A l'automne 2003, PieterVanHoecke était devenu le premier joueur belge actif aux Pays-Bas. Entre-temps, il est déjà revenu à Louvain, qui l'a rappelé pour pallier la nouvelle blessure de GaryTerclavers. En chemin, il a croisé ThomasVandeVondel (23 ans, 1m97, également un ancien Louvaniste), qui a franchi la frontière dans l'autre sens. Cet international Espoir s'était retrouvé sans club à la suite de la faillite de Hagen en Allemagne et s'est recasé dans le club frontalier de Bergen-op-Zoom, juste au-delà d'Ekeren. Il découvre la compétition néerlandaise.
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A l'automne 2003, PieterVanHoecke était devenu le premier joueur belge actif aux Pays-Bas. Entre-temps, il est déjà revenu à Louvain, qui l'a rappelé pour pallier la nouvelle blessure de GaryTerclavers. En chemin, il a croisé ThomasVandeVondel (23 ans, 1m97, également un ancien Louvaniste), qui a franchi la frontière dans l'autre sens. Cet international Espoir s'était retrouvé sans club à la suite de la faillite de Hagen en Allemagne et s'est recasé dans le club frontalier de Bergen-op-Zoom, juste au-delà d'Ekeren. Il découvre la compétition néerlandaise. " Comme beaucoup de monde, je pensais qu'elle était d'un niveau assez faible ", admet-il. " En fin de compte, j'ai été agréablement surpris. Trois joueurs américains sont autorisés par équipe, au lieu de deux en Belgique, ce qui relève le niveau. Souvent, ce sont des joueurs assez jeunes (21, 22 ou 23 ans), mais non dépourvus de talent : RalphBiggs, MichaelHuger et EdNorvell ont débuté leur carrière aux Pays-Bas. Les Européens sont présents en nombre également. L'un de mes équipiers est ValdasKaukenas, le frère de l'ancien joueur lituanien d'Ostende RimantasKaukenas, qui joue désormais en Allemagne. Mon entraîneur est OtisLloyd, un Américain qui coacha... MagicJohnson lorsque l'ancienne star de la NBA effectua une pige au Danemark. Contrairement à la Belgique, les Pays-Bas ont déjà envoyé des joueurs en NBA, comme RikSmits et GeertHammink. Nimègue a réalisé de très bonnes prestations sur la scène européenne et, l'an passé, Amsterdam était venu s'imposer à Charleroi en Coupe ULEB. Alors, faible ? Moins médiatisé, sans doute. Au niveau du public, c'est très variable. A Groningen, on accueille régulièrement 3.000 spectateurs, mais ailleurs û comme chez nous, à Bergen-op-Zoom û on doit parfois se contenter de 8 ou 900. Mais c'est un nouveau club, qui doit encore se trouver un public ". Nouveau, c'est le cas de le dire : la saison dernière, il ne figurait pas sur la carte. " Ici, aux Pays-Bas, c'est un peu comme en NBA : il n'y a pas de montée et de descente, les clubs acquièrent le droit de participer à la Eredivisie, la division d'honneur, en présentant des garanties. L'une des chevilles ouvrières de Bergen-op-Zoom est l'ancien international HenkPieterse ". Le club a été baptisé du nom cocasse de Fun4All. Le chiffre 4 prononcé à l'américaine évidemment, ce qui peut se traduire en français par " De l'amusement pour tous ". Et, du bonheur, Thomas Van de Vondel en a connu dès son arrivée. " J'ai sorti un match à 39 points contre Den Helder et un autre à 31 points contre Nimègue, le club champion. Du coup, les coaches m'ont retenu pour participer aux All Star Game alors que je n'avais encore disputé que six matches aux Pays-Bas. C'était un grand honneur pour moi. D'autant que, sur les 20 joueurs présents ce jour-là à Groningen, il y avait 17 Américains, deux Néerlandais de Den Bosch ( MarcelHuijbens et KeesAkerboomJr., le fils de l'ancienne gloire du basket hollandais) et... un petit Belge, Thomas Van de Vondel. J'ai inscrit 13 points lors de ce All Star Game, remporté par le Nord aux dépens du Sud. Je n'ai pas participé aux concours. Le concours de tirs à trois points a été remporté par RyanRobertson, le meneur de jeu de Nimègue, et le concours de dunks par TeddyGibson, d'Amsterdam, qui a réalisé un dunk à la VinceCarter : il a écrasé le ballon dans l'anneau après l'avoir passé entre les jambes, alors qu'il ne mesure que 1m85. Incroyable ! " Thomas Van de Vondel, qui n'a toutefois joué que 9 matches contre 28 à ses concurrents, est actuellement en tête du classement des réalisateurs avec 21,1 points de moyenne depuis son arrivée. Cet excellent défenseur brille donc désormais par ses qualités offensives : " Ce n'est pas nouveau. Tout dépend du rôle que l'on me confie. Jadis, à Alost et à Louvain, j'ai aussi connu des périodes où j'inscrivais beaucoup de points. A Charleroi et en Allemagne, on m'a surtout demandé de défendre et de capter des rebonds. Aux Pays-Bas, je suis plus impliqué dans les schémas offensifs et cela se ressent au niveau de ma confiance ". A l'heure où certains avancent l'idée d'une Bénéligue, il était intéressant de prendre le pouls d'un joueur qui vit la compétition néerlandaise de l'intérieur : " D'un point de vue sportif, l'idée pourrait se défendre. Mais c'est surtout au niveau marketing qu'il faut peser le pour et le contre. Si une collaboration entre les ligues belges et néerlandaises peut attirer de nouveaux sponsors multinationaux, pourquoi pas ? Au niveau des spectateurs, je suis plus sceptique. On perdrait une bonne partie des supporters visiteurs qui effectuent régulièrement les déplacements dans le cadre du championnat de Belgique. Combien de supporters belges se déplaceraient-ils à Groningen, à Zwolle ou à Den Helder ? Et l'inverse est sans doute vrai également ". D'un point de vue structurel, le championnat des Pays-Bas est en tout cas fort similaire au championnat de Belgique. Comme chez nous, l'élite comporte dix équipes (Amsterdam, Rotterdam, Nimègue, Almere, Zwolle, Groningen, Den Helder, Den Bosch, Weert et Bergen-op-Zoom) qui jouent un double aller-retour. Sauf qu'aux Pays-Bas, les playoffs opposent les huit... premiers. L'objectif de Bergen-op-Zoom est d'accrocher cette huitième place. " Actuellement, nous sommes neuvièmes. Je le répète, Fun4All est un nouveau club qui doit encore grandir. Le premier tour avait été mauvais, mais depuis la reprise, on a réalisé un 5 sur 9 en battant notamment Groningen, l'équipe coachée par TonBoot, et Nimègue, le club champion ". Thomas Van de Vondel est aux Pays-Bas jusqu'au terme de la saison. " J'ignore encore de quoi mon avenir sera fait. Pour l'instant, je suis toujours sous contrat avec Charleroi, qui me prête ailleurs. Ce contrat arrivera à échéance dans trois mois. C'est à la fois une bonne et une mauvaise chose. D'un côté, je pourrai négocier sans contrainte. D'un autre côté, je ne serai plus couvert si je ne trouve rien. Alost, si le club monte en D1 ? J'ai toujours beaucoup d'amis là-bas. Le Forum, c'est presque ma seconde résidence. Mais, avec Huy qui cartonne en D2, la promotion n'est pas gagnée d'avance pour l'Aalstar ". Daniel Devos