Mercredi prochain, Frédéric Herpoel affrontera Anderlecht, son ancien club. Sans esprit de revanche.
...

Mercredi prochain, Frédéric Herpoel affrontera Anderlecht, son ancien club. Sans esprit de revanche.Vous avez resigné à La Gantoise, non sans hésitations.Frédéric Herpoel: J'ai rempilé pour quatre ans. Au terme de ce contrat, j'aurai trente ans. Les premiers contacts ont eu lieu en septembre 2000 mais j'ai signé en avril car il se passait tellement de choses que je n'étais pas une priorité. Deux équipes anglaises se sont manifestées. Je ne trahirai pas leur nom car elles continuent à me suivre. Pourquoi j'ai refusé, malgré l'argent proposé? Parce que je veux jouer et que j'aurais été deuxième gardien outre-Manche. Pour l'instant, le plaisir de jouer prime sur tout le reste. Je penserai peut-être différemment dans quatre ans. A cause de ce que vous avez vécu à Anderlecht?Peut-être mais je n'y ai quand même pas perdu mon temps. Débarquer dans un noyau qui comporte des joueurs comme Albert, Degryse, Nilis et De Wilde quand vous avez 17 ans vous permet d'apprendre beaucoup. Au bout de trois ans, pourtant, je voulais jouer, voir où j'en étais. Ce n'était pas possible au Sporting.Que seriez-vous devenu si Johan Boskamp ne vous avait pas emmené à Gand?Je me le demande! On critique sa dureté à l'égard des jeunes mais je ne connais aucun autre entraîneur qui ait offert leur chance à autant de jeunes. Ne prenez qu'Anderlecht: Van de Paar, De Witte, Baseggio, Stoica, qu'il a pris dans son noyau à seize ans, Obiorah, Peiremans. Grâce à lui, ils évoluent en D1, en Belgique ou à l'étranger. A La Gantoise, je n'ai pas craint d'échouer: elle restait sur une saison épouvantable. Ça ne pouvait pas être pire. Nous avons terminé huitièmes, septièmes, troisièmes et quatrièmes.Il y a l'équipe nationale, aussi.C'est grâce aux performances de La Gantoise que j'ai été sélectionné. Mais vous ne me suprendrez jamais à clamer que je dois être le premier ou le deuxième gardien national. L'atout de ce noyau, c'est que personne ne se pousse. D'ailleurs, c'est sur le terrain qu'on forge sa qualification. De Wilde est mon exemple: il a de la classe et il joue simplement. Quand je vois des gardiens s'y prendre à quatre fois avant d'intercepter un ballon, je me demande à quoi ils jouent. Un gardien doit être concentré pour appliquer au bon moment ce qu'il a répété cent fois à l'entraînement. (G. Foutré)