Sur le site web de l'UEFA, le portrait de Raúl Bravo Sanfelix dit ceci : " Raúl Bravo a remporté deux titres avec le Real Madrid : un sous Vicente Del Bosque en 2002-2003 et un sous Fabio Capello en 2006-2007 mais au cours de ces deux campagnes, il n'a été titulaire qu'à quatre reprises. "
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Sur le site web de l'UEFA, le portrait de Raúl Bravo Sanfelix dit ceci : " Raúl Bravo a remporté deux titres avec le Real Madrid : un sous Vicente Del Bosque en 2002-2003 et un sous Fabio Capello en 2006-2007 mais au cours de ces deux campagnes, il n'a été titulaire qu'à quatre reprises. " Voilà qui résume bien la carrière de ce guerrier sympathique et c'est dommage. Mais après les louanges qui ont accompagné sa conférence de presse de présentation au Beerschot - oui, il a bien fait partie de l'équipe des Galactiques avec Figo, Beckham, Zidane et Ronaldo - mais sur ses dix saisons de professionnalisme, il n'y en a que deux où il a disputé plus de la moitié des rencontres. Le Real Madrid, c'est sa vie. Même s'il a grandi à Palma de Gandia, une ville de 80.000 habitants située dans l'arrondissement de Valence et connue pour être le fief des Borgia, une famille riche et influente du quinzième et seizième siècle. C'est au club local que Bravo apprend à bien taper dans le ballon. A 16 ans, il est invité à rejoindre les équipes d'âge du Real Madrid. En 2001-2002, après trois saisons passées dans les équipes B et C, Vicente Del Bosque lui permet de goûter (modérément) aux joies de l'équipe première qui, cette saison-là, remporte la Ligue des Champions. Le championnat suivant est probablement le plus étrange de sa carrière. De juillet à décembre 2002, il n'est titulaire avec le Real qu'à deux reprises mais le sélectionneur national Iñaki Sáez fait de lui son arrière gauche en équipe nationale avec laquelle il dispute cinq matches. Réserviste au Real, titulaire en sélection ! En janvier 2003, il est prêté à Leeds pour six mois mais ce n'est clairement pas une réussite : le foot anglais n'était pas son dada et, lorsqu'il retourne à Madrid, il n'a que cinq matches à faire valoir. L'arrivée de Carlos Queiroz à la tête de l'équipe première du Real va quelque peu changer la donne : le Portugais fait de lui un défenseur central, ce qui lui permet d'échapper à la concurrence de Roberto Carlos, titulaire indiscutable sur le flanc gauche. Sur le plan personnel, la saison 2003-2004 est la plus riche de sa carrière : il dispute 32 matches dans l'équipe de David Beckham, Zinédine Zidane, Luis Figo, Roberto Carlos et Ronaldo. En 2007, toujours à la recherche de temps de jeu, il quitte le Real Madrid pour l'étranger mais après quatre saisons à l'Olympiacos du Pirée, il retombe dans l'anonymat. Il est pourtant sacré trois fois champion de Grèce et dispute la Ligue des Champions mais en championnat, de petites blessures et une dispute avec l'entraîneur l'empêchent de beaucoup jouer. Le coach, Ernesto Valverde, est pourtant espagnol mais il reproche à Bravo un manque de professionnalisme. Des rumeurs affirment qu'il aimait un peu trop la vie nocturne d'Athènes. " Sur le plan personnel, j'ai adoré la vie à Athènes ", déclare-t-il l'an dernier à un journal espagnol. Et à Madrid, il était de notoriété publique que Raúl Bravo s'entendait très bien avec Robinho, un guindailleur notoire. Ces dernières années, il est même réserviste dans de petits clubs comme Numancia et Rayo Vallecano. Evidemment, la question qu'on lui pose est toujours la même : ça fait quoi de jouer avec les Galactiques ? Bravo comprend parfaitement qu'on lui pose ce genre de question. Car outre son engagement, son excellent pied gauche et sa bonne lecture du jeu, Bravo possède deux autres qualités : il est ouvert et modeste. Lors de sa présentation au Beerschot, il a immédiatement déclaré qu'il jouerait là où le coach aurait besoin de lui. Et il avait dit à peu près la même chose l'an dernier à Vallecano : " Le plus important, c'est de jouer. "A l'époque, il avait ajouté que ce qui l'avait décidé à accepter le défi du Rayo, c'était le fait d'avoir trouvé un club chaleureux et une ville sympa qu'il connaissait bien. Bizarrement, il a dit pareil au Beerschot. " Raúl Bravo est un garçon très sympathique qui prend beaucoup l'aspect humain en compte ", dit Chris Van Puyvelde, le directeur sportif. " Anvers est une chouette ville et le fait qu'il y ait une école internationale pour ses enfants a joué un rôle important dans sa décision. Il m'a d'ailleurs surpris car il connaissait déjà très bien notre équipe. Il avait déjà regardé trois de nos matches sur internet et connaissait les noms de quelques joueurs. Il a suivi le match contre le FC Malines depuis la tribune aux côtés de Jos, notre responsable du matériel, qui parle espagnol. Ils se sont tout de suite bien entendus. " " On va enfin pouvoir parler espagnol dans le vestiaire ", rigole Hernan Losada. Et sur le terrain aussi, espérons-le pour Bravo. PAR MATTHIAS STOCKMANS - PHOTOS: IMAGEGLOBEA l'Olympiacos, il a peu joué à cause de blessures et d'une dispute avec l'entraîneur.