, il faut exercer une pression terrible. Genk va vivre des moments passionnants, je pense." Beck sourit en se rappelant la dureté des séances. " On dort bien après ! Il y a peu de moments de répit, de sorte que la fréquence cardiaque ne diminue pas. Une séance comporte beaucoup de sprints, de courses, des exercices de contre et des parties à six contre trois ou cinq contre deux. " Sebastian Wolff (43 ans) suit le HSV pour le même magazine que Moissidis. Son homonyme a succédé à Christian Titz le 23 octobre 2018. Il a conduit le club à la quatrième place en deuxième Bundesliga et en demi-finale de la coupe mais son contrat n'a pas été prolongé. " Après la relégation, Titz a perdu pied. Wolf a ramené de la clarté dans le jeu. Malheureusement, le capitaine Aaron Hunt s'est gravement blessé au début du second tour et après quelques mauvais matches, on a eu l'impression que l'entraîneur s'énervait. Il a effectué beaucoup de changements, a perdu le contrôle. Il a changé, a critiqué la presse, a mis l'équipe au vert pendant trois jours, etc., sans que ça change quoi que ce soit. Évidemment, la pression était énorme puisque Hambourg voulait à tout prix remonter. " Wolff n'en reste pas moins positif. " Hannes a eu la malchance de tomber sur deux clubs très difficiles, des cimetières pour entraîneurs. Genk va donc constituer un bon test. J'espère qu'il accordera à Wolf l'occasion de montrer ses qualités car une chose est certaine : il est capable d'augmenter le rendement des jeunes joueurs de talent. " Orel Mangala (21 ans, VfB Stuttgart) est heureux que Wolf reçoive une nouvelle chance. " Son arrivée est une bonne chose pour Genk comme pour le foot belge. Il prépare les jeunes et relance la dynamique de son groupe. Hannes Wolf nous a conquis par sa passion. Il était un peu comme un grand frère pour moi, un type qui vous met la main sur l'épaule et compte sur vous pour prendre vos responsabilités. Il me considérait comme un pilier de l'axe. Il suffit de l'entendre pour ne plus avoir peur d'échouer et se livrer à fond. Il m'a aussi fait découvrir une autre dimension du football. Il attache beaucoup d'importance à la règle des huit secondes de Tuchel, à la transition. Il insiste constamment là-dessus, comme sur l'importance de se battre. Il faut apprendre à repousser son seuil de la douleur, avec lui. Il estime que c'est inhérent au sport de haut niveau."