De tous les joueurs d'Anderlecht, Christian Wilhelmsson (24 ans) est sans conteste celui qui a vécu l'été le plus chargé. Depuis le titre, le longiligne suédois (1,77 m pour 68 kg) n'a pas chômé. Il a participé au parcours suédois lors de l'EURO 2004 mais a connu également des vacances mouvementées en jouant les naufragés de haute mer. Tout cela avant de reprendre brillamment une nouvelle saison sous le maillot mauve.

Comment juges-tu ta première saison en Belgique ?

C'est toujours difficile de débarquer dans un nouveau club et encore plus lorsque l'on part à l'étranger. Mais je me suis imposé assez vite. J'ai disputé 27 rencontres soit la plupart des rencontres et j'ai découvert la Ligue des Champions. J'ai de quoi être satisfait.

Et l'acclimatation à la vie belge ?

Cela s'est bien passé. C'est évidemment différent des pays scandinaves. J'avais déjà vécu à l'étranger en jouant à Stabaek en Norvège mais c'est la première fois que je découvre un pays autre que scandinave. Les gens sont très charmants et vous parlent facilement ici. J'ai eu la chance également de connaître Bruxelles qui s'avère être une ville agréable. La Grand-Place reste un des plus beaux lieux de la capitale mais j'aime bien flâner également à l'Avenue Louise lorsqu'il fait beau.

Revenons au football. Tu as également pu fêter ton premier titre la saison passée ?

C'est vrai qu'il s'agissait de mon premier titre en tant que senior. C'est une sensation exceptionnelle. On travaille dur toute l'année et on obtient la récompense de ce labeur en fin de championnat. Fantastique ! !

Un an après, tu te sens meilleur ?

Incontestablement. J'ai progressé à tous les niveaux. Je ne saurais pas vraiment citer un exemple mais il s'agit de points de détail. Mais j'ai énormément grandi. En venant à Anderlecht qui est un club bien organisé, j'ai pu me concentrer sur mon travail et les entraîneurs de l'équipe nationale, le duo Tommy Söderberg-Lars Lagerbäck, ne s'y sont pas trompés puisque j'ai arraché mon ticket pour l'EURO 2004.

En quarts de finale de l'EURO avec la Suède

Il s'agissait de ton premier grand tournoi.

Ce fut une expérience fantastique. Pas seulement d'un point de vue sportif. J'ai vraiment été impressionné par la foule, les stades et l'attention médiatique avant les matches. On se rend compte véritablement que l'on fait partie d'un événement suivi par le monde entier.

Et d'un point de vue sportif ?

La Suède a débuté par un grand match 5-0 contre la Bulgarie. Teddy Lucic s'est blessé rapidement et je l'ai remplacé. J'ai joué plus d'une demi-heure et j'ai montré de bonnes choses. Je n'ai pas eu le temps d'élaborer une tactique. J'ai été plongé directement dans le bain. J'ai tout donné et l'entraîneur était content de moi à tel point que je débutais la rencontre suivante contre l'Italie.

Contre l'Italie, tu as sombré comme toute l'équipe...

C'était impossible de contrer cette équipe italienne. Elle a développé un football de rêve pendant une heure. On savait dès le départ qu'il s'agissait d'une des meilleures équipes du monde mais on ne pensait pas qu'ils allaient jouer de façon aussi offensive. Ils nous ont pris à la gorge et on n'arrivait pas à toucher le ballon. L'entraîneur devait effectuer des changements et c'est moi qui en ai fait les frais après une heure de jeu. Après cela s'est calmé et on a pu égaliser. Mais je ne crois pas que les changements ont permis ce retour. L'Italie s'était simplement repliée et on en a profité.

Tu retournes donc ensuite sur le banc face au Danemark ?

Oui. L'entraîneur m'a dit que je n'avais pas assez d'expérience. Il ne savait pas si je pouvais accumuler 3 ou 4 matches d'une telle importance. Il a donc préféré Mattias Jonson mais j'ai effectué une bonne rentrée. J'ai donné la balle d'égalisation (2-2) à Jonson. C'était indescriptible. On ne savait pas que l'Italie gagnait mais on savait que ce partage nous qualifiait. On a beaucoup parlé de magouilles pour ce match mais à un tel niveau, c'est impossible d'arranger un tel score. Ensuite les quarts de finale nous attendaient. Les Pays-Bas étaient les grands favoris mais plus la rencontre approchait, plus on a cru en nos chances. Je suis monté à l'heure de jeu mais comme le match a filé vers les prolongations, c'est comme si j'avais disputé toute une rencontre. On sentait qu'on pouvait réaliser l'exploit mais on a dû s'incliner aux penalties. C'est toujours une loterie.

Dans l'eau à 8 degrés

Vient alors le temps des vacances en Suède. Mais elles ont été mouvementées puisque tu as subi un accident de jet ski ?

Mes vacances étaient vraiment spéciales. Après mes expériences à Stabaek, à Anderlecht puis à l'EURO, j'avais un peu perdu contact avec la réalité en Suède. Je ne savais pas bien ce qui s'y déroulait et j'ai été vraiment surpris que tout le monde m'aborde lors de mes vacances. Et deux jours avant la fin des congés, nous avons eu cet accident de jet ski avec un ami. C'est vraiment un sport que j'apprécie. Cela faisait plusieurs jours que nous passions nos journées sur cet engin. Ce jour-là, il faisait assez venteux et les marins nous avaient conseillé de ne pas sortir en mer. Mais il ne me restait que deux jours de vacances et j'ai décidé d'en profiter jusqu'au bout. Après quelques minutes, on a effectué un saut et on a rebondi sur une vague que l'on a prise de plein fouet. Le moteur était cassé. Par après, la société de jet ski m' a dit qu'elle n'avait jamais vu autant de dégâts matériels sur un seul engin. Heureusement j'avais emporté mon GSM. J'ai téléphoné à ma mère mais la communication a vite été coupée. Nous avons alors attendu 40 minutes avant qu'un bateau de pêche, alerté par ma mère, ne vienne nous secourir. On pensait qu'il s'agissait de la fin de nos malheurs. Mais ce n'était pas le cas. La corde qui reliait le bateau au jet ski s'est tendue au maximum lorsque le bateau a démarré, retournant le jet ski et nous envoyant dans la mer glacée. Elle ne faisait que 8 degrés et rapidement nous avons eu très froid. Mon ami a commencé à paniquer et a mis du temps avant de me laisser nager vers le bateau. Il voulait que je reste près de lui pour se réchauffer. Finalement, j'ai nagé et j'ai rejoint le bateau qui s'était arrêté car au départ, les pêcheurs ne s'étaient pas aperçus que nous avions versé dans l'eau. Un peu d'aventure, cela ne fait pas de tort. J'ai également remarqué à cette occasion toute l'attention que les médias me portaient car cette péripétie a été relatée par tous les journaux locaux et nationaux.

Tu as ensuite repris l'entraînement le 17 juillet avec quelques jours de rabiot puisque tu sortais de l'EURO.

C'est vrai. Et heureusement que j'ai eu ces 21 jours de vacances car une longue saison m'attend déjà.

Tu es directement en bonne condition et tu t'inscris comme un des Anderlechtois en forme de ce début de saison. Tu restes pourtant sur une longue saison. N'as-tu pas peur de subir le contrecoup à un moment donné de la saison ?

C'est vrai que j'ai très bien débuté la saison. Je me suis entraîné de façon intensive et je me sens fort. Je dois simplement garder le cap. Ce sera d'ailleurs le défi principal : conserver le niveau. Car je sors d'une saison chargée et je rentre dans une saison qui devrait l'être encore plus. Les premières semaines ont d'ores et déjà donné le ton puisque, outre le championnat, j'ai dû composer avec la Ligue des Champions contre Benfica et avec la sélection nationale contre les Pays-Bas. Il faut dire que pour de tels matches, on trouve facilement la motivation et on oublie la fatigue.

Contrairement à de nombreuses équipes nationales, la Suède surfe sur la continuité. Est-ce dû aux bons résultats ?

Pas seulement. Il y a vraiment une bonne ambiance dans cette équipe et les vétérans n'ont pas envie de la quitter s'ils se sentent encore d'attaque. Même Henrik Larsson, pourtant absent contre les Pays-Bas, a décidé de rempiler. Il faudra cependant composer avec le départ de Tommy Söderberg mais comme l'autre entraîneur, Lars Lagerbäck continue, on ne peut pas parler de révolution.

Y a-t-il de la place pour toi dans cette équipe ?

Je sens qu'on a confiance en mon potentiel. Je peux jouer sur les deux flancs et je pensais être barré par Frederik Ljungberg à gauche mais contre les Pays-Bas, on l'a placé au poste de milieu central et cela a fonctionné. J'espère donc m'inscrire de plus en plus dans le onze de base.

A Anderlecht aussi, on commence à te changer de flanc ?

L'année passée, j'ai toujours joué sur le flanc droit mais cette année, avec les blessures, il arrive que l'on me déplace à gauche. On peut aussi alterner avec Mbo Mpenza comme ce fut le cas contre St-Trond. Quant à moi, je n'ai pas de préférence. J'aime jouer des deux pieds même si je suis plus à l'aise du droit. Je peux donc me débrouiller sur les deux flancs. Le principal, c'est de jouer.

Comment juges-tu l'Anderlecht 2004-2005 ?

Nous n'avons perdu aucun pion important et on s'est même renforcé avec les transferts de Mbo Mpenza et de Fabrice Ehret. On doit donc être plus fort.

Mais ce ne fut pas le cas en ouverture de championnat ?

Non, c'est vrai mais Mouscron a fait un grand match contre nous. On ne pouvait pas faire grand-chose contre ce Mouscron-là. Il s'agit de détails à régler mais cela rentre dans l'ordre petit à petit. On a progressé au match aller contre Benfica et cela allait encore mieux face à St-Trond. A Beveren, on a prouvé que nous sommes sur la bonne voie.

Quelle est ton ambition personnelle pour cette saison ?

Garder mon niveau actuel et aider le club à remporter des titres. Mais pour cela, je ne peux pas compter seulement sur moi-même. Il faut avant tout former une équipe, un bloc.

Et puis un transfert vers un championnat plus huppé ?

J'ai encore deux ans de contrat à Anderlecht. Je suis du genre à évoluer pas à pas sans brûler les étapes. Et je ne m'occupe plus des bruits de transfert car cela m'avait perturbé quand j'étais en Norvège. Tous les jours, j'entendais les noms de nouveaux clubs et je n'arrivais plus à me concentrer sur mon football. Depuis lors, j'ai confié mes intérêts à un manager.

Mais si tu pouvais choisir, tu préférerais partir vers le sud ou vers l'Angleterre ?

Contrairement à de nombreux compatriotes, je suis porté davantage sur le championnat espagnol ou italien. Je suis un joueur plus technique et je trouve que le football est plus beau dans ces deux championnats où l'on trouve la plupart des grands joueurs. Mais il ne faut pas écarter totalement le championnat d'Angleterre où de plus en plus d'équipes sont capables de produire du football léché.

Quel est ton club préféré ?

Barcelone. Je n'ai pas encore demandé à Henrik Larsson de s'occuper de mon transfert mais je devrais y penser (il rit).

Stéphane Vande Velde

" Dans l'équipe de Suède, il y a UNE TELLE AMBIANCE que les vétérans veulent RESTER "

De tous les joueurs d'Anderlecht, Christian Wilhelmsson (24 ans) est sans conteste celui qui a vécu l'été le plus chargé. Depuis le titre, le longiligne suédois (1,77 m pour 68 kg) n'a pas chômé. Il a participé au parcours suédois lors de l'EURO 2004 mais a connu également des vacances mouvementées en jouant les naufragés de haute mer. Tout cela avant de reprendre brillamment une nouvelle saison sous le maillot mauve. C'est toujours difficile de débarquer dans un nouveau club et encore plus lorsque l'on part à l'étranger. Mais je me suis imposé assez vite. J'ai disputé 27 rencontres soit la plupart des rencontres et j'ai découvert la Ligue des Champions. J'ai de quoi être satisfait. Cela s'est bien passé. C'est évidemment différent des pays scandinaves. J'avais déjà vécu à l'étranger en jouant à Stabaek en Norvège mais c'est la première fois que je découvre un pays autre que scandinave. Les gens sont très charmants et vous parlent facilement ici. J'ai eu la chance également de connaître Bruxelles qui s'avère être une ville agréable. La Grand-Place reste un des plus beaux lieux de la capitale mais j'aime bien flâner également à l'Avenue Louise lorsqu'il fait beau. C'est vrai qu'il s'agissait de mon premier titre en tant que senior. C'est une sensation exceptionnelle. On travaille dur toute l'année et on obtient la récompense de ce labeur en fin de championnat. Fantastique ! ! Incontestablement. J'ai progressé à tous les niveaux. Je ne saurais pas vraiment citer un exemple mais il s'agit de points de détail. Mais j'ai énormément grandi. En venant à Anderlecht qui est un club bien organisé, j'ai pu me concentrer sur mon travail et les entraîneurs de l'équipe nationale, le duo Tommy Söderberg-Lars Lagerbäck, ne s'y sont pas trompés puisque j'ai arraché mon ticket pour l'EURO 2004. Ce fut une expérience fantastique. Pas seulement d'un point de vue sportif. J'ai vraiment été impressionné par la foule, les stades et l'attention médiatique avant les matches. On se rend compte véritablement que l'on fait partie d'un événement suivi par le monde entier. La Suède a débuté par un grand match 5-0 contre la Bulgarie. Teddy Lucic s'est blessé rapidement et je l'ai remplacé. J'ai joué plus d'une demi-heure et j'ai montré de bonnes choses. Je n'ai pas eu le temps d'élaborer une tactique. J'ai été plongé directement dans le bain. J'ai tout donné et l'entraîneur était content de moi à tel point que je débutais la rencontre suivante contre l'Italie. C'était impossible de contrer cette équipe italienne. Elle a développé un football de rêve pendant une heure. On savait dès le départ qu'il s'agissait d'une des meilleures équipes du monde mais on ne pensait pas qu'ils allaient jouer de façon aussi offensive. Ils nous ont pris à la gorge et on n'arrivait pas à toucher le ballon. L'entraîneur devait effectuer des changements et c'est moi qui en ai fait les frais après une heure de jeu. Après cela s'est calmé et on a pu égaliser. Mais je ne crois pas que les changements ont permis ce retour. L'Italie s'était simplement repliée et on en a profité. Oui. L'entraîneur m'a dit que je n'avais pas assez d'expérience. Il ne savait pas si je pouvais accumuler 3 ou 4 matches d'une telle importance. Il a donc préféré Mattias Jonson mais j'ai effectué une bonne rentrée. J'ai donné la balle d'égalisation (2-2) à Jonson. C'était indescriptible. On ne savait pas que l'Italie gagnait mais on savait que ce partage nous qualifiait. On a beaucoup parlé de magouilles pour ce match mais à un tel niveau, c'est impossible d'arranger un tel score. Ensuite les quarts de finale nous attendaient. Les Pays-Bas étaient les grands favoris mais plus la rencontre approchait, plus on a cru en nos chances. Je suis monté à l'heure de jeu mais comme le match a filé vers les prolongations, c'est comme si j'avais disputé toute une rencontre. On sentait qu'on pouvait réaliser l'exploit mais on a dû s'incliner aux penalties. C'est toujours une loterie. Mes vacances étaient vraiment spéciales. Après mes expériences à Stabaek, à Anderlecht puis à l'EURO, j'avais un peu perdu contact avec la réalité en Suède. Je ne savais pas bien ce qui s'y déroulait et j'ai été vraiment surpris que tout le monde m'aborde lors de mes vacances. Et deux jours avant la fin des congés, nous avons eu cet accident de jet ski avec un ami. C'est vraiment un sport que j'apprécie. Cela faisait plusieurs jours que nous passions nos journées sur cet engin. Ce jour-là, il faisait assez venteux et les marins nous avaient conseillé de ne pas sortir en mer. Mais il ne me restait que deux jours de vacances et j'ai décidé d'en profiter jusqu'au bout. Après quelques minutes, on a effectué un saut et on a rebondi sur une vague que l'on a prise de plein fouet. Le moteur était cassé. Par après, la société de jet ski m' a dit qu'elle n'avait jamais vu autant de dégâts matériels sur un seul engin. Heureusement j'avais emporté mon GSM. J'ai téléphoné à ma mère mais la communication a vite été coupée. Nous avons alors attendu 40 minutes avant qu'un bateau de pêche, alerté par ma mère, ne vienne nous secourir. On pensait qu'il s'agissait de la fin de nos malheurs. Mais ce n'était pas le cas. La corde qui reliait le bateau au jet ski s'est tendue au maximum lorsque le bateau a démarré, retournant le jet ski et nous envoyant dans la mer glacée. Elle ne faisait que 8 degrés et rapidement nous avons eu très froid. Mon ami a commencé à paniquer et a mis du temps avant de me laisser nager vers le bateau. Il voulait que je reste près de lui pour se réchauffer. Finalement, j'ai nagé et j'ai rejoint le bateau qui s'était arrêté car au départ, les pêcheurs ne s'étaient pas aperçus que nous avions versé dans l'eau. Un peu d'aventure, cela ne fait pas de tort. J'ai également remarqué à cette occasion toute l'attention que les médias me portaient car cette péripétie a été relatée par tous les journaux locaux et nationaux. C'est vrai. Et heureusement que j'ai eu ces 21 jours de vacances car une longue saison m'attend déjà. C'est vrai que j'ai très bien débuté la saison. Je me suis entraîné de façon intensive et je me sens fort. Je dois simplement garder le cap. Ce sera d'ailleurs le défi principal : conserver le niveau. Car je sors d'une saison chargée et je rentre dans une saison qui devrait l'être encore plus. Les premières semaines ont d'ores et déjà donné le ton puisque, outre le championnat, j'ai dû composer avec la Ligue des Champions contre Benfica et avec la sélection nationale contre les Pays-Bas. Il faut dire que pour de tels matches, on trouve facilement la motivation et on oublie la fatigue. Pas seulement. Il y a vraiment une bonne ambiance dans cette équipe et les vétérans n'ont pas envie de la quitter s'ils se sentent encore d'attaque. Même Henrik Larsson, pourtant absent contre les Pays-Bas, a décidé de rempiler. Il faudra cependant composer avec le départ de Tommy Söderberg mais comme l'autre entraîneur, Lars Lagerbäck continue, on ne peut pas parler de révolution. Je sens qu'on a confiance en mon potentiel. Je peux jouer sur les deux flancs et je pensais être barré par Frederik Ljungberg à gauche mais contre les Pays-Bas, on l'a placé au poste de milieu central et cela a fonctionné. J'espère donc m'inscrire de plus en plus dans le onze de base. L'année passée, j'ai toujours joué sur le flanc droit mais cette année, avec les blessures, il arrive que l'on me déplace à gauche. On peut aussi alterner avec Mbo Mpenza comme ce fut le cas contre St-Trond. Quant à moi, je n'ai pas de préférence. J'aime jouer des deux pieds même si je suis plus à l'aise du droit. Je peux donc me débrouiller sur les deux flancs. Le principal, c'est de jouer. Nous n'avons perdu aucun pion important et on s'est même renforcé avec les transferts de Mbo Mpenza et de Fabrice Ehret. On doit donc être plus fort. Non, c'est vrai mais Mouscron a fait un grand match contre nous. On ne pouvait pas faire grand-chose contre ce Mouscron-là. Il s'agit de détails à régler mais cela rentre dans l'ordre petit à petit. On a progressé au match aller contre Benfica et cela allait encore mieux face à St-Trond. A Beveren, on a prouvé que nous sommes sur la bonne voie. Garder mon niveau actuel et aider le club à remporter des titres. Mais pour cela, je ne peux pas compter seulement sur moi-même. Il faut avant tout former une équipe, un bloc. J'ai encore deux ans de contrat à Anderlecht. Je suis du genre à évoluer pas à pas sans brûler les étapes. Et je ne m'occupe plus des bruits de transfert car cela m'avait perturbé quand j'étais en Norvège. Tous les jours, j'entendais les noms de nouveaux clubs et je n'arrivais plus à me concentrer sur mon football. Depuis lors, j'ai confié mes intérêts à un manager. Contrairement à de nombreux compatriotes, je suis porté davantage sur le championnat espagnol ou italien. Je suis un joueur plus technique et je trouve que le football est plus beau dans ces deux championnats où l'on trouve la plupart des grands joueurs. Mais il ne faut pas écarter totalement le championnat d'Angleterre où de plus en plus d'équipes sont capables de produire du football léché. Barcelone. Je n'ai pas encore demandé à Henrik Larsson de s'occuper de mon transfert mais je devrais y penser (il rit).Stéphane Vande Velde" Dans l'équipe de Suède, il y a UNE TELLE AMBIANCE que les vétérans veulent RESTER "