A Rome, les supporters de la Lazio attendent toujours de voir le vrai visage de ce joueur qui les avait tellement enthousiasmés à la télévision. L'ancien milieu de terrain de Valence tarde à justifier les 50 millions d'euros (record d'Espagne) déboursés pour son transfert.
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A Rome, les supporters de la Lazio attendent toujours de voir le vrai visage de ce joueur qui les avait tellement enthousiasmés à la télévision. L'ancien milieu de terrain de Valence tarde à justifier les 50 millions d'euros (record d'Espagne) déboursés pour son transfert.Vous attendiez-vous à une adaptation aussi malaisée?Gaizka Mendieta: Pas vraiment. J'ai subi un changement important dans ma vie, mais pas aussi dramatique que je l'imaginais. L'Italie et l'Espagne sont deux pays fort semblables. Rome est une belle ville et le climat est agréable. En revanche, mon adaptation au football italien ne s'est pas faite sans mal, je l'admets. Maintenant, avec Zaccheroni, j'espère que cela s'améliorera. Avec lui, nous essayons d'être plus fréquemment en possession du ballon et d'être plus créatifs. Il est clair que ma place de prédilection se situe au centre du terrain mais Zaccheroni m'aligne parfois sur le flanc droit. Avez-vous regretté d'avoir opté pour la Lazio?Pas du tout. Je n'ai d'ailleurs pas l'habitude de regarder en arrière. J'ai pris l'option de quitter Valence et je dois assumer. J'aurais pu rejoindre le Real Madrid. J'ai fait un autre choix, j'espère qu'à long terme il s'avèrera le bon.Néanmoins, on parle déjà de vous transférer. La Lazio, dit-on, souhaiterait engager Riquelme.Il ne faut pas toujours prêter attention à toutes les rumeurs.Le championnat d'Italie en général, et la Lazio en particulier, ne semblent pas porter chance aux anciens footballeurs du championnat d'Espagne: Claudio Lopez et Ivan De la Peña ont également connu des problèmes d'adaptation.On ne peut pas généraliser. Chaque cas est différent. Mais le Calcio est très difficile. On évolue sur un rythme très élevé et dans un tout autre style qu'en Espagne. On n'est pas toujours très patient avec les nouveaux arrivants. La pression est très forte.L'ombre de Juan Sebastian Veron ne plane-t-elle pas sur la Lazio?Ce n'est pas une question d'ombre. L'Argentin était un très grand joueur. En partant, il a laissé un vide. C'est logique.Comment vivez-vous la rivalité entre la Lazio et la Roma?Très intensément. A Rome, les deux équipes se livrent une farouche concurrence. Dans notre cas, nous devons tenir compte du fait que la Roma est le champion sortant. Nos supporters attendent leur revanche et se montrent donc très exigeants.