Vendredi passé, Anderlecht et le Standard se sont quittés sur un nul.

Georges Heylens: Match nul, les deux clubs ont été... nuls. Moi, je n'ai jamais vu un Anderlecht-Standard aussi désastreux sur le plan technique, tactique et offensif. Il faut quand même se pincer pour le croire. C'est le monde à l'envers et les deux coaches ont tenté de faire gober n'importe quoi aux gens à l'heure des commentaires. Il ne faut pas pousser bobonne dans les orties: si c'est mauvais, c'est mauvais et il faut le dire au lieu de tartiner sur l'engagement physique. Aimé Anthuenis se paye la tête de qui en étant content de ses joueurs? Un coach doit bien sûr penser au prestige de son club mais pas au point de ne plus être crédible dans ses propos. Autrement dit, Anderlecht et le Standard en arrivent à se contenter de peu, de ...

Georges Heylens: Match nul, les deux clubs ont été... nuls. Moi, je n'ai jamais vu un Anderlecht-Standard aussi désastreux sur le plan technique, tactique et offensif. Il faut quand même se pincer pour le croire. C'est le monde à l'envers et les deux coaches ont tenté de faire gober n'importe quoi aux gens à l'heure des commentaires. Il ne faut pas pousser bobonne dans les orties: si c'est mauvais, c'est mauvais et il faut le dire au lieu de tartiner sur l'engagement physique. Aimé Anthuenis se paye la tête de qui en étant content de ses joueurs? Un coach doit bien sûr penser au prestige de son club mais pas au point de ne plus être crédible dans ses propos. Autrement dit, Anderlecht et le Standard en arrivent à se contenter de peu, de presque rien. C'est le jour et la nuit par rapport à Genk et je maintiens que le noyau de ce club n'est pas plus talentueux globalement que le groupe mauve ou rouche. Alors c'est que le problème se pose ailleurs, au niveau de la conception de base du jeu. Au Standard, on lit aussi les états d'âme des joueurs dans la presse et l'entretien qu'Ali Lukunku a accordé à Sport-Foot Magazine visait probablement à débloquer des mécanismes relationnels grippés. Si ça ne se fait pas en cuisine interne, il y a un problème. Apparemment, oui. Bruges sait encore sprinter, je n'en doute pas, mais Genk, c'est Mario Cippolini. Plus qu'au sport cycliste, Genk me fait penser à la boxe. Genk, c'est Cassius Clay car aucune équipe ne dispose d'une telle force de frappe. A deux, Wesley Sonck et Moumouni Dagano tournent autour de leurs adversaires et ils peuvent marquer à chaque instant. A 3-0, il ont relevé la garde: une erreur de jeunesse contre Charleroi. Voilà pourquoi Genk s'est payé cinq minutes de frayeur contre les Carolos. Les Limbourgeois ont mis le turbo mais la prochaine journée sera délicate pour tout le monde. Genk se rend au Standard qui n'a plus que ce genre de matches afin de consoler leurs supporters. Bruges bat de l'aile: un point sur six, septième défaite de la saison, quatrième revers à domicile. Quand on vise le titre, c'est du gaspillage. Bruges devra se reprendre à tout prix à Lommel. Je devine des Brugeois marqués au moral. Leur défaite face à Gand requinque les espoirs anderlechtois. Le Sporting revient à quatre points de Bruges et doit encore plus regretter de ne pas avoir mieux emballé son match contre le Standard. Maintenant, il s'agira pour Anderlecht de ne pas rater son déplaement au RWDM. On m'a dit qu'il y avait eu des coupures de téléphone à Molenbeek. Je trouverais dommage que ce club qui s'est brillamment redressé, et sauvé, souffre sous le poids d'une admnistration hésitante. J'espère que le RWDM trouvera les solutions à ses problèmes.Vanderhaeghe sait qu'il doit se reprendre, De Boeck et Van Meir aussi même si Eric prend finalement la place de Doll blessé. L'exemple à suivre, c'est Mpenza. Pas un Mpenza, les deux. Mbo est revenu à l'aise à Mouscron. Emile n'en est pas encore là mais il fait la même chose à Schalke 04 où Assauer douta de lui. Emile a répondu sur le terrain. Les Mpenza ont franchi un cap et compris qu'on doit se remettre en question tous les jours. Je regrette la blessure d'Olivier Doll. Il méritait sa sélection. On le critique parfois mais c'est un travailleur. J'espère qu'il aura d'autres chances. Il me rappelle la belle époque de Seraing: le temps passe vite.Pas mal: plus de confort, plus léger grâce au mariage coton-synthétique, meilleure évacuation de la transpiration. C'est la bataille entre les géants, Adidas, Puma, Nike, etc. Un petit, Kappa, les a surpris avec ses maillots collés au corps, comme en cyclisme: pour moi, c'est ce qui a été le plus révolutionnaire ces derniers temps. (P.Bilic) Dia 1