En battant le Dynamo Kiev lors de la cinquième journée d'Europa League, le Racing Genk a atteint un de ses objectifs : passer l'hiver en Coupe d'Europe. Le président Herbert Houben pensait y parvenir en terminant deuxième du groupe G, Kiev paraissant avoir une pointure de plus, mais l'équipe de Mario Been a pris la mesure des Ukrainiens à Kiev (0-1) comme à domicile (3-1). Genk n'a perdu aucun de ses trois autres matches. À une journée du terme de la phase par poules, les Limbourgeois comptent onze points, soit quatre de plus que Kiev, cinq de plus que le Rapid Vienne et huit unités d'avance sur Thoune. Genk passe ainsi son d...

En battant le Dynamo Kiev lors de la cinquième journée d'Europa League, le Racing Genk a atteint un de ses objectifs : passer l'hiver en Coupe d'Europe. Le président Herbert Houben pensait y parvenir en terminant deuxième du groupe G, Kiev paraissant avoir une pointure de plus, mais l'équipe de Mario Been a pris la mesure des Ukrainiens à Kiev (0-1) comme à domicile (3-1). Genk n'a perdu aucun de ses trois autres matches. À une journée du terme de la phase par poules, les Limbourgeois comptent onze points, soit quatre de plus que Kiev, cinq de plus que le Rapid Vienne et huit unités d'avance sur Thoune. Genk passe ainsi son deuxième hiver d'affilée au chaud, parmi les 36 meilleures équipes. L'autre objectif formulé par Houben paraît un peu plus difficile à réaliser. Le président voulait rester dans le top trois du championnat toute la saison. Or, des défaites lors des journées trois et quatre, face au Standard (0-2) puis à Lokeren (3-1) ont éjecté les Limbourgeois du podium et même, un moment donné, du top six. Par la suite, Genk est resté invaincu dix matches de suite mais il a dû patienter jusqu'à la fin octobre pour retrouver un classement conforme aux désirs présidentiels. Et encore cela n'a pas duré longtemps : suite à sa défaite 0-1 contre Anderlecht lors de la quinzième journée et à sa pitoyable prestation à Ostende le week-end suivant, le Racing est retombé à la quatrième place. Il n'est plus éloigné de son objectif que d'un point, grâce à sa victoire contre Louvain mais le moins que l'on puisse dire est qu'il joue les yoyos. Une autre résolution vacillait mais redevient réalisable grâce à la victoire de dimanche : gaspiller moins de points contre les petits poucets du championnat. Le blâme 4-0 essuyé à la côte a porté cette perte à sept points, après les nuls 1-1 à Charleroi et 0-0 à Beveren mais Genk reste à même de faire mieux que la saison passée : il avait alors perdu vingt points en championnat régulier, contre des formations qui ne se sont pas qualifiées pour les PO1. Jusqu'à présent, Genk a réalisé la majeure partie de son parcours sans son maître-achat, l'attaquant Pelé Mboyo. Le 19 septembre, à Kiev, celui-ci s'est blessé aux ischio-jambiers, une atteinte qui n'a pas été jugée sérieuse au début. Pourtant, il est sur la touche depuis onze semaines. Le week-end dernier, nous avons interrogé le club sur les motifs de cette longue absence mais l'attaché de presse, Jordy Hex, a déclaré que le club ne répondrait à aucune question sur ce sujet. Ce qui est clair, c'est que Mboyo n'est plus seul à l'infirmerie, depuis la semaine dernière. Steven Joseph-Monrose est indisponible depuis à peu près autant de temps. Le week-end dernier, le gardien Laszlo Köteles et le médian Fabien Camus, blessés contre Kiev, ont également fait défaut. Dimanche, l'extérieur Thomas Buffel a déclaré forfait in extremis. Par-dessus le marché, contre Louvain, l'avant Benjamin De Ceulaer s'est blessé à son tour. Been, qui a préféré ne pas modifier son équipe durant les premiers mois du championnat, misant sur l'expérience et les automatismes, va devoir faire appel, contraint et forcé, à d'autres éléments. PAR KRISTOF DE RYCK