Servais Knaven, quadruple champion néerlandais sur piste, est le capitaine de Quick-Step. Professionnel depuis treize ans, il effectue la liaison entre Tom Boonen, la voiture suiveuse et le reste de l'équipe.
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Servais Knaven, quadruple champion néerlandais sur piste, est le capitaine de Quick-Step. Professionnel depuis treize ans, il effectue la liaison entre Tom Boonen, la voiture suiveuse et le reste de l'équipe. Servais Knaven : Oui car je ne m'y attendais pas. L'arrivée sur le vélodrome est impressionnante. Mon palmarès n'est pas très étoffé mais il comporte une grande classique. En fait, je travaille surtout pour l'équipe, même si je peux jouer ma carte quand j'en ai l'occasion. N'étant pas leader, je suis moins sous pression. Le cyclisme est un sport individuel mais on ne gagne qu'en équipe. C'est ce qui me plaît le plus dans mon sport. Une victoire de Tom Boonen me comble. D'ailleurs, quand il a été sacré champion du monde, j'ai sauté de joie, les larmes aux yeux, devant ma télévision. Non. J'aime me rendre utile. Je me sens mieux en roulant cent kilomètres en tête qu'en travaillant dix ou quinze bornes. Il y a toujours eu des coureurs plus brillants que moi, en plus. Rouler pour Mapei était déjà un honneur. Ma nomination au poste de capitaine m'a d'ailleurs rendu nerveux, au début. C'est éloquent, non ? Cette tâche me plaît. Je ne détermine pas la tactique : je suis un simple relais et je permets à Tom d'économiser son énergie. J'adore travailler avec lui car il est chouette et il est aussi un fin tacticien. Il nous est reconnaissant du travail que nous effectuons pour lui. Il est toujours avide de gagner mais il n'hésite pas non plus à se mettre au service des autres. Nous formons un groupe de copains. Mon atout est de pouvoir rouler longtemps en tête et donc d'être en mesure d'aider tout le monde. Peter Van Petegem a également cet esprit de groupe. TVM se serait jeté au feu pour lui. Comme Johan Museeuw, il sait préparer une course déterminée. Vandenbroucke, lui, est très égoïste. Tout doit tourner autour de sa personne. Van Petegem et Museeuw sont renfermés, pas Tom. Il s'exprime avec naturel. Une fois, nous étions invités à la TV néerlandaise. Il a raconté son histoire dans son dialecte, comme s'il était chez lui. C'est un homme du peuple. Il faut sortir du car avant lui (il rit). Il est submergé, surtout dans les classiques flamandes. Il a appris à ne signer la liste de départ qu'en dernière minute, sinon les supporters l'encerclent. L. GEUENS