Le foot constitue une source de revenus et d'influences dans les pays d'Europe orientale. Le Vieux Continent n'a pas attendu la chute du Mur de Berlin pour y obtenir des commissions occultes ou blanchir de l'argent. Des mafias contrôlent des hôtels d'autoroutes et surveillent la fluidité des trafics d'êtres humains, de voitures volées, d'armes, de drogues, etc. Des paris truqués, des actes de violence, des meurtres de dirigeants et d'agents de joueurs ont été...

Le foot constitue une source de revenus et d'influences dans les pays d'Europe orientale. Le Vieux Continent n'a pas attendu la chute du Mur de Berlin pour y obtenir des commissions occultes ou blanchir de l'argent. Des mafias contrôlent des hôtels d'autoroutes et surveillent la fluidité des trafics d'êtres humains, de voitures volées, d'armes, de drogues, etc. Des paris truqués, des actes de violence, des meurtres de dirigeants et d'agents de joueurs ont été signalés dans tous les Balkans. Vladimir Stankovic de l'hebdomadaire Vreme, a écrit que l'Etoile Rouge et le Partizan Belgrade sont les marques les plus connues de Serbie. Tout ce qui se passe au Marcana de l'Etoile Rouge ou au JNA (stade de l'armée) du Partizan est médiatisé. Le 5 février, l'arrestation de Dragan Dzajic, ex-président et joueur légendaire de l'Etoile Rouge, fit grand bruit. La justice lui reproche, ainsi qu'à d'autres anciens dirigeants, d'avoir détourné de l'argent dans le cadre de transferts (en imitant parfois la signature de joueurs selon la police) : Goran Drulic au Real Saragosse, Perica Ognjenovic au Real Madrid, Zoran Njegus à l'Atletico Madrid, Nemanja Vidic au Spartak Moscou, etc. La fin de l'ère Dzajic a-t-elle été utilisée pour masquer les soucis politiques du pays ? Les pro-Dzajic ont été dégoûtés en découvrant un homme menotté dans la presse. La semaine passée, l'Etoile Rouge devait élire un nouveau président et on pouvait lire dans Sportski Journal que c'était la dernière chance d'échapper à la mafia. La violence de ses supporters défraie la chronique et la condamnation de l'un d'eux, UronÜ Misic, à une lourde peine de prison, a déclenché des incidents. L'Etoile Rouge accuserait un déficit de 27 millions d'euros (sans compter l'argent détourné). Avec son budget de 9 millions, le Partizan est plus discret (déficit : 4 millions) et a bien travaillé le scouting, les jeunes dans son beau centre d'entraînement, etc. Tôt ou tard l'Etoile Rouge et le Partizan devront être privatisées. Qui prendra alors le contrôle de ces deux bijoux ? " Le gouvernement doit adopter une loi sur le financement des clubs de football, mais qui aura la volonté d'enquêter sérieusement sur les liens entre les supporters, les milieux criminels et la police ?", pouvait-on lire le 13 octobre sur le site internet de Vreme.