1 Avec quelle ambition le Cercle a-t-il entamé les PO2, si ce n'est celle de remporter quand même un match en 2019 ?
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1 Avec quelle ambition le Cercle a-t-il entamé les PO2, si ce n'est celle de remporter quand même un match en 2019 ? Il y a plus d'une explication au fait que nous n'avons pas encore gagné cette année. La saison passée, en D1B, nous avons créé une puissante dynamique pour monter et elle s'est prolongée cette saison, avec un noyau quasi similaire et l'ambition d'assurer notre maintien au plus haut niveau. En décembre, nous étions quasi sauvés et, après un an et demi d'efforts, nous nous sommes détendus, ce qui a sans doute suscité un certain endormissement. Quand le prochain objectif n'est pas immédiatement clair, il est possible que les intérêts personnels prennent le dessus et que les joueurs commencent à se poser des questions sur la saison prochaine, à se demander s'ils resteront ou pas. 2 Ne suscitez-vous pas ces questions, puisqu'une vingtaine de joueurs arrivent en fin de contrat ? La saison passée, nous avons offert des contrats de deux ans car l'actionnaire, l'AS Monaco, voulait monter et que nous ne savions pas si ce serait possible immédiatement. Quand on réussit dès la première saison, il est logique de continuer avec les joueurs qui ont été les acteurs de cette promotion. La prochaine étape du projet débute alors mais ce qui s'est passé dans l'entourage du club a ralenti les décisions concernant la saison suivante. 3 En novembre, le propriétaire et président Dmitri Rybolovlev a été brièvement incarcéré. Il est soupçonné de corruption. En février, il a limogé le vice-président et manager général Vadim Vasilyev : dans quelle mesure, les turbulences vécues par l'AS Monaco ont-elle stressé le Cercle ? On nous a rapidement certifié que nous ne devions rien craindre, heureusement. Nous avons d'ailleurs senti qu'il y avait de la continuité dans le projet. Monsieur Petrov, le successeur de Monsieur Vasilyev, a confirmé l'aménagement de la salle de fitness promise par celui-ci. Mais les négociations des contrats ont pris du retard. 4 Quelle est " la prochaine étape du projet " ?Pour le Cercle, il s'agit de gagner des matches, de divertir les supporters, de développer des talents qui retourneront à l'AS Monaco ou rejoindront de plus grands clubs que le Cercle en Belgique ou à l'étranger et seront remplacés par de nouveaux talents. Jusqu'à présent, tout est allé très vite mais nous ne pourrons réaliser une évaluation des investissements et des jeunes joueurs que d'ici deux ou trois ans. Nous allons réduire et renforcer notre noyau et revoir nos ambitions entre la sixième et la neuvième place. 5 Suivez-vous le déroulement des PO2 ou allez-vous avancer vos vacances ? Je trouve que notre poule, avec Zulte Waregem, Courtrai, Mouscron, l'Union et Waasland-Beveren, constitue une mini-compétition intéressante. Ça représente dix bons matches et nous allons tout mettre en oeuvre pour réussir quelque chose de bien et terminer la saison sur une note positive. Je ne dis pas que cette formule est la plus agréable. Si je pouvais disputer les PO1 chaque année, je dirais qu'il ne faut rien modifier. Car on dispute dix matches de haut niveau dans des stades combles, de même qu'on en a joué dix en championnat régulier, ce qui veut dire qu'on participe à des matches d'un excellent niveau la moitié de la saison. Mais encore faut-il trouver la meilleure formule dans l'intérêt général. Ce qui est néfaste avec ce format, c'est qu'en décembre, une série d'équipes sont déjà en décompression, n'ayant plus d'objectif. Car pourquoi dispute-on les play-offs 2 ? Après 40 matches, il faut encore participer à deux finales. Si on les gagne toutes les deux, on peut reprendre l'entraînement deux semaines plus tard afin de préparer le troisième tour préliminaire d'Europa League. C'est trop pour des clubs comme le Cercle, Ostende, etc. Ils n'en ont pas les moyens. Alors que l'équipe qui termine quatrième mérite davantage cette qualification et est mieux armée pour l'Europe. C'est aussi préférable pour le coefficient européen. Mais les PO2 ont été mis sur pied et on agite une carotte au nez des équipes qui y participent, sans que quiconque en tire profit.