LUNDI

C'est la fête. Semaine de titre annoncé, Ariel Jacobs ajoute deux citations-cultes au catalogue : " Comme dit ma femme, chaque jour doit être une fête " et " On commence chaque entraînement par une danse ". Même Suarez repense au pogo-tango : le druide Juan Mendoza est de retour pour sa facture de mai, il a même amené son fils. Un peu plus loin, Dieu marche vraiment sur l'eau : Mbokani-le-flexible joue gardien à l'entraînement. Gaffe, Silvio.
...

C'est la fête. Semaine de titre annoncé, Ariel Jacobs ajoute deux citations-cultes au catalogue : " Comme dit ma femme, chaque jour doit être une fête " et " On commence chaque entraînement par une danse ". Même Suarez repense au pogo-tango : le druide Juan Mendoza est de retour pour sa facture de mai, il a même amené son fils. Un peu plus loin, Dieu marche vraiment sur l'eau : Mbokani-le-flexible joue gardien à l'entraînement. Gaffe, Silvio. Twitter Exit. Avec les griffes à la coupé de Madame, Hoefkens est débordé : le capi brugeois met son pouce en veilleuse, ses tweets coquins génèrent trop de tumulte. Les 9.619 followers devront trouver autre chose, heureusement il reste Donk. Pour ses goals futurs, Bruges lorgne Aspas (Celta Vigo) et... Dejaegere, chassé jadis du Breydel car jugé trop chétif comme... gardien. Au Club, le ridicule ne tue jamais. A Courtrai non plus : les fans collectent 5.000 euros pour convaincre leur Brecht de ne pas les plaquer ! Des chiffres et des êtres. Abbas Bayat n'aime les chiffres que dans sa propre bouche. Entre deux débats radio-télé incluant le claquement de portes, le Guide de la Révolution zébrée met la main à la poche : il a prévu 300.000 boulettes d'avoine pour son troupeau champion. Nuançons : à compter 29 têtes de Zèbres, la dringuelle de chacun revient à 10.000 euros, de quoi rafler moult duo-packs survêt & tongues à la supérette voisine. Pour les fans candidats au rachat, Tonton propose le modèle collectiviste : " Si chacun met 1.000 euros, je vous fais un prix ". Sur Facebook, l'enchère des clowns démarre. Une mine d'enfer. "Je ne suis pas un deuxième De Bruyne ", précise Julien Gorius, des fois qu'on en douterait. En attendant, le fils caché d'Albert Cartier signe à Genk alors qu'Al-Whada (Abu Dhabi) lui proposait des pâtés de sable nappé de gasoil. Degraen a fait comme avec Tshimanga : marquer son intérêt au mercato d'avant, taper quelques zéros dans la tête du joueur, puis laisser pourrir le fruit et ramasser les pelures six mois après. Malines a divisé son prix par quatre, mais quand même : " Avec ça on peut s'acheter... cinq bons joueurs ", dit Fi Van Hoof. Grève du travail. Un play-off n'est pas l'autre : après le retour-berzingue de 2011, le Standard teste le surplace à Bruges. Pour la Fête du Travail, le Club n'a bossé que six minutes : Vazquez a couru soixante mètres tout droit, du jamais vu, Moris a chaussé son gant mou, Zimling n'est passé derrière que pour prouver que le score Daum était un concept éculé (2-0). Papa Niki était hors-jeu, il y avait péno sur Gonzalez, bizarrement Mannaert n'a pas pleurniché sur le ref. François oui : au Breydel, les Wallons c'est du caca mais l'assistant avait de la roquette dans la feuille. Fortunes & Cie. Dites fortune au boss du Standard, l'animal démarre illico : Duchâtelet veut injecter 2,5 briques au Fortuna Sittard (D2 néerlandaise) et en faire un satellite des Rouches. Après Saint-Trond et le Brussels, le Roland futé garde la manie des passerelles. Ça fera toujours un pas vers la Beneliga... et une réplique à ces vilains Bataves qui, via Value 8, voulaient se payer le Standard. Tiens, Fortuna Düsseldorf n'est pas à vendre ? Kanu for President. A la télé, le couple maudit Hollande-Sarko se torche sous la ceinture, Anderlecht tape un débat rase-mottes à ses votants. Face à la réserve gantoise, les sifflets fusent, les Mauves sortent les bulles du congélo : les tresses de Kanu sont plus efficaces que les plumes du Buffalo (1-0). Biglia n'avait de galactique que les intestins mais le T2 argentin a trouvé son Lucas digne de Bernabeu. Sinon, la routine : Coach Ariel s'est encore vengé sur De Sutter pour sa lèche de Genk, ça fera 77 secondes sur le pitch, puis direct au lit. Et sans pudding. Dites Vosteke. Si Stone pleure Charden, à Genk tout marche encore par deux : le duo Vosteke (Vossen-Benteke) relaie les duos Strulare (Strupar-Oulare) et Sogano (Sonck-Dagano) dans le Hall of Fame limbourgeois. Courtrai déguste, on se serait cru en PO2 : du spectacle, des volte-face et des défenses-carton (3-4). Noyade permise. S'il vous venait l'idée de mourir en plein match, faites-le par forte pluie, et sur terrain marécageux : l'assurance de l'Union belge couvre bien " la noyade subite " ( sic !) mais... pas l'arrêt cardiaque. Une famille de Merksem doit payer elle-même la revalidation du gamin, terrassé en plein match. Explication de l'assureur : " L'infarctus n'est pas un accident de jeu, c'est un déficit de condition physique ". A la Chambre, Johan Vande Lanotte tonne, il veut une couverture totale. Depuis début 2012, quatre jeunes joueurs ont déjà palpité en plein match. Qui dit mieux ? A chacun sa polka. Confirmé, les grills de la Vaillance servent toujours du steak argentin. Les 65 fan-clubs mauves élisent... Biglia Joueur de la saison devant Suarez et Kouyaté. Aucune trace de Mbokani : les types du Soulier d'Ebène auraient-ils infiltré ? Wasyl sauve son mois de juin : plutôt qu'un all-in avec Madame sur une plage d'Anatolie, le muet au coude d'argent a son coupon pour l'Euro. La petite biture colonaise était bien une fausse alerte. Buffalo pleure visage pâle. Le tipi gantois pleure le fils du président : Pieter De Witte s'éteint à 34 ans, ce jeune père de famille était si fendu de Buffalo qu'il avait fondé un fan-club à New York. Lepoint reprend des couleurs : il rejoue le soir avec la réserve au Beerschot. Louwagie, prépare ton chéquier. Droit devant. Six semaines après sa rupture contre OHL, Cyriac passe ses croisés au scalpel et revient dans six mois... au mieux. Et Sclessin de remonter le dossier Coulibaly (Gand) en haut de pile. Witselmania à Sclessin : pendant que Pierre François recalcule le pourcentage rouche sur un passage du triple Axel au Real, son formateur José Jeunechamps claque la porte de l'Académie... La pelle de Carl. " A la maison, Carl ne fait rien, je me farcis toutes les courses et le rangement ". Vanessa Hoefkens décrit son quotidien, le comité sportif lui donne une chance d'améliorer sa condition : son capi d'époux prend un dimanche de suspension et manquera le clash du Parc. Almebäck, prépare ta charge. Tous pour un. Avant de voir Van Gijseghem débouler, Franquart bétonne son casier pour deux ans à Mons. Perbet figure parmi les cinq nominés au Footballeur pro : tous les Dragons ont voté pour lui, au Tondreau l'esprit de corps on connaît. Face à De Bruyne, Mbokani, Suarez et Odjidja, pas sûr que Jérém rafle gros loin du Doudou. Au Lierse, Sonck a tout tenté : " J'ai payé mes collègues pour qu'ils votent pour moi. " Les petits arrangements au Lisp, une seconde nature. Pedibus gambis. Logan Bailly est venu en 4x4 et est reparti... à pied : pendant l'entraînement, la justice fait embarquer sa Range, le portier genkois aurait encore oublié quelques virements. Degraen prépare les siens : Joseph-Monrose est dans le collimateur minier. Semaine noire. Kallo est KO, ce petit club de P3 est-flandrienne est pourtant promu à l'étage supérieur : au petit matin, Jimmy Smet (ex-Beveren, Lierse et RWDM) se donne la mort à seulement 34 ans. La Sorcière est sans pitié. Article 14quater. La formule des play-offs en balance, Van Holsbeeck reprend le soliloque présidentiel : " Il faut une D1 à 14 pour alléger le calendrier et revoir la division des points par deux car ce n'est pas... correct ". Maintenant que le politique s'est calmé, le foot se met à la réforme de la réforme. Proto va pouvoir voir venir : il rempile pour cinq ans au Parc. Qui veut gagner des millions ? " Pour le rush final, on a demandé conseil à Usain Bolt " : d'évidence La Foudre n'a pas répondu aux texto de Sollied, contre Courtrai Gand ne sprinte que sur le tard. Monrose trace son hyperbole, Oussalah sa cavalcade, Czvitkovics clôture le scrabble : la baudruche gantoise pète sur l'éperon courtraisien qui attendait ça depuis... 1984 (2-3). Gand biffe la deuxième place, ça valait la peine de faire tourner les cadres l'autre jour au Parc. La boutroule et la gâchette. La finale des PO2 s'offre au banni du top 6 et au promu montois : Rudy canarde face à Malines (3-1), Jarju place son bout de gras au Kiel (1-1). Le Doudou prolonge sa deuxième saison-marathon : en finale d' On achève bien les chevaux, qui du Cercle et de l'Albert sera le plus cramé ? Contre Lokeren, Zulte recolle au score mais sans brancher le boulier-compteur nécessaire à la qualif (2-2), réduit à dix OHL gagne au Lisp et Remacle graisse ses stats d'une 15e prune (1-2). Voir le Lisp et mourir. Le Lierse a la nostalgie morbide : pour le jubilé du titre de 1932, il emmène ses supporters... au cimetière honorer les héros d'antan. Huysegems n'aura pas ces égards plus tard, il doit se chercher un autre club. Après les Souliers d'Or et d'Ebène, voici le Lion belge : Bidaoui est élu meilleur footeux... maghrébin de Gelbique. A quand un Soulier Roux pour Brüls ? Vivent les pénos. Bryan Ruiz et Partizan, Gillet dissipe les fantômes du Parc : Anderlecht hisse au top de son juke-box le disque des onze mètres, Papa Guigui passe à la 93e fesser la Gazelle brugeoise, la maison mauve enfile sa 31e écharpe (1-1). Côté brugeois, Mannaert & cie re-sifflent le sbire au sifflet, le Club méritait mieux mais serait mal mis de contester les succès sans relief. Avant de filer au Carré, les Mauves ont slammé avec Chelsea Boy Romelu, mais dès demain c'est sur la culotte de peau de Van Buyten que le tout-Anderlecht va cotiser. Saint-Guidon, priez pour eux. La Ligue avec ou sans Jova ? Milan fait monter les enchères : " Il faut que je réfléchisse si je reste ". Jacobs distille : " J'ai déjà pris ma décision, vous le saurez bientôt ". Champion l'an passé, Vercauteren pleurait à chaudes larmes. A l'heure bénie, Ariel semblait seul au monde. Comme un signe du destin ? Eurosceptique. On n'est toujours trahi que par le siens : en visite à Sclessin, Benteke a sorti tous ses pions rouches pour Genk, le Racing détrousse la caisse mosane et re-kiffe la deuxième place. Le Standard passe en boucle le disque rayé de ses play-offs : de l'envie mais aussi de la poisse et des bourdes par paquets, Ezekiel se dépucèle, Moris devra encore bouffer quelques tartines (2-3). A Paris, Hollande-le-rouge s'offre la France avant l'Europe ; en bord de Meuse, les Rouches enterrent la leur, adieu les nocturnes de semaine. Mais la femme reste l'avenir de l'homme et remplit la vitrine : le Femina gagne la Coupe face au Lierse (3-2). Is it a man's world ? AUSSI SUR VIVACITÉ ET WWW.RTBF.BE/SPORT PAR ERIK LIBOIS