LUNDI

Thérapie familiale. Entre Stayen et Sclessin, les vases communiquent plein pot : après le drame Namurois, le coach mental canari est dépêché en bord de Meuse pour la cellule de crise au vestiaire. Façon Sterchele, la 51e minute est choisie comme éternel hommage au grand Guy, référence à son âge. Et même en plein squad, les joueurs songeront à leur préparateur : l'Académie rebaptise la salle cardio du nom du défunt. Le deuil ne freine pas la spéculation : Negouai, l'agent de Batshuayi, chiffre à cinq briques la valeur de son petiot. Même que... le Barça serait en file d'attente. Mouais.
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Thérapie familiale. Entre Stayen et Sclessin, les vases communiquent plein pot : après le drame Namurois, le coach mental canari est dépêché en bord de Meuse pour la cellule de crise au vestiaire. Façon Sterchele, la 51e minute est choisie comme éternel hommage au grand Guy, référence à son âge. Et même en plein squad, les joueurs songeront à leur préparateur : l'Académie rebaptise la salle cardio du nom du défunt. Le deuil ne freine pas la spéculation : Negouai, l'agent de Batshuayi, chiffre à cinq briques la valeur de son petiot. Même que... le Barça serait en file d'attente. Mouais. Jardin & Loisirs. A Bruges, la quête de l'Excellence cible même la botanique : le Club convoque une firme-gazon de Rotterdam ayant déjà piqué la motte au Real, Arsenal et Manchester City. L'échevin local entérine, Mannaert ne veut plus des employés communaux. Le toubib local déguste pareil : le Dr Sas aka Dr Piqûre porte le chapeau pour le crash Stenman. Dans son bureau mauve, DG Herman savoure sa gueuze. Devoir de succession. Au Beerschot point de salut, les joueurs attendent toujours leur paie de janvier. Un peu de joie quand même : grand adepte des régimes sans sel, Mathijssen est papa d'une Nona, sa deuxième gamine. Le Syndicat des coaches et la Ligue flamande de sudoku programment une stagiaire potentielle. Un peu, beaucoup, à la Foley. Le plus gaëlique de nos footeux retrouve ses cornes de brume : Foley trahit le Cercle pour un... Football Club, mais c'est celui de Limerick. C'est l'info du jour : le mercato est encore ouvert en Eire. Vivent les vieux. Les ganglions restent un truc de vedettes : comme De Bruyne naguère, une mononucléose est repérée chez El Ghanassy. Nouvelle avancée pour la recherche médicale, la bougeotte serait un effet indésirable méconnu du virus. Louwagie revoit son obsession du jeunisme : après avoir cédé deux ans à Thijs, le DG gantois propose pareil à Smolders. Janvier-février et son coup de mou, l'ont prouvé : les vieux ne sont pas si nuls. Chef, un p'tit verre. Le parcours mauve de De Sutter tourne au noir vermeil, le voici stoppé pour une panne de cartilage. Ariel, un mot doux pour ton Tommeke ? Sûr, le scouting local est en plein lifting : en attendant son Devroe, Van Holsbeeck l'homme-qui-voulait-tout-zieuter-lui-même embauche Axel Smeets, un ex de l'écurie Frenay, comme scout en Colombie. Sniffe pas trop, gros. Côté Congo, Mbokani a la fibre bof, il décline sa sélection. Son coach Claude Le Roy regrette : " Dieu est l'un des meilleurs avants... du monde ". Carrément. Excès de vieillesse. Même à 39 bâtons, Goor file tel le vent. Evidemment c'est plus commode au volant : Old Bart cède son permis, sa Porsche 911 a été flashée à 83 km/h en zone 30. Sauf que c'est même pas Bart qui conduisait. N'est pas grabataire qui veut. Cherche déboucheur. Abbas Bayat reprend son passe-temps, le tranchage de cou à la hachette. Balog y laisse sa tonsure : pas de stress Tibor, ils sont nombreux avant toi à s'être fait lapider par le Guide de la Révolution fruitée. Le portier Coqu disjoncte : il s'en prend au président... avant de s'excuser, le C4 est passé tout près. Notaro hérite du titre (et du contrat ?) de T1 jamais décroché par l'ami Tibor. 24 h chrono, le bon Mario améliore le record : on n'avait jamais vu cursus accéléré de psy aussi furtif. Et si le néo-T1 se débrouille en plomberie, c'est aussi bien : toutes les toilettes du Mambourg sont bouchées. A force d'actionner la chasse depuis le bureau du président ? Retour de balancier. Le Standard remonte le Temps d'avant-D'Ono : revoilou Dessy, éjecté jadis pour Ivic, comme dirlo de l'Académie. Le poste était vacant, Michel Bruyninckx ayant décidé de retourner jouer au jokari-poignet, son fameux Brain Centered Learning. Christophe, ne laisse plus filer les Chadli d'aujourd'hui. Ippon au Gaverbeek. Le maintien assuré, Dury prépare le retour au top : il convoque Vandecaveye pour un atelier judo comme à Anderlecht. " Ça apprend à mieux tomber et éviter les blessures ", explique VRP Gella. Berrier ne renonce pas : " J'ai ma place dans un grand club belge ". Biffez le Standard et faites vos jeux. Mort sur le Niil. Quand il le veut, De Pauw est bien l'un des footeux les plus classieux de Gelbique : le Lierse s'en rappelle mais un peu tard, le Witsel lokerenois poinçonne d'un doublé le ticket Daknam pour la finale de Coupe (0-3). Copa a son explication : " Après le succès de la Zambie à la CAN, Dieu me devait une compensation ". C'est beau, la foi. A vos calendes. Sirtaki d'Héraklion en vue, Leekens invite deux nouveaux pompons-jupettes. Maarten Martens retrouve le noyau diabolique quitté sous Advocaat, De Ceulaer pointe ses tatoos et sa risette : " Même si on me met en tribune, je savourerai " - à faire passer chez Proto-Van Damme. Juste en soutien, les réservistes Lukaku et de Camargo sont appelés, mais c'est la dernière fleur. Benfica râle pour Witsel car se profile le Clasico de la morue. " Ils n'ont qu'à venir chercher Axel en avion après le match... et mettre Defour dans sa valise ", rétorque Leekens. Zéro... Pour Bruges un score Daum aurait suffi, c'est Hanovre qui s'en charge : les jeunes Gazelles se cassent les pattes sur l'acier trempé Bundesliga, et sans Kujovic la note était plus saucisse-moutardée (0-1). Au moins Daum sera content : l'Europe est au panier, cap sur le championnat. En tribune, un peu perdu, créchait un scout... de Westerlo : signe du niveau ? ... devant... " On a joué à la Guy " : pour leur Namurois incinéré le matin même, Belhocine & co sortent les tripes face au Wisla... encore meilleur à dix contre onze, le Standard ressort aux points vainqueur du ring mosan (0-0). Pour le retour à Hanovre, pas besoin de prévoir l'hôtel ou le scouting, les vieilles fiches sont toujours là. Briefing requis pour le boss : Duchâtelet a dû demander à son de Sart pourquoi tous ces gens clappaient des mains à la 51e ! Et buse pour les fans polonais : quand on siffle la minute de silence et surtout qu'on crame aux pétards les menottes de deux bambins, seul le bagne s'impose. ... pas derrière. Quatre minutes trente-sept de rush initial, un poteau de Suarez, deux flops de Mbokani, et c'est tout : Jovanovic et Biglia étalent leurs limites aux moments-clés, Anderlecht re-mélange ses lettres contre AZ qui n'avait plus gagné away en Europe depuis cinq ans... et c'est signé le Judas Martens (0-1). Et Coach Ariel, lynché par la populace, de tailler le patron : " Ceux qui parlaient de finale ne sont pas des connaisseurs ". Roger, Roger ? Adieu Guy. La pointeuse du Centre funéraire de Robermont affiche 600 personnes : la moitié de la D1, le top du tennis, du judo et du basket belges se recueillent pour Guy Namurois. Même Carcela, Defour, Mangala et Onyewu ont pris leur jet perso. Pas de trace de Luciano. Ou alors tapi dans l'ombre. C'est que du foot. Lendemain de torchage européen, Jacobs pète la forme : il décline de A à Z son Précis du parfait cynique. Flingué par le duo Mulder-de Mos, Ariel embrouille ses stats : " Ces types n'ont pas tapé deux fois dans une balle ". Réinvente les méthodes de remise en forme : " Les joueurs, on va leur ventiler les oreilles d'air chaud ". Et anticipe son futur job de DT : " Ceux qui n'ont pas le moral, on les envoie en Russie ". Mais que serait Ariel sans son fameux doute existentiel ? De fait : " Je n'y connais rien en foot ". Hasi, apparemment oui : le T2 rempile pour trois automnes. Le soir, Molins reprend en Espoirs, 214 jours après sa cracotte au genou. Tout confort. Même en D2, Saint-Trond gardera son stade de dingue et la banquette chauffée pour Vander Elst : le T1 canari restera coach, et aux mêmes conditions svp. Le STVV cumule les premières : les fans obtiennent un siège au CA de la future SA. Pas à dire : des Socios en Exqiligue, c'est exquis. Ciao Dennis. Le Doudou puait l'oignon à plein pif : van Wijk jette son éponge montoise après avoir essoré une dernière fois son duo Nicaise-Van Imschoot, écartés du noyau pour Gand. " Vu le peu de soutien de la direction, je ne voulais pas finir comme Koster à Bruges ". A Gentbrugge, les Dragons ont joué leur éternel disque rayé : Perbet ne cadre plus rien, Werner prend ses deux caisses hebdomadaires (2-0). Le compte est bon : façon Brussels en 2005, l'Albert aura encaissé 27 fois de suite ! Vivement le Heysel. Le Cercle grave sa bulle en play-offs 1 : face à Zulte, Portier joue les serruriers, Gombani revient après deux ans de mouise, Coach Bob encode le 12 sur 12 (1-0). Contre Lokeren, Courtrai loupe sa répet de la finale de Coupe : Patosi teste le corner direct, Harbaoui double, Keet fait sa klette (2-5). Et tout ça à dix une mi-temps : pour le Heysel, Maes tient déjà sa tactique. Sus aux gardiens : Mc Donald ne tremble pas pour le retour au Kiel de Kaminski, le Bee tacle OHL (2-1), Verbauwhede de Westerlo s'auto-annonce chez Dirar à Monaco et prend la porte contre Malines (1-3). Enzo bientôt ? " Dennis, tu peux rester chez toi " : après moult relectures du contrat T1, Lommers évite le clash au vestiaire tout en éludant le limogeage - et le dédit qui va avec. T2 Broeckaert ressort son tablier de dépanneur, par chance seuls les PO2 figurent à l'horizon. Enzo, re-prépare ton sac ? Vande Walle est annoncé à Anderlecht, où De Wilde va partir. 22, v'là Abbas. Sacré dimanche pour l'amicale des coaches carolos : Brogno lâche l'Union pour Tubize, Czernia offre à Notaro sa Saint-Nicolas au Carnaval (3-1). Charleroi revient à deux pions d'Eupen, Bayat a pleinement réussi son choc psychologique. Sauf qu'il... l'ignore : Tonton est parti à 0-1, suivant en cela le Casse-toi Abbas ! scandé par les fans entrés à la 22e minute. 22 comme quoi ? Ben oui, le nombre de C4 de T1 consommés par le patron. Si quelqu'un pouvait juste lui dire qu'on a gagné, des fois qu'il serait en train de virer le coach. Car des présidents distraits, on n'en trouve pas qu'à Sclessin. Bulle et bulle. Les euro-lendemains stériles seraient donc bien réels. Le Standard contre Saint-Trond, Anderlecht au Lierse, chacun repart blanc d'idées et d'allégresse (0-0) ; Bruges fait pire, une vulgaire lapidation à la houille en terre genkoise (3-0). Sclessin vomit ces maudits hors-jeux, Riga compte cinq sorties sans victoire, Duchâtelet évite quand même le crêpage de crolles avec sa Madame du Stayen. Koster ou Daum, au retour comme à l'aller Genk fesse Bruges par son duo rappeur Kevin & Christian, même que l'eau bénite de Jorgacevic sert aussi sur les pénos. Max est mini : cheville flasque, Lestienne enterre ses play-offs. " J'ai joué niveau P4 " (©Gillet) : Anderlecht s'ensable minablement dans l'erg du Lisp, seul Juhasz engrange : dixième biscotte jaune-pâle en poche, le Roland immaculé va pouvoir glander jusqu'au tour final. PAR ERIK LIBOIS - AUSSI SUR VIVACITÉ ET WWW.RTBF.BE/SPORT