Jean-Claude Verbist, l'ancien manager louviérois, passé à Mons, est un partisan de Daniel Leclercq mais sa situation actuelle ne l'étonne pas vraiment. "Financièrement, il n'a pas besoin d'entraîner un club. Il est suffisamment riche, il a Canal, il donne des conférences et aussi des cours à la Fédération française. D'ailleurs, il n'est pas cher. Mais il est exigeant. Il s'est fait entuber par La Louvière et ne veut plus revivre ça. Il place les qualités professionnelles et les relations humaines au-dessus de tout. Il veut u...

Jean-Claude Verbist, l'ancien manager louviérois, passé à Mons, est un partisan de Daniel Leclercq mais sa situation actuelle ne l'étonne pas vraiment. "Financièrement, il n'a pas besoin d'entraîner un club. Il est suffisamment riche, il a Canal, il donne des conférences et aussi des cours à la Fédération française. D'ailleurs, il n'est pas cher. Mais il est exigeant. Il s'est fait entuber par La Louvière et ne veut plus revivre ça. Il place les qualités professionnelles et les relations humaines au-dessus de tout. Il veut un club familial. S'il n'obtient pas cette garantie, il ne se pressera pas. Je sais qu'il aimerait revenir en Wallonie. Il tenait la corde à Mons mais ses déclarations sur la corruption du football belge lui ont nui. Quand il a appris que trois personnes s'occupaient de tout à La Louvière, il a été ravi. Il ne veut pas avoir affaire à 50 personnes. D'ailleurs, dans son contrat, il a fait stipuler l'identité de ses interlocuteurs. Il est difficile car il est très exigeant. Quand il pique une colère, ça fait mal. Il est trop professionnel pour beaucoup de clubs belges. Quand il apercevait une canette oubliée par un supporter aux abords du terrain, il se fâchait. Il fallait nettoyer ça. D'ailleurs, il a exigé qu'on fasse des plantations pour égayer les abords du terrain. Son raisonnement était simple: les joueurs devaient avoir une jolie vue, car le football est gai. Et il n'aime pas les obligations extrasportives. Une fois, j'ai dû le traîner à une réception dans un garage".Filippo Gaone, le président de la RAAL, est d'abord stupéfait en apprenant que Leclercq n'a toujours pas trouvé de club: "C'est bizarre. Il avait tellement d'offres au soleil. C'est un grand Monsieur et un grand entraîneur. Chez nous, ça a foiré pour de multiples raisons mais c'est un gentleman. Il respecte sa parole, ce qui est rare dans le milieu du football. Il n'aurait peut-être pas dû répercuter certains bruits de vestiaire. éa ne lui a fait aucun bien. Mais Leclercq est un grand professionnel. Chez nous, c'était limite, qu'il s'agisse des infrastructures ou du niveau sportif. Il a sans doute été déçu". Est-il, comme le prétend l'agent Maillol, trop imposant aux yeux des présidents? Gaone: "Il dit ce qu'il pense et il a raison: c'est ainsi qu'on avance. Cela peut faire reculer certaines personnes mais il ne me fait pas peur. Il sait ce qu'il veut et impose ce qu'il croit juste. Cela s'est bien passé à La Louvière, au moins la première saison. Je garde d'ailleurs un souvenir fantastique de ses premiers mois. En écoutant ses arguments, clairs et nets, j'aurais presque eu envie de me changer et de me mêler aux joueurs. C'est un gagneur. S'il peut entraîner en Belgique? Il est d'un tel niveau... Je pensais que Charleroi l'embaucherait mais il a trouvé son enfant prodige. Je ne vois pas quel club lui conviendrait".