Club : 1FC Nürnberg
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Club : 1FC Nürnberg Inauguration : 1928 Transformation : 1987 à 1991 Capacité : 44.833 places Cher Magazine, La Weltmeisterschaft approche à grands pas et la plupart des stades allemands sont en pleine cure de rajeunissement. Pourtant, point de grues ou de bulldozers en vue aux alentours du Frankenstadion : celui-ci a été jugé bon pour le service sans transformations, si ce n'est la reconversion des places debout en places assises. Non loin de là, un grand parc forain invite à une flânerie d'avant-match. L'occasion de s'imprégner de l'organisation à l'allemande et de l'esprit festif que ne manqueront pas de donner nos voisins au tournoi. Déjà envahies par les fans locaux, d'immenses guinguettes superbement décorées proposent une ambiance bon enfant dans le plus pur style oberbayern. Certains supporters préfèrent attendre l'heure du coup d'envoi confortablement étendus au bord d'un lac à peine distant de quelques centaines de mètres de la Max Morlock Platz (l'adresse du 1FCN, du nom de cet ancien joueur, héros de la finale de la Coupe du Monde remportée par l'Allemagne en 1954). A un jet de ballon, une Arena pour concerts et spectacles, une patinoire, une piscine en plein air et le Norisring, un circuit urbain pour sports mécaniques. Sa vieille tribune, constituée d'énormes blocs de marbre et sur laquelle prennent place les amateurs de vrombissements, est là pour nous rappeler l'Histoire. Elle fait en effet partie de tout un complexe directement voisin de l'antre du FC Nürnberg, à savoir un champ de Zeppelin construit par les nazis et dont la tribune oratoire, qui servit plus tard au Führer, est toujours intacte. Le repère du club bavarois est, lui, en forme de trapèze octogonal. A l'extérieur, bien calée le long de la tribune officielle, une reconstitution sommaire d'un petit compartiment de train, censé symboliser les voyages et la Coupe d'Europe. Le plus bel exploit européen des Rouge et Blancy est mis en exergue, sous la forme de la première page d'un quotidien au titre évocateur : Roma, Vergogna !, souvenir de l'élimination du club romain en 1988. Par contre, tout autour du stade, les petits snacks des marchands ambulants en forme de mini-fusées n'ont certainement pas suscité des idées ascensionnelles, la saison dernière, à Sasa Ciric et ses coéquipiers, puisque Nürnberg, club pourtant neuf fois Deutchmeister, est à nouveau redescendu en D2. Une fois installé dans les derniers rangs de ce stadion, le confort visuel y est un peu frustrant : si la pelouse y est parfaitement visible, la toiture en pente vient couper la vision supérieure, privant ainsi du spectacle des tribunes et de la vue sur le marquoir. Tous les sièges y sont jaunes comme soleil, une occasion de se remémorer un passé moins sombre que celui du Troisième Reich, puisque c'est ici, en 1543, que Copernic démontra que la terre tourne autour de la planète de feu... par Rudi Katusic