Mû par un brillant entrejeu, le KRC Genk avait fait forte impression la saison passée mais, depuis, le moteur des Limbourgeois est en panne. Ruslan Malinovsky et Alejandro Pozuelo se traînent à travers le championnat et les blessures de Bryan Heynen et Sander Berge n'ont rien arrangé. La position de l'entraîneur vacillait déjà avant les matches contre Anderlecht et le Club Bruges mais Genk avait balayé les doutes en remportant deux belles victoires face à des adversaires qui faisaient le jeu et contre lesquels il n'était pas favori.
...

Mû par un brillant entrejeu, le KRC Genk avait fait forte impression la saison passée mais, depuis, le moteur des Limbourgeois est en panne. Ruslan Malinovsky et Alejandro Pozuelo se traînent à travers le championnat et les blessures de Bryan Heynen et Sander Berge n'ont rien arrangé. La position de l'entraîneur vacillait déjà avant les matches contre Anderlecht et le Club Bruges mais Genk avait balayé les doutes en remportant deux belles victoires face à des adversaires qui faisaient le jeu et contre lesquels il n'était pas favori. Le président Peter Croonen ne trouve pas que son club a maintenu trop longtemps sa confiance à Albert Stuivenberg. " Il y a deux semaines, nous avons joué pour la quatrième place contre le Standard. Si nous avions gagné, nous occuperions la place qu'il faut. Mais aujourd'hui, nous ne pensons plus qu'Albert était en mesure d'inverser le cours des choses. Il faut parfois forcer sa chance et ça ne marchait plus. Nous avons voulu octroyer un certain temps à Albert mais maintenant, il est temps de prendre des points pour nous qualifier pour les PO1. " Genk a bien joué par moments mais ses fondations n'étaient pas assez solides. " À domicile, nous n'avons pas apporté ce qu'il fallait. Nous avons monopolisé le ballon mais sans créer de danger. C'est un constat : nous nous forgeons fort peu d'occasions franches. Nous voulions éviter cette situation ", déclare le CEO Patrick Janssens. " Nous restons convaincus qu'Albert possède beaucoup d'aptitudes mais il était cuit. La semaine passée, le club a été envahi par une certaine léthargie. La passion s'en est allée. Il y avait trop peu d'animation. Ce phénomène est toujours lié à l'interaction entre les joueurs et les entraîneurs. " Croonen ne pense pas avoir placé la barre trop haut en visant la troisième place avant la saison, malgré la présence massive de jeunes. " L'ambition est quelque chose de positif et peut s'accompagner de pression. Nous avions le sentiment que notre noyau recelait assez de qualités mais il y a une différence entre avoir du potentiel et le réaliser. Nous avons un groupe talentueux sur le plan individuel, avec des joueurs qui ont une marge de progression. Ils doivent la mener à bien, pour eux-mêmes comme pour le club. " Le président n'a pas détecté de mauvaise volonté dans le chef des joueurs. " J'ai plutôt vu des garçons qui font de leur mieux. " Genk n'a pas en tête un successeur direct à Stuivenberg. " Ce n'est pas comme si nous nous en occupions depuis des semaines ", précise Patrick Janssens. Il insiste : Genk ne panique pas. " Si ça avait été le cas, nous serions intervenus beaucoup plus tôt. " On attend un nouvel entraîneur après le match à Charleroi. " Il doit idéalement avoir le profil que nous apprécions, comme Albert, mais il faut être réaliste et voir qui est disponible à court terme ", explique Croonen. " Il devra être en mesure de secouer les joueurs et de les rallier à sa cause. "