Adaptée d'une BD espagnole et transposée dans la région de Lille, c'est une histoire de foot qui passe en salles en ce moment, et la critique cinéphilique n'est pas des plus tendres. Paraît que ça dégouline de bons sentiments, de bienveillance, de clichés, et que ce n'est pas du cinéma même si l'historiette est gentillette : j'en apprends tous les jours, ça serait donc une histoire feelgood, c'est-à-dire qui réchauffe le coeur, mais ça ne semble guère un compliment sous la plume de ceux qui l'emploient... Ben moi, ce film m'a fait du bien, faut croire que je suis bon public ou que j'avais besoin d'un conte pour enfants : ça a réchauffé mon petit palpitant, à un moment où les flics du fisc dénichent des truands footeux à tous nos coins de stade...

Gaffe, je n'ai pas non plus dit que Julien Rappeneau est un top-réalisateur du type/ Ken Loach (rappelez-vous l'inoubliable My name is Joe ! ), mais ça sent souvent bon la solidarité : c'est d'ailleurs pour cela que le petit héros s'appelle " Fourmi "...quoique sur le terrain, il soit l'unique dribbleur par les pieds duquel passe toujours la victoire ! Mais dans la vie, Fourmi est tout mimi, tout gentil, tout le contraire d'un égoïste. C'est d'ailleurs pour cela qu'il va laisser croire à son père qu'un scout d'Arsenal vient de le recruter : il se dit qu'ainsi, son vieux va régler ses problèmes de divorce, de chômage, de bibine. Je ne vous en révèle pas plus, mais pas d'angoisse, un feelgood génère forcément un happy end : pour moi, ce fut même le moment où, comme Cloclo jadis, une-petite-larme- m'a-trahiiii....

Le petit mec s'appelle Maleaume Paquin, il est très crédible balle au pied et c'est important pour qu'un film sur le foot le soit aussi. Mais plus crédible que François Damiens dans le rôle d'un père/supporter passablement taré quand il assiste aux matches de son rejeton, là, tu meurs : un François l'Embrouille avec E majuscule, plus vrai que nature ! Il est l'attraction, il fait le succès du film et pourtant, paradoxalement, son personnage est mon bémol ! Car ce père excité tel qu'on en connaît tous, va derechef cesser de l'être dès que seront surmontés ses problèmes de divorce, de chômage, de bibine : comme si seuls les aléas de la vie l'avaient rendu taré, momentanément. Alors que, hélas, dans la vraie vie, sur les bords de terrain des matches de nos enfants, y'a des pères de cet acabit qui ont pourtant une femme, un boulot, et qui ne picolent même pas ! Pourquoi ? La question est posée, mais allez voir ce film même si ce n'est qu'une fable...

J'ai encore place ! Alors, pour terminer, les " pères fous " n'étant quand même qu'un épiphénomène du foot chez les gamins, ça me fait dévier vers le problème sans doute principal, en zone rurale en tout cas : la diminution du nombre d'équipes par catégorie d'âge. Jadis, chaque petit club n'était pas loin d'aligner des minimes, des cadets, des scolaires... Aujourd'hui, les clubs d'un même coin se regroupent et ils y sont contraints, pour que telle ou telle catégorie d'âge puisse être alignée sous les couleurs de l'un d'entre eux : il semble surtout y avoir moins d'équipes de gamins quand se profile l'adolescence, faut se demander pourquoi...

La raison généralement avancée est la concurrence croissante d'autres sports et loisirs. Mais Dominique V., une de mes connaissances qui s'est occupé des gamins et ados pendant des années, déplore à présent une forme de désertion, et m'a filé l'autre jour un autre son de cloche qui mérite réflexion : selon lui, la pire chose qu'on ait faite, ce fut d'avancer encore et encore l'âge des débuts en club ! Jadis, tu attendais 10, voire 12 ans pour acheter tes premiers vrais crampons, ça te laissait le temps pour rêver de l'achat, du vrai terrain que tu foulerais enfin, du foot des grands qui serait accessible quelques années plus tard... Alors que maintenant, vu que tu as démarré en U8, U7, U6, voire même U5, tu es peut-être de ceux qui ont déjà fait le tour des émotions du foot, de ses amours comme de ses emmerdes ...quand tu arrives tout juste à l'âge des gonzesses, et même pas à celui des poils au menton ! Comme une sorte de jeune ras-le-bol : est-ce possible, Dominique ?

Adaptée d'une BD espagnole et transposée dans la région de Lille, c'est une histoire de foot qui passe en salles en ce moment, et la critique cinéphilique n'est pas des plus tendres. Paraît que ça dégouline de bons sentiments, de bienveillance, de clichés, et que ce n'est pas du cinéma même si l'historiette est gentillette : j'en apprends tous les jours, ça serait donc une histoire feelgood, c'est-à-dire qui réchauffe le coeur, mais ça ne semble guère un compliment sous la plume de ceux qui l'emploient... Ben moi, ce film m'a fait du bien, faut croire que je suis bon public ou que j'avais besoin d'un conte pour enfants : ça a réchauffé mon petit palpitant, à un moment où les flics du fisc dénichent des truands footeux à tous nos coins de stade... Gaffe, je n'ai pas non plus dit que Julien Rappeneau est un top-réalisateur du type/ Ken Loach (rappelez-vous l'inoubliable My name is Joe ! ), mais ça sent souvent bon la solidarité : c'est d'ailleurs pour cela que le petit héros s'appelle " Fourmi "...quoique sur le terrain, il soit l'unique dribbleur par les pieds duquel passe toujours la victoire ! Mais dans la vie, Fourmi est tout mimi, tout gentil, tout le contraire d'un égoïste. C'est d'ailleurs pour cela qu'il va laisser croire à son père qu'un scout d'Arsenal vient de le recruter : il se dit qu'ainsi, son vieux va régler ses problèmes de divorce, de chômage, de bibine. Je ne vous en révèle pas plus, mais pas d'angoisse, un feelgood génère forcément un happy end : pour moi, ce fut même le moment où, comme Cloclo jadis, une-petite-larme- m'a-trahiiii.... Le petit mec s'appelle Maleaume Paquin, il est très crédible balle au pied et c'est important pour qu'un film sur le foot le soit aussi. Mais plus crédible que François Damiens dans le rôle d'un père/supporter passablement taré quand il assiste aux matches de son rejeton, là, tu meurs : un François l'Embrouille avec E majuscule, plus vrai que nature ! Il est l'attraction, il fait le succès du film et pourtant, paradoxalement, son personnage est mon bémol ! Car ce père excité tel qu'on en connaît tous, va derechef cesser de l'être dès que seront surmontés ses problèmes de divorce, de chômage, de bibine : comme si seuls les aléas de la vie l'avaient rendu taré, momentanément. Alors que, hélas, dans la vraie vie, sur les bords de terrain des matches de nos enfants, y'a des pères de cet acabit qui ont pourtant une femme, un boulot, et qui ne picolent même pas ! Pourquoi ? La question est posée, mais allez voir ce film même si ce n'est qu'une fable... J'ai encore place ! Alors, pour terminer, les " pères fous " n'étant quand même qu'un épiphénomène du foot chez les gamins, ça me fait dévier vers le problème sans doute principal, en zone rurale en tout cas : la diminution du nombre d'équipes par catégorie d'âge. Jadis, chaque petit club n'était pas loin d'aligner des minimes, des cadets, des scolaires... Aujourd'hui, les clubs d'un même coin se regroupent et ils y sont contraints, pour que telle ou telle catégorie d'âge puisse être alignée sous les couleurs de l'un d'entre eux : il semble surtout y avoir moins d'équipes de gamins quand se profile l'adolescence, faut se demander pourquoi... La raison généralement avancée est la concurrence croissante d'autres sports et loisirs. Mais Dominique V., une de mes connaissances qui s'est occupé des gamins et ados pendant des années, déplore à présent une forme de désertion, et m'a filé l'autre jour un autre son de cloche qui mérite réflexion : selon lui, la pire chose qu'on ait faite, ce fut d'avancer encore et encore l'âge des débuts en club ! Jadis, tu attendais 10, voire 12 ans pour acheter tes premiers vrais crampons, ça te laissait le temps pour rêver de l'achat, du vrai terrain que tu foulerais enfin, du foot des grands qui serait accessible quelques années plus tard... Alors que maintenant, vu que tu as démarré en U8, U7, U6, voire même U5, tu es peut-être de ceux qui ont déjà fait le tour des émotions du foot, de ses amours comme de ses emmerdes ...quand tu arrives tout juste à l'âge des gonzesses, et même pas à celui des poils au menton ! Comme une sorte de jeune ras-le-bol : est-ce possible, Dominique ?