1 Après un 4 sur 12 initial, vous avez décidé de miser davantage sur l'organisation contre le Club Bruges, Ostende et Gand. Vous avez abandonné votre vision d'entraîneur offensif ?

Déterminer le jeu constitue ma première option, comme au Standard et face au Racing Genk. Nous avons très bien joué, mieux que contre le Club ou Ostende mais ça nous a rapporté trop peu de points. Nous avons possédé davantage le ballon à Waasland-Beveren mais nous nous sommes heurtés à une équipe parfaitement organisée et beaucoup plus enthousiaste. Conséquence : quatre points sur douze, avec trois adversaires difficiles au programme. Nous ne pouvions risquer trois nouvelles défaites et j'ai donc sacrifié temporairement ma philosophie aux résultats mais ça ne veut pas dire que nous avons volé nos succès contre le Club...

Déterminer le jeu constitue ma première option, comme au Standard et face au Racing Genk. Nous avons très bien joué, mieux que contre le Club ou Ostende mais ça nous a rapporté trop peu de points. Nous avons possédé davantage le ballon à Waasland-Beveren mais nous nous sommes heurtés à une équipe parfaitement organisée et beaucoup plus enthousiaste. Conséquence : quatre points sur douze, avec trois adversaires difficiles au programme. Nous ne pouvions risquer trois nouvelles défaites et j'ai donc sacrifié temporairement ma philosophie aux résultats mais ça ne veut pas dire que nous avons volé nos succès contre le Club ou Ostende. Nous nous sommes créé autant d'occasions qu'eux. Quatre, c'est trop. Mais ce qui compte, avant tout, c'est qui est bon et accessible. Et c'est là que le bât blesse : nous ne pouvons pas payer l'indemnité de transfert de joueurs possédant le talent d'un Storm ou d'un Diallo. Willy Reynders vient encore de le souligner pour Lokeren : " Les bons Belges sont trop chers pour nous. " Il faut donc chercher des footballeurs libres mais c'est difficile. Comme nous avons pris du galon, les clubs ne se précipitent plus non plus pour nous prêter leurs joueurs. La location constitue une solution moins chère et nécessaire. Un : je ne peux quand même pas faire du bon travail avec un noyau de trente joueurs ? Deux : en quoi est-il mauvais de faire s'entraîner deux fois par jour des footballeurs professionnels, à raison d'une séance de course le matin et d'un entraînement le soir avec les espoirs, sous la direction d'un coach aussi pro que Stijn Meert ? Allez expliquer ça à un ouvrier. Trois : si nous leur accordons du temps de jeu en espoirs, c'est au détriment de jeunes auxquels nous voulons précisément offrir le plus de chances possibles. Quatre : nous mettons toujours tout en oeuvre pour leur trouver un club mais s'ils n'acceptent pas certaines conditions... On ne pourra le dire qu'au terme de la saison, pas maintenant. J'insiste sur le fait qu'il y a deux ans, Olivier n'était pas obligé de partir. Nous avions décelé son talent et nous lui avions même offert l'opportunité de s'entraîner deux mois avec le noyau A avant d'adapter son contrat, alors qu'il était espoir. Nous n'avons pas trouvé d'accord et Olivier a rejoint Roulers puis Waasland-Beveren. Lui avons-nous proposé trop peu ? Je ne pense pas qu'il a obtenu beaucoup plus à Roulers. Il voulait surtout jouer davantage et nous ne pouvions lui donner cette garantie. Nous venions de terminer deuxièmes et nous avions encore Conte et Bongonda. Il serait grave qu'on ne m'écoute pas sur le plan sportif puisque je suis le manager technique. Dans ce genre de dossiers, il s'agit de ce qui est permis ou pas. Est-il éthique de travailler comme scout de Zulte tout en étant agent de joueurs ? Le transfert de jeunes de notre club vers d'autres via cet agent posait un problème réel. D'ailleurs, ça n'a échappé ni au conseil d'administration, ni aux responsables des équipes de jeunes. Ni à la presse... PAR JONAS CRETEUR" J'ai effectivement dû adapter ma philosophie. Mais cette décision n'est que temporaire. " FRANCKY DURY