1 Vice-champion de Belgique 2013, le Soulier d'Or avec Thorgan Hazard l'an dernier, et finaliste de la Coupe de Belgique en mai 2014 : vous n'avez pas parfois peur que vos plus belles années de coaching soient derrière vous ?

Il faut avoir un peu de chance en football. Je me rappelle aussi des belles années de Zulte Waregem avant que je parte à Gand. On a joué contre Newcastle en Europa League notamment. Et quand je suis revenu, on a rejoué la Coupe d'Europe. Maintenant, il faut reconstruire. C'est une question de cycle. Je suis sûr qu'une fois passée cette année difficile, on va repartir avec une belle équipe. Surtout avec nos nouvelles installations. Chaque année est différente. Surtout pour un petit club comme le nôtre. Je me rappelle les play-offs où on fait nul au dernier match contre Anderlecht après avoir mené. On aurait dû être champion, on ne l'a pas été. Ce sont ...

Il faut avoir un peu de chance en football. Je me rappelle aussi des belles années de Zulte Waregem avant que je parte à Gand. On a joué contre Newcastle en Europa League notamment. Et quand je suis revenu, on a rejoué la Coupe d'Europe. Maintenant, il faut reconstruire. C'est une question de cycle. Je suis sûr qu'une fois passée cette année difficile, on va repartir avec une belle équipe. Surtout avec nos nouvelles installations. Chaque année est différente. Surtout pour un petit club comme le nôtre. Je me rappelle les play-offs où on fait nul au dernier match contre Anderlecht après avoir mené. On aurait dû être champion, on ne l'a pas été. Ce sont des choses qu'il faut accepter. Qui dit que ce n'est plus possible dans les années à venir ? Une vision. Cette année, j'ai perdu 9 joueurs en Belgique. Quand il y a un gentlemen's agreement, il faut savoir l'accepter. Tout le monde sait ce qu'il s'est passé cet été avec Conte par exemple. Moi, ce que je demande aux grands clubs, c'est du respect. De contacter les clubs en premier lieu. Alors, il n'y a pas de soucis et on négocie. Il faut que la Pro League le comprenne. Sinon, pourquoi avoir instauré ce gentlemen's agreement, si c'est de toute façon pour ne pas le suivre. Il faut qu'on grandisse ensemble, c'est dans l'intérêt du championnat. Garder les petits, petits ; ce n'est dans l'intérêt de personne. Moi, j'ai une vision pour le futur. Ici, il faut faire avec un budget de 9 millions et pas de 35 comme Anderlecht ou Bruges. Chaque année, cela devrait donc être eux les champions, mais ce n'est pas le cas, et je veux continuer à faire en sorte que cela ne le soit pas. Quand on perd Conte à la fin du mois d'août, on ne peut pas le changer en deux temps trois mouvements. Pas chez nous en tout cas. Après le 6 sur 30 du début de saison, on a réfléchi et on a fait un plan. Et par la suite, on fait un joli 19/30. D'ailleurs, si l'on ne regarde que cette deuxième partie, Zulte-Waregem est quatrième à égalité avec Charleroi au classement. L'objectif est de continuer sur cette voie-là. Il fait du bon travail. On a investi dans quelques bons, mais très jeunes joueurs, comme Tom Rosenthal (18 ans, ndlr) ou Jonathan Benteke (20 ans, ndlr). Ce sont tous des joueurs qui sont venus chez nous sans CV, mais qui aujourd'hui sont proches de leur place en division 1. C'est aussi ça, l'écolage Zulte-Waregem. Je préfère toujours regarder devant que derrière moi. Et, idéalement, pas plus loin que la semaine prochaine. Parce qu'en foot, c'est souvent la même chose et je sais de quoi je parle. Une fois, je suis le meilleur, une fois le plus mauvais. Aujourd'hui, je n'ai pas de regret. J'ai eu de la chance de faire quelques bons résultats, de récolter quelques prix individuels, et de travailler dans une ambiance de travail exceptionnelle. C'est déjà beaucoup. Francky Dury (57 ans) a été footballeur et coach dans les séries amateurs. Depuis 1990, il a pris la destinée du club de Zulte qui fusionna avec Waregem en 2001. Après un bref passage comme entraîneur-adjoint des Diables, il coacha Gand la saison 2010-2011, puis fut Directeur Technique de la Fédé et coach des Espoirs en 2011. De retour à Zulte Waregem depuis 2011-2012.PAR MARTIN GRIMBERGHSFrancky Dury : " Ce que je demande aux grands clubs, c'est du respect. "