C'est une véritable histoire d'amour qui lie la RTBF à la F1. Une liaison dans laquelle s'est immiscée Gaëtan Vigneron dès 1991. Aujourd'hui, le Monsieur F1 du service public compte 243 GP à son actif. Moteurs...
...

C'est une véritable histoire d'amour qui lie la RTBF à la F1. Une liaison dans laquelle s'est immiscée Gaëtan Vigneron dès 1991. Aujourd'hui, le Monsieur F1 du service public compte 243 GP à son actif. Moteurs... On observe un peu partout à l'étranger un pic des audiences télévisées pour les derniers GP. Est-ce également le cas pour la RTBF et si oui, comment l'expliquez-vous ? Oui, les audiences sont effectivement en hausse cette saison, mais elles n'ont jamais été mauvaises. La F1 a ceci de particulier que, même au moment où il était de bon ton de dire que les courses étaient rasantes -à l'époque où Schumi écrasait la discipline-, on gardait notre lot de suiveurs. Mais c'est évident aussi qu'un vent de fraîcheur souffle sur ce sport. Le duel Alonso-Hamilton, deux jeunes de la même écurie qui luttent pour le titre, et qui n'ont aucun complexe, aucun respect des aînés, amène un regain d'intérêt évident. Et la F1 avait besoin de cela ! Cependant, on est encore loin de l'époque " glamour " des duels Senna-Prost.Oui, il manque des pilotes forts en gueule dont les frasques animeraient les débats. A l'époque Senna-Prost, on retrouvait aussi Nigel Mansell, Nelson Piquet, etc. On peut établir une comparaison avec le tennis où un McEnroe et un Federer sont totalement différents. Si le Suisse est un super joueur, il garde ce côté un peu lisse. En F1, il y a eu un formatage dû aux pressions économiques des écuries. On fait beaucoup plus attention à ce que les pilotes racontent. Je le regrette. Le facteur financier vous envoie également au Bahrein, en Malaisie ou en Chine. Ces nouveaux GP ne dénaturent-ils pas la discipline ?Il s'agit d'une évolution inéluctable. C'est un championnat du monde, donc il doit y avoir une ouverture sur le monde. Cependant, il ne faudrait pas exagérer car l'âme de ce sport se trouve en Europe. Il suffit de se rendre à Silverstone pour le comprendre. En Angleterre, il y a une magie qui s'opère : tout le monde vit ça intensément, les gens sont spécialistes, comme en Allemagne ou à Francorchamps. Votre ex-consultant Thierry Tassin n'est plus poursuivi par la Cour d'appel de Bruxelles en raison du dépassement du délai de prescription dans une affaire de fraude fiscale. Il avait été écarté, mais pourrait-il revenir à vos côtés ?Il faisait ça très bien mais je me vois mal, humainement, dire stop à mes deux consultants actuels que sont Bas Leinders et Eric Van de Poele. D'une part, ça rendrait Thierry incontournable, d'autre part je suis très content d'eux. Et j'ai l'impression que le public aussi. Avec Thierry, une page est tournée même s'il ne faut jamais fermer la porte. THOMAS BRICMONT