Comment l'équipe a-t-elle progressé depuis votre arrivée en 2009 ?

Nous ne concédons plus beaucoup de buts et nous jouons plus rapidement, en une touche de balle. Même en cas de match nul ou de défaite - comme le revers 2-1 contre l'Australie - nous arrivons à nous créer pas mal d'occasions.

Et au niveau des individualités ?

Il y a deux ans et demi, je n'avais qu'un seul joueur disposant d'un bagage international dans les grands tournois : le gardien Dariusz Dudka. Il n'est pas à l'EURO et l'équipe a changé du tout au tout. Je voix un réel progrès et je suis optimiste, même si nous ne disposons plus de joueurs de la qualité de la génération légendaire des années 70 et 80.

Mais c'est une équipe jeune : la moyenne d'âge tourne autour de 23-24 ans...

Je veux préparer ce groupe à la campagne qualificative pour la Coupe du Monde 2014. Je ne veux pas revivre la même situation que lorsque j'ai repris l'équipe en mains ; quiconque reprendrait l'équipe après l'EURO 2012 devrait pouvoir compter sur un ensemble qui dispose d'automatismes.

Pourquoi avez-vous déclaré que votre équipe était davantage appréciée à l'étranger qu'en Pologne ?

Parce que c'est la vérité. Lorsque nous avons réalisé le nul 2-2 contre l'Allemagne l'an dernier, les médias allemands nous ont encensés davantage que les polonais. Et au pays, on m'a critiqué pour avoir attiré des joueurs d'origine polonaise !

Les blessures vous inquiètent-elles ?

Oui, nous ne sommes pas assez forts quand cinq ou six joueurs essentiels manquent à l'appel.

Avez-vous suggéré à certains de changer de club durant le mercato d'hiver, de façon à ce qu'ils soient titulaires ?

Oui. Ludovic Obraniak est passé aux Girondins de Bordeaux et s'est mis à rejouer régulièrement. Malheureusement, Pawel Brozek a connu un sort inverse depuis son passage de Trabzonspor au Celtic Glasgow.

Les médias polonais vous ont souvent imploré de rappeler Artur Boruc, le portier de la Fiorentina. Changerez-vous d'avis ?

Boruc a fait son temps. Il a commis trop d'erreurs au long de sa carrière en équipe nationale à la fois sur et en dehors du terrain. Nous avons tellement de gardiens doués.

Que pensez-vous de votre groupe ?

C'est un groupe traître. La Russie et la Grèce sont les favoris alors que la Tchéquie a construit une équipe intéressante.

PAR DARIUSZ KUROWSKI (ESM), À VARSOVIE

Nous ne concédons plus beaucoup de buts et nous jouons plus rapidement, en une touche de balle. Même en cas de match nul ou de défaite - comme le revers 2-1 contre l'Australie - nous arrivons à nous créer pas mal d'occasions. Il y a deux ans et demi, je n'avais qu'un seul joueur disposant d'un bagage international dans les grands tournois : le gardien Dariusz Dudka. Il n'est pas à l'EURO et l'équipe a changé du tout au tout. Je voix un réel progrès et je suis optimiste, même si nous ne disposons plus de joueurs de la qualité de la génération légendaire des années 70 et 80. Je veux préparer ce groupe à la campagne qualificative pour la Coupe du Monde 2014. Je ne veux pas revivre la même situation que lorsque j'ai repris l'équipe en mains ; quiconque reprendrait l'équipe après l'EURO 2012 devrait pouvoir compter sur un ensemble qui dispose d'automatismes. Parce que c'est la vérité. Lorsque nous avons réalisé le nul 2-2 contre l'Allemagne l'an dernier, les médias allemands nous ont encensés davantage que les polonais. Et au pays, on m'a critiqué pour avoir attiré des joueurs d'origine polonaise ! Oui, nous ne sommes pas assez forts quand cinq ou six joueurs essentiels manquent à l'appel. Oui. Ludovic Obraniak est passé aux Girondins de Bordeaux et s'est mis à rejouer régulièrement. Malheureusement, Pawel Brozek a connu un sort inverse depuis son passage de Trabzonspor au Celtic Glasgow. Boruc a fait son temps. Il a commis trop d'erreurs au long de sa carrière en équipe nationale à la fois sur et en dehors du terrain. Nous avons tellement de gardiens doués. C'est un groupe traître. La Russie et la Grèce sont les favoris alors que la Tchéquie a construit une équipe intéressante. PAR DARIUSZ KUROWSKI (ESM), À VARSOVIE