Denis Odoi (30 ans) a entamé sa première saison en Premier League par deux journées de suspension, suite à son exclusion dans l'ultime joute du tour final contre Aston Villa, en fin de saison passée. Il n'a loupé que ces deux parties. Par la suite, il a été constamment titularisé mais plus à l'arrière latéral comme à Lokeren et à Anderlecht : au coeur de la défense, qu'elle soit composée de trois ou de quatre hommes.
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Denis Odoi (30 ans) a entamé sa première saison en Premier League par deux journées de suspension, suite à son exclusion dans l'ultime joute du tour final contre Aston Villa, en fin de saison passée. Il n'a loupé que ces deux parties. Par la suite, il a été constamment titularisé mais plus à l'arrière latéral comme à Lokeren et à Anderlecht : au coeur de la défense, qu'elle soit composée de trois ou de quatre hommes. " Je suis satisfait car j'ai prouvé que j'avais le niveau requis ", raconte Odoi. " Les gens vont évidemment prêter attention aux résultats décevants et au grand nombre de buts encaissés mais moi, je vois les choses autrement : il y a quatre ans, à Lokeren, si j'avais déclaré qu'un jour, je serais une valeur sûre en Premier League, tout le monde aurait ri de moi. " Le retour de Fulham parmi l'élite est pénible. Le club londonien végète en bas de tableau. Claudio Ranieri, qui a remplacé Slavisa Jokanovic en novembre, prône un autre style de jeu, plus conforme à la tradition britannique. Il use de longs ballons et mise sur la transition mais le noyau a été composé en fonction d'un football de combinaisons. " Nous recelons suffisamment de qualités techniques mais nous n'avons sans doute pas le niveau de la Premier League en matière de volonté et de discipline ", explique Odoi, en mettant le doigt sur la plaie. Les analystes de Match of the Day l'ont souvent répété : Fulham est naïf. " Nous n'avons pourtant pas mal entamé la saison ", trouve Odoi. " Comme en Championship, nous avons essayé de bien combiner et d'imposer notre jeu mais il y a une grande différence : en Premier League, la moindre erreur est immédiatement sanctionnée. En possession du ballon, nous jouions trop à visière ouverte et quand nous perdions le cuir, nous concédions trop d'occasions. Nous nous sommes rapidement retrouvés en bas de classement et il est difficile d'en décoller. Face à des formations comme Man City, Liverpool ou Tottenham, nous ne pouvons nous en tirer qu'en défendant collectivement. D'ailleurs, ces grands clubs procèdent de la même façon. Quand nous avons joué contre Liverpool, j'ai vu des vedettes telles que Salah, Mané et Firmino travailler énormément en perte de balle. Ça explique pourquoi Liverpool est si bien classé. " Mars sera un mois crucial pour Fulham. Craven Cottage va successivement accueillir Chelsea (3/3), Liverpool (17/3) et Manchester City (30/3). Les Londoniens doivent remporter au moins un match s'ils veulent assurer leur maintien. Odoi est réaliste : " Ce sera très difficile. Nous devons surtout nous occuper de ceux que nous affronterons après. Dans les six derniers matches, nous jouons notamment contre Watford, Bournemouth, Newcastle, Wolverhampton et Cardiff, qui sont à notre niveau. " Le mois à venir peut toutefois permettre à Odoi et consorts de s'ériger en arbitres dans le débat pour le titre. Quel prétendant l'impressionne le plus ? " City. Il est très fort collectivement. Il place son adversaire sous une pression constante et le danger surgit de tous côtés. Il sait patienter et guetter une faille. Nous évoluons dans le même championnat mais sur le terrain, j'ai plutôt l'impression que nous ne vivons pas sur la même planète ", conclut notre compatriote.