Petite suggestion au responsable de l'animation sonore du Standard : pourquoi ne pas remplacer le petit hymne qui salue chaque but des Rouches par Força, le tube de Nelly Furtado qui fit fureur pendant l'EURO 2004 ? On serait ainsi plus ou moins certain que la plupart des joueurs du club comprendraient. Avec Wamberto, Dennis Souza, Moreira, Sergio Conceição, Carlos Alberto de Almeida et Michel Garbini, le Standard version 2004-2005 devrait bénéficier de la touche technique qui lui a parfois fait défaut au cours des deux dernières saisons.
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Petite suggestion au responsable de l'animation sonore du Standard : pourquoi ne pas remplacer le petit hymne qui salue chaque but des Rouches par Força, le tube de Nelly Furtado qui fit fureur pendant l'EURO 2004 ? On serait ainsi plus ou moins certain que la plupart des joueurs du club comprendraient. Avec Wamberto, Dennis Souza, Moreira, Sergio Conceição, Carlos Alberto de Almeida et Michel Garbini, le Standard version 2004-2005 devrait bénéficier de la touche technique qui lui a parfois fait défaut au cours des deux dernières saisons. Wamberto sert de guide à la colonie brésilienne. Michel Garbini Pereira (23 ans), qui ne parle que le portugais, peut aussi compter sur l'aide de João Aragão, un éleveur de chevaux de la région de Hamoir, qui est la personne de contact d' Edinho et de Paulo Roberto Thebalde, les deux agents brésiliens qui le renseignèrent au Standard. Lorsque MichelPreud'homme affirma que le club de Sclessin avait acquis à l'Atletico Mineiro un gaucher de grande qualité, le scepticisme était de mise. Parce que le pourcentage de joueurs sud-américains ayant réussi chez nous est plutôt bas. Mais dans le cas de Garbini, le doute est moins important. D'abord parce qu'il vient d'un club qui, s'il n'a plus été champion du Brésil depuis 33 ans, est tout de même celui qui a disputé le plus de finales de ce championnat. Ensuite parce que le FC Porto s'est intéressé à cet arrière gauche de 1,87 m pour 80 kg que l'on dit rapide, doté d'une bonne frappe et capable d'évoluer plus haut dans le jeu. C'était en novembre dernier. José Mourinho avait profité d'une des rares trêves du championnat portugais et de la Ligue des Champions pour faire une escapade au Brésil et avait noté le nom du joueur sur son carnet. Il songeait à lui pour le cas où l'international Nuno Valente, souvent absent, se blesserait à nouveau. Le quotidien de Lisbonne Correio da Manhã avait fait état de l'intérêt du club champion d'Europe. " L'information avait été publiée dans un quotidien de Belo Horizonte mais, pour ma part, je n'ai jamais été contacté personnellement. Il n'empêche qu'être cité chez les champions d'Europe, c'est tout de même flatteur ", raconte Michel. Moins d'un an plus tard, il se retrouve à Liège, dans un univers sportif moins prestigieux, mais il n'en paraît pas affecté pour autant. " Le Standard, c'est une porte qui s'ouvre sur l'Europe. Le club et moi sommes tombés d'accord dès notre première rencontre, le 3 juillet à Sao Paulo ". Michel est arrivé avec ses certitudes mais aussi avec ses ambitions et ses rêves. Il rêve de porter un jour les couleurs du Milan AC. Pas tout à fait par hasard puisque les origines de sa famille sont italiennes. " Mon grand-père était tout petit quand il est arrivé au Brésil. Mais nous n'avons gardé de l'Italie que le nom de famille et... la possibilité pour moi d'obtenir bientôt un passeport européen ". Michel a grandi à Barcelona, un quartier de la ville de Serra, dans l'état d'Espirito Santo, sur la côte sud-est du Brésil. Sa mère travaille toujours dans un cabinet d'avocat, son père est aujourd'hui policier à la retraite. Comme ses parents étaient très occupés, c'est sa grand-mère qui l'a élevé jusqu'à l'âge de 15 ans. " Souvent, les enfants éduqués par leurs grands-parents sont un peu gâtés mais je ne pense pas que ce soit mon cas ", prétend-il. " Par la suite, j'ai rapidement été confronté à la vie en solitaire : cela fait 8 ans que je vis seul. Mon adaptation à l'Europe devrait s'en trouver facilitée ". Michel a commencé à jouer au football dans son quartier. Il est ensuite passé au club de Vitoria, une île qui est la capitale d'Espirito Santo. C'est là que l'Atletico Mineiro est venu le chercher, alors qu'il n'avait que 15 ans. " C'était la concrétisation d'un rêve : j'ai toujours voulu être joueur de football. Si cela n'avait pas été le cas, j'aurais sans doute étudié l'éducation physique, comme mon frère. Parce que je suis un sportif avant tout. Outre le foot, je me débrouille plutôt bien au volley ". Si son palmarès n'est riche d'aucun titre, il connut toutefois une première récompense individuelle en janvier 2003, lorsqu'il fut sélectionné pour le tournoi olympique du Qatar. " Notre sélection était entraînée par Ricardo Gomes. Nous avons terminé troisièmes, derrière l'Egypte et le Japon mais nous n'avons jamais été battus puisque la première place de notre groupe s'est jouée au nombre de buts marqués ". Dans le noyau de ce groupe, on y retrouvait quelques joueurs dont les noms résonnent déjà dans de grands clubs européens. C'est le cas de Kaká (Milan) ou de Luisão (Benfica). S'il veut marcher sur leurs traces, Michel doit s'imposer au Standard, comme André Cruz sut le faire avant lui. Cruz est le seul Brésilien ayant évolué à Sclessin que Michel connaisse. " Je l'ai déjà affronté à quelques reprises en championnat du Brésil ", se souvient-il. On a raconté à Liège, que l'ex-arrière central avait donné un avis positif sur la nouvelle acquisition mais Michel explique ne rien savoir de tout cela. " Par contre, je connaissais un peu le football belge pour avoir vu certaines images à la télévision. Je me rappelle que Preud'homme fut élu meilleur gardien du monde en 1994 et le souvenir de la rencontre de Coupe du Monde 2002 entre le Brésil et la Belgique est évidemment très frais. Ce soir-là, j'avais été marqué par la prestation d'un arrière latéral belge : Eric Deflandre. J'étais loin de me douter qu'il serait un jour mon équipier ". Au cours des premières rencontres disputées avec le Standard, Garbini a en tout cas démontré son habileté du pied gauche. Au Lierse, c'est lui qui adressa l'assist à Mohammed Tchité mais il s'étonne que la presse n'en ait pas fait écho. " C'est tout de même important, une passe décisive, non ?", demande- t-il. D'autant que le poste de médian gauche auquel il évolue sous son nouveau maillot n'est pas très habituel pour lui. " En principe, j'ai toujours évolué comme arrière gauche. Cependant, comme je montais beaucoup, je n'ai pas trop de problèmes d'un point de vue offensif. C'est même plutôt une expérience intéressante mais je dois évidemment maîtriser beaucoup de paramètres d'un seul coup : je sors d'un championnat qui a entamé ma fraîcheur physique, je ne parle pas la langue et le football est fort différent : ça joue dur et beaucoup en profondeur. On m'avait averti mais cela reste surprenant ". En débarquant chez nous, il a dû abandonner au Brésil des personnes et des objets auxquels il tient : ses parents, sa fiancée Vanessa, sa collection de chaussures de tennis et son goût pour les haricots noirs qui garnissent chaque plat brésilien. Mais pour l'instant, ses priorités sont à l'adaptation à sa nouvelle vie. Il s'installera bientôt dans une villa du Sart-Tilman voisine de celle de Wamberto, veut apprendre rapidement le français et faire parler de lui chaque semaine. " J'espère pouvoir inscrire quelques buts sur coup franc, une de mes spécialités et devenir la révélation du championnat. J'espère aussi que ce séjour de deux ans en Belgique m'aidera à progresser sur le plan du marquage individuel, même si ce n'est pas le plus important quand on évolue sur le flanc ". Patrice Sintzen" On m'avait dit que ça JOUAIT DUR ET PR0FOND ici, mais c'est quand même surprenant "