1. Le Cercle a enregistré pas moins de 20 transferts cet été, parmi lesquels 14 prêts, dont 6 de Monaco. Est-ce que ce n'est pas le meilleur moyen d'avoir très peu de joueurs concernés par le club ?

On a beaucoup de joueurs prêtés avec option d'achat, des options assez raisonnables. Pour les joueurs qui viennent de Monaco, il n'y a pas d'option, mais ils font partie de la structure de l'actionnaire donc ils ont plutôt intérêt à être sérieux. Et c'est le cas. Bien évidemment qu'il n'y a pas une volonté délibérée d'additionner les prêts, mais on n'a pas réussi à convaincre toutes les personnes souhaitées et il a donc fallu des alternatives. On a quand même acheté Kylian Hazard ou Alimani Gory et on a essayé de faire Frank Boya, mais Mouscron n'était pas vendeur. Notre objectif à court et moyen terme est d'avoir au moins 50% de l'effectif qui nous appartient.

2. Vous avez également trois gardiens : Loïc Badiashile (prêté par Monaco), Guillaume Hubert (prêté par le Club Bruges) et Merveille Goblet. Alors que Badiashile a montré quelques signes de faiblesses, il semble avoir toute la confiance du staff. Il est protégé par l'actionnaire ?

Badiashile n'est pas protégé. Ce qui le protège, ce sont ses performances. On pense qu'il a le talent nécessaire pour s'imposer au haut niveau. Il a de la personnalité et de grandes qualités. Sa jeunesse l'amène à faire des erreurs, c'est normal. Alors on part du principe qu'en connaissance de ses qualités, on lui donne la possibilité de pouvoir se tromper. Pas tout le temps, mais la pire des choses serait de le mettre sur le banc. On a décidé de recruter Guillaume ( Hubert, ndlr), par rapport à la situation de Miguel ( Van Damme, victime d'une récidive de cancer, ndlr), mais aussi pour pousser Loïc dans ses retranchements.

3. Parmi les joueurs prêtés par Monaco l'an dernier, seuls Nardi (parti à Lorient) et Cardona (à Brest) semblent avoir trouvé leur place au haut niveau. Les autres végètent dans la réserve monégasque. Le Cercle est-il devenu une plate-forme pour que son actionnaire spécule ?

L'objectif de l'actionnaire, c'est de développer des joueurs talentueux. Ces joueurs doivent venir en grande partie de Monaco pour ensuite y rejouer. Ça n'a rien à voir avec de la spéculation. Il n'y a pas de projet financier derrière, simplement de développement. Bien sûr, tout le monde est conscient que la Belgique est un univers merveilleux parce que c'est le septième championnat en Europe et que c'est une vraie passerelle vers le haut niveau. C'est comme ça que Monaco veut l'utiliser.

4. L'âge moyen de cet effectif n'atteint pas les 23 ans. La structure actuelle est-elle suffisante pour les encadrer ?

Le Cercle est un club convivial et familial. L'accueil est différent par rapport aux grandes structures. Il n'y a pas d'anonymat pour les joueurs, tout tourne autour de l'équipe. Celui qui se trouve en difficulté ne passe pas inaperçu. On a un team manager, un psychologue, des bénévoles, qui sont présents au quotidien. Mais on n'a pas encore une assez grande structure, donc c'est vrai que ce serait mieux d'avoir davantage de gens pour, par exemple, apprendre à cuisiner aux jeunes qui viennent de loin.

5. Monaco a repris le Cercle en 2017, pour le faire monter en 2018. Vu le début de saison, on pourrait se demander s'il ne va pas redescendre en 2019. Est-ce que le projet tiendrait toujours la route dans ce cas de figure ?

Je préfère ne pas entendre cette question. Le plus important pour nous, c'est de performer. Ce ne sera pas rapide, vu notre départ et notre calendrier à venir ( Club Bruges et Antwerp, ndlr). Il ne faut pas oublier non plus que le Cercle sort d'années diffi- ciles. Il n'y avait plus d'argent et quand il y en a plus, on ne peut rien faire. On ne peut pas en vouloir aux anciens actionnaires, mais le Cercle est à reconstruire et ça ne se fait pas en deux ans. Man City ou le PSG ont été rachetés il y a plusieurs années et n'ont toujours pas joué la finale de la CL. Il n'y a pas de recette miracle.

1. Le Cercle a enregistré pas moins de 20 transferts cet été, parmi lesquels 14 prêts, dont 6 de Monaco. Est-ce que ce n'est pas le meilleur moyen d'avoir très peu de joueurs concernés par le club ? On a beaucoup de joueurs prêtés avec option d'achat, des options assez raisonnables. Pour les joueurs qui viennent de Monaco, il n'y a pas d'option, mais ils font partie de la structure de l'actionnaire donc ils ont plutôt intérêt à être sérieux. Et c'est le cas. Bien évidemment qu'il n'y a pas une volonté délibérée d'additionner les prêts, mais on n'a pas réussi à convaincre toutes les personnes souhaitées et il a donc fallu des alternatives. On a quand même acheté Kylian Hazard ou Alimani Gory et on a essayé de faire Frank Boya, mais Mouscron n'était pas vendeur. Notre objectif à court et moyen terme est d'avoir au moins 50% de l'effectif qui nous appartient. 2. Vous avez également trois gardiens : Loïc Badiashile (prêté par Monaco), Guillaume Hubert (prêté par le Club Bruges) et Merveille Goblet. Alors que Badiashile a montré quelques signes de faiblesses, il semble avoir toute la confiance du staff. Il est protégé par l'actionnaire ? Badiashile n'est pas protégé. Ce qui le protège, ce sont ses performances. On pense qu'il a le talent nécessaire pour s'imposer au haut niveau. Il a de la personnalité et de grandes qualités. Sa jeunesse l'amène à faire des erreurs, c'est normal. Alors on part du principe qu'en connaissance de ses qualités, on lui donne la possibilité de pouvoir se tromper. Pas tout le temps, mais la pire des choses serait de le mettre sur le banc. On a décidé de recruter Guillaume ( Hubert, ndlr), par rapport à la situation de Miguel ( Van Damme, victime d'une récidive de cancer, ndlr), mais aussi pour pousser Loïc dans ses retranchements. 3. Parmi les joueurs prêtés par Monaco l'an dernier, seuls Nardi (parti à Lorient) et Cardona (à Brest) semblent avoir trouvé leur place au haut niveau. Les autres végètent dans la réserve monégasque. Le Cercle est-il devenu une plate-forme pour que son actionnaire spécule ? L'objectif de l'actionnaire, c'est de développer des joueurs talentueux. Ces joueurs doivent venir en grande partie de Monaco pour ensuite y rejouer. Ça n'a rien à voir avec de la spéculation. Il n'y a pas de projet financier derrière, simplement de développement. Bien sûr, tout le monde est conscient que la Belgique est un univers merveilleux parce que c'est le septième championnat en Europe et que c'est une vraie passerelle vers le haut niveau. C'est comme ça que Monaco veut l'utiliser. 4. L'âge moyen de cet effectif n'atteint pas les 23 ans. La structure actuelle est-elle suffisante pour les encadrer ? Le Cercle est un club convivial et familial. L'accueil est différent par rapport aux grandes structures. Il n'y a pas d'anonymat pour les joueurs, tout tourne autour de l'équipe. Celui qui se trouve en difficulté ne passe pas inaperçu. On a un team manager, un psychologue, des bénévoles, qui sont présents au quotidien. Mais on n'a pas encore une assez grande structure, donc c'est vrai que ce serait mieux d'avoir davantage de gens pour, par exemple, apprendre à cuisiner aux jeunes qui viennent de loin. 5. Monaco a repris le Cercle en 2017, pour le faire monter en 2018. Vu le début de saison, on pourrait se demander s'il ne va pas redescendre en 2019. Est-ce que le projet tiendrait toujours la route dans ce cas de figure ? Je préfère ne pas entendre cette question. Le plus important pour nous, c'est de performer. Ce ne sera pas rapide, vu notre départ et notre calendrier à venir ( Club Bruges et Antwerp, ndlr). Il ne faut pas oublier non plus que le Cercle sort d'années diffi- ciles. Il n'y avait plus d'argent et quand il y en a plus, on ne peut rien faire. On ne peut pas en vouloir aux anciens actionnaires, mais le Cercle est à reconstruire et ça ne se fait pas en deux ans. Man City ou le PSG ont été rachetés il y a plusieurs années et n'ont toujours pas joué la finale de la CL. Il n'y a pas de recette miracle.