Lorsque, après sa décevante dixième place à Kuurne-Bruxelles-Kuurne, un reporter lui a demandé s'il était condamné au succès à Gand-Wevelgem, André Greipel a grimacé : " Je ne pense qu'à une chose : l'avion qui va me ramener à la maison ", a-t-il murmuré après un instant de silence. Il pensait en fait : " Avant, nous nous retrouverons à Sanremo. "

L'Allemand a un compte à régler avec la Primavera, qui a lieu samedi prochain. Le coureur de 29 ans a un problème avec Milan-Sanremo et le Tour de France : longtemps, il n'a pu y participer, HTC-Columbia n'ayant pas de place à offrir à un autre sprinter que Mark Cavendish, même pas il y a deux ans, quand le Manx Express avait dérapé en hiver alors que Greipel était en pleine forme. Il n'avait même pas eu le c£ur de suivre la course à la télévision. De frustration, il avait préféré emmener sa famille au zoo. Cavendish avait terminé 89e, à six minutes du vainqueur, Oscar Freire. Pourtant, le Britannique avait affirmé : " Il n'y a pas la moindre chance que Greipel s'adjuge un jour ce monument du cyclisme. "

Un an plus tard, soit la saison dernière, les deux coqs n'étaient plus coéquipiers. Greipel a donc pu prendre le départ de la classique, pour la première fois. Il s'est placé au service de Philippe Gilbert entre la Cipressa et le Poggio, terminant 33e. Sa conclusion ? " Après ce que j'ai vu aujourd'hui, je pense être capable de m'adjuger cette course. "

Depuis l'été dernier, Greipel a une étape du Tour à son palmarès. Une victoire dans une grande classique lui permettrait d'évacuer ses frustrations. Si Cavendish est le plus rapide du lot, le coureur de l'équipe Lotto-Belisol est sans conteste le plus fort. Le Gorille, comme on le surnomme à cause de sa puissance, a atteint le pic incroyable de 1.940 watts dans un sprint au Tour Down Under, au début de cette année.

" Je suis un rien mieux que l'an dernier. En 2011, la supériorité de Gilbert n'a laissé de place à personne d'autre au sein de l'équipe ", a déclaré l'Allemand, qui ne doit plus gaspiller d'énergie à assurer son leadership. L'hiver, Greipel a reçu un soutien de poids, Greg Henderson, qu'il a connu à HTC et qui a été très méritant à Paris-Nice. Grâce à lui, Greipel peut espérer être mieux armé pour lutter contre le camp Cavendish. " L'année dernière, c'était impossible avec notre train. Greg était le lien manquant. "

Malgré le départ de Gilbert pour BMC, le manager Marc Sergeant s'est montré assez optimiste. Il estimait son équipe en mesure de s'adjuger une des cinq grandes classiques printanières. " Milan-Sanremo constitue notre principale chance. " Il ignorait alors qu'il ne pourrait compter sur son leader, Jürgen Roelandts, au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix. Samedi, c'est donc le moment ou jamais pour Lotto-Belisol.

BENEDICT VANCLOOSTER

Lorsque, après sa décevante dixième place à Kuurne-Bruxelles-Kuurne, un reporter lui a demandé s'il était condamné au succès à Gand-Wevelgem, André Greipel a grimacé : " Je ne pense qu'à une chose : l'avion qui va me ramener à la maison ", a-t-il murmuré après un instant de silence. Il pensait en fait : " Avant, nous nous retrouverons à Sanremo. " L'Allemand a un compte à régler avec la Primavera, qui a lieu samedi prochain. Le coureur de 29 ans a un problème avec Milan-Sanremo et le Tour de France : longtemps, il n'a pu y participer, HTC-Columbia n'ayant pas de place à offrir à un autre sprinter que Mark Cavendish, même pas il y a deux ans, quand le Manx Express avait dérapé en hiver alors que Greipel était en pleine forme. Il n'avait même pas eu le c£ur de suivre la course à la télévision. De frustration, il avait préféré emmener sa famille au zoo. Cavendish avait terminé 89e, à six minutes du vainqueur, Oscar Freire. Pourtant, le Britannique avait affirmé : " Il n'y a pas la moindre chance que Greipel s'adjuge un jour ce monument du cyclisme. " Un an plus tard, soit la saison dernière, les deux coqs n'étaient plus coéquipiers. Greipel a donc pu prendre le départ de la classique, pour la première fois. Il s'est placé au service de Philippe Gilbert entre la Cipressa et le Poggio, terminant 33e. Sa conclusion ? " Après ce que j'ai vu aujourd'hui, je pense être capable de m'adjuger cette course. " Depuis l'été dernier, Greipel a une étape du Tour à son palmarès. Une victoire dans une grande classique lui permettrait d'évacuer ses frustrations. Si Cavendish est le plus rapide du lot, le coureur de l'équipe Lotto-Belisol est sans conteste le plus fort. Le Gorille, comme on le surnomme à cause de sa puissance, a atteint le pic incroyable de 1.940 watts dans un sprint au Tour Down Under, au début de cette année. " Je suis un rien mieux que l'an dernier. En 2011, la supériorité de Gilbert n'a laissé de place à personne d'autre au sein de l'équipe ", a déclaré l'Allemand, qui ne doit plus gaspiller d'énergie à assurer son leadership. L'hiver, Greipel a reçu un soutien de poids, Greg Henderson, qu'il a connu à HTC et qui a été très méritant à Paris-Nice. Grâce à lui, Greipel peut espérer être mieux armé pour lutter contre le camp Cavendish. " L'année dernière, c'était impossible avec notre train. Greg était le lien manquant. " Malgré le départ de Gilbert pour BMC, le manager Marc Sergeant s'est montré assez optimiste. Il estimait son équipe en mesure de s'adjuger une des cinq grandes classiques printanières. " Milan-Sanremo constitue notre principale chance. " Il ignorait alors qu'il ne pourrait compter sur son leader, Jürgen Roelandts, au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix. Samedi, c'est donc le moment ou jamais pour Lotto-Belisol. BENEDICT VANCLOOSTER