Six mois après avoir quitté le FC Brussels pour Gençlerbirligi, un club d'Ankara qu'entraîna jadis notre consultant GeorgesHeylens, MickaëlNiçoise (22 ans) est déjà de retour : " Tout s'est bien passé pendant quatre mois . Les deux derniers mois, en revanche, furent beaucoup plus difficiles. J'avais commencé la saison comme attaquant, ma place de prédilection. Le stage aux Pays-Bas s'était très bien déroulé, les premiers matches de championnat répondaient à l'attente, les supporters locaux m'avaient à la bonne et j'entretenais une bonne relation avec le président Ilhan Cavcav. Puis, à la mi-novembre, j'ai loupé une occasion immanquable dans un match important, alors que le marquoir indiquait toujours 0-0. J'avais dribblé le gardien, puis un défenseur qui était revenu, mais j'ai tiré sur le poteau. Sur la contre-attaque, l'équipe adverse a marqué et on a perdu 0-1. On ne me l'a jamais pardonné. Le coach m'a directement retiré du jeu et j'ai eu une geste de mauvaise humeur en rentrant au vestiaire. Pendant deux semaines, je n'ai plus été repris. Lorsque je suis revenu, c'était comme n°6 afin de pallier la blessure du titulaire de ce poste. J'ai éprouvé des difficultés à trouver mes marques et le coach estimait que ce n'était pas normal. Il pensait sans doute que je faisais exprès de mal jouer. J'ai exprimé mon mécontentement et je n'ai plus caché mon envie de partir. Là, cela s'est gâté. On m'a fait comprendre, par tous les moyens possibles et imaginables, qu'on m'avait assez vu ".
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Six mois après avoir quitté le FC Brussels pour Gençlerbirligi, un club d'Ankara qu'entraîna jadis notre consultant GeorgesHeylens, MickaëlNiçoise (22 ans) est déjà de retour : " Tout s'est bien passé pendant quatre mois . Les deux derniers mois, en revanche, furent beaucoup plus difficiles. J'avais commencé la saison comme attaquant, ma place de prédilection. Le stage aux Pays-Bas s'était très bien déroulé, les premiers matches de championnat répondaient à l'attente, les supporters locaux m'avaient à la bonne et j'entretenais une bonne relation avec le président Ilhan Cavcav. Puis, à la mi-novembre, j'ai loupé une occasion immanquable dans un match important, alors que le marquoir indiquait toujours 0-0. J'avais dribblé le gardien, puis un défenseur qui était revenu, mais j'ai tiré sur le poteau. Sur la contre-attaque, l'équipe adverse a marqué et on a perdu 0-1. On ne me l'a jamais pardonné. Le coach m'a directement retiré du jeu et j'ai eu une geste de mauvaise humeur en rentrant au vestiaire. Pendant deux semaines, je n'ai plus été repris. Lorsque je suis revenu, c'était comme n°6 afin de pallier la blessure du titulaire de ce poste. J'ai éprouvé des difficultés à trouver mes marques et le coach estimait que ce n'était pas normal. Il pensait sans doute que je faisais exprès de mal jouer. J'ai exprimé mon mécontentement et je n'ai plus caché mon envie de partir. Là, cela s'est gâté. On m'a fait comprendre, par tous les moyens possibles et imaginables, qu'on m'avait assez vu ". L'ancien attaquant du FC Brussels s'était pourtant retrouvé en Turquie un peu à contre-c£ur : " Des émissaires de Gençler s'étaient déplacés à Bruxelles pour voir IgorDeCamargo en action, mais étaient tombés sous le charme de ma prestation. Ils ont fait une proposition au FC Brussels, que le club s'est empressé d'accepter. Je n'étais pas très chaud, mais les dirigeants bruxellois n'avaient probablement pas envie de passer à côté d'une belle somme d'argent. Ils m'ont un peu... obligé d'accepter le transfert. Financièrement, le contrat était assez alléchant. Et lorsque j'ai découvert les installations à Ankara, j'étais conquis. Mais pour mon épouse, qui était enceinte, ce n'était pas l'idéal. Ma fille est née à Ankara, je ne garderai donc pas uniquement des mauvais souvenirs de la Turquie, mais je trouvais malgré tout préférable de rentrer en France ou en Belgique ". Alors qu'il avait signé un contrat de quatre ans. " Un accord a heureusement pu être trouvé entre Gençler et Mouscron. Ce qui m'a séduit ? D'abord, le discours de GilVandenbrouck, que j'avais rencontré à l'époque où il était encore l'entraîneur L'arrivée prochaine de MathieuAssou- Ekotto était aussi de nature à me séduire. J'avais appris à le connaître via son frère cadet Benoît (ex-Lens, aujourd'hui à Tottenham) que j'affrontais régulièrement en catégories d'âge, lorsque mon équipe d'Amiens affrontait son homologue lensoise. Je me souvenais aussi des deux confrontations entre Mouscron avec le FC Brussels, la saison dernière. J'avais gardé le souvenir d'une équipe qui jouait au ballon : l'Excel était l'une des rares équipes belges, en dehors des équipes du top, qui s'évertuait à construire ". " Dans mon esprit, un retour au FC Brussels n'était pas envisageable. J'aurais éventuellement accepté de retravailler sous la direction d' Albert Cartier et de Patrick Wachel, deux hommes que j'ai appris à apprécier, mais la manière dont on m'a jeté à la porte du club m'a vexé. Je ne vise pas spécialement le président Johan Vermeersch. C'est un homme qui aime ses joueurs et son club, et qui connaît le football. Ce sont surtout les gens en dessous de lui qui m'ont vexé ". A 22 ans, Niçoise a déjà vécu pas mal de mésaventures : " Visiblement, la chance et moi, cela fait deux. Mes expériences se sont souvent terminées en queue de poisson. On prétend que ce genre d'expériences forge le caractère et aide à mûrir plus rapidement. Ma malchance fut perceptible dès le départ. Lorsque j'ai signé mon contrat pro à Amiens, l'entraîneur était DenisTroch. Quelques semaines plus tard, il a démissionné et je n'ai quasiment plus joué. Je me suis retrouvé au chômage... où j'ai d'ailleurs côtoyé un certain AdnanCustovic. Certains prétendent que le football est une grande famille. Moi, j'affirmerais plutôt que le football est un gros business. Et on ne se fait pas de cadeaux. Mouscron m'a sorti d'une belle galère et je lui en suis reconnaissant. Pour l'instant, je me sens bien. J'ai signé pour deux ans et demi. Je n'ai pas ressenti le besoin d'insérer une clause libératoire, en cas de descente ou de refus de licence. J'ai confiance ". A Mouscron, Niçoise a déjà joué flanc gauche (contre Beveren) ou attaquant (à Anderlecht) : " Je préfère le poste d'attaquant, mais dans un système en 4-4-2, lorsque je peux tourner autour d'un pivot. A Anderlecht, j'étais fort isolé, mais je n'ai pas géré mon match intelligemment. Je me suis lancé dans des courses échevelées, alors que je n'avais aucune chance de prendre le meilleur sur mon adversaire direct. Au bout d'une heure, j'étais cuit. Là encore, j'apprends. J'ose espérer qu'on verra bientôt le vrai Niçoise. Pour l'instant, je ne suis encore qu'à 70 % de ma forme optimale ". Il y a un monde de différence entre Belo Horizonte, au Brésil, et Mons. La capitale de l'état du Minas Gerais, au Brésil, compte près de trois millions d'habitants. Le chef-lieu du Hainaut n'est qu'un gros village à l'échelle du pays de la samba et de la capoeira. Du côté de chez Adriano Duarte, les géants du " futebol " ne manquent pas car Belo Horizonte est entre autres le port d'attache de Cruzeiro, d'America et d'Atletico Mineiro. " A l'étranger, on parle beaucoup des Cariocas et des Paulistes, les habitants de Rio de Janeiro et de Sao Paulo. Mais le Brésil, c'est bien plus que cela. Ma région est réputée pour ses mines et cela explique notre appellation de mineiros. Là-bas, les gens sont charmants et très accueillants. " Adriano Duarte (27 ans, 1,84 m) a d'abord joué au futsal avant de se retrouver en 1999 sous le maillot d'América Mineiro. " C'était évidemment un changement de cap important mais cela ne m'a pas posé de problèmes ", précise-t-il. " J'avais 19 ans et j'ai préféré me consacrer au football qu'à des études supérieures. América a toujours été réputé pour la qualité de son centre de formation. Ce club a constitué la rampe de lancement d'une belle brochette de grands joueurs brésiliens dont Fred, Gilberto Silva, Tostao, etc. J'y ai trouvé mes marques en tant qu'arrière central avant de signer en 2004 à l'Atlético Mineiro, en 2005 à l'Atletico Paranaense et en 2006 à la Juventude. L'année passée, il m'a semblé que le temps était venu de réaliser le rêve de tous les footballeurs de mon pays : réussir en Europe. " Strasbourg et Nantes le pistent et l'arrière central brésilien opte tout de suite pour le club de la Beaujoire. Il ignore que ce club phare de l'histoire du football français file du mauvais coton. Nantes n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut durant des décennies avec une école de jeune enviée dans le monde entier. La source du talent régional est tarie alors que l'eau de la Jonelière avait tant pétillé avec les Didier Deschamps, Marcel Desailly, Patrice Loko, Nicolas Ouédec, Claude Makelele, Japhet N'Doram, Michaël Landreau, etc. Nantes, c'était la stabilité avec 11 entraîneurs en 44 ans et un style de jeu typique, lié, très technique. Pour enrayer un recul de plus en plus visible, ces drôles de Canaris engagent quelques étrangers lors du dernier marché d'été dont Christian Wilhelmsson, Vladimir Stojkovic, Nourdin Boukhari et... Duarte. Tous ont échoué et sont repartis. Ce n'est évidemment pas normal et la venue de Fabien Barthez, le remplaçant de Stojkovic, a fait naître beaucoup d'espoirs mais sera-ce suffisant ? Luigi Pieroni est aussi arrivé à Nantes... Rudi Roussillon, le président nantais, s'est déjà payé trois entraîneurs cette saison : Serge Le Dizet, Georges Eo et récemment Michel Der Zakarian, aidé par N'Doram. " Je ne m'attendais pas du tout à ce remue-ménage ", avoue Adriano Duarte. " Nantes a souvent eu des joueurs argentins mais j'étais le premier élément brésilien et je comptais m'imposer, réussir mes débuts en Europe. Il faut toujours un petit temps d'adaptation. Tout était nouveau pour moi. Ma mère, Marilia, et mon frère, Luciano, m'ont rejoint en France pour que la transition se fasse dans les meilleures conditions. Le Dizet croyait en moi. Cela passait par l'entraînement, des matches en CFA (D4) avec la réserve, etc. J'ai été repris dans le groupe mais je n'ai jamais joué en L1. Quand Eo a pris sa place, j'ai compris : pour lui, je n'existais tout simplement pas. Il fallait que je change d'air. Mon conseiller français a alors évoqué la Belgique. " Les agents de joueurs Daniel Striani et Neko Petrovic le mettent en relation avec Mons. Le Brésilien réalise un excellent test lors d'un match des Réserves contre le FC Brussels. Nantes l'a libéré gratuitement et il a raboté son salaire de plus de 50 %, ce qui n'est pas rien. Pour lui, ce n'est pas un sacrifice car, en Belgique, il a l'occasion de jouer régulièrement et de relever sa cote : " Je n'ai pas hésité un instant à signer un accord d'un an. J'avais eu l'occasion de suivre un match de championnat des Dragons et leur manière de voir le jeu me plaisait. Contre Bruges, Mons a gagné le débat technique tout en étant plus concret. Je n'ai pas fait un pas en arrière. Pour moi, c'est un nouveau départ. J'avais besoin de temps de jeu. " Michel Wintacq, l'adjoint de José Riga, nous rappelait récemment que les Montois disposaient désormais de plus d'une solution dans l'axe de leur défense avec Daré Nibombe, Roberto Mirri, Ivan Milas, Olivier Guilmot, Frédéric Jay... C'est intéressant car Mons aura grand besoin de ses forces vives jusqu'en fin de championnat. Duarte détient des atouts : le calme, des sorties assez rapides, une bonne lecture du jeu. La présence de Wamberto dans l'effectif facilite son intégration. Il comprend déjà le français et la communication ne lui posera bientôt plus de problèmes : " Le football est universel. Je m'adapte assez facilement à tous les styles de jeu. J'ai été bien accueilli et je me sens bien dans ma peau alors que ce n'était pas le cas à Nantes. J'ai également trouvé un appartement, ce qui m'a permis de quitter l'hôtel où je logeais. Ma mère et mon frère sont à mes côtés... Comme à Nantes. " PS : Mille mercis à Wamberto qui s'est transformé en interprète pour nous... par daniel devos et pierre bilic - photo: belga/thys