Le fait de rester six ou sept semaines sans match officiel a des conséquences sur le plan financier : ce sont six ou sept semaines sans rentrées. " Et c'est d'autant plus ennuyeux qu'on se trouve dans une période cruciale, budgétairement, car il faut préparer la saison prochaine ", concède le directeur général PatrickVerhamme. " Nous ne jouons pas entre le 26 mars (s'il n'y avait pas eu de demi-finale de Coupe, c'eût été entre le 15 mars) et le 9 ma...

Le fait de rester six ou sept semaines sans match officiel a des conséquences sur le plan financier : ce sont six ou sept semaines sans rentrées. " Et c'est d'autant plus ennuyeux qu'on se trouve dans une période cruciale, budgétairement, car il faut préparer la saison prochaine ", concède le directeur général PatrickVerhamme. " Nous ne jouons pas entre le 26 mars (s'il n'y avait pas eu de demi-finale de Coupe, c'eût été entre le 15 mars) et le 9 mai. S'il y avait eu un 16e classé autre que Mouscron, il n'aurait pas joué entre le 15 mars et le... 1er août. C'était la mort assurée. Nous, on a encore de la chance : on est simplement dans le coma ! On a essayé d'organiser d'autres activités qu'un match de football pour nos sponsors, comme une soirée à thème, mais ce n'est pas pareil. " Verhamme a fait ses comptes : " Finalement, on jouera autant de matches que les équipes des play-offs 2, à savoir trois à domicile et trois en déplacement. On les disputera simplement un peu plus tard. Mais on aurait vraisemblablement accueilli plus de monde contre Malines, le Cercle et Westerlo, que contre Mons, Eupen et Lommel. Sans parler des droits TV : entre les play-offs II et le tour final avec les équipes de D2, il y a une différence de 220.000 euros. "Roulers a choisi d'offrir l'entrée gratuite aux abonnés. " C'était prévu dès le départ, que l'on participe aux play-offs de D1 ou au tour final de D2. "L'incertitude qui plane sur la division où évoluera Roulers la saison prochaine est aussi ennuyeuse. " On a déjà fait des tours de table avec nos sponsors principaux et leur réponse est relativement positive, mais ils veulent malgré tout savoir s'ils supporteront un club de D1 ou de D2. On a la chance, dans notre malheur, d'être situés dans une région où l'activité économique est encore prospère, même si les effets de la crise sont perceptibles. Si l'on devait descendre, on rencontrerait plus de difficultés, mais je n'irai pas jusqu'à parler de catastrophe. On a d'ores et déjà prévu un plan A et un plan B. Le scénario idéal, en cas de descente, serait de remonter directement comme Saint-Trond l'a fait, mais c'est plus facile à dire qu'à réaliser. Le mieux serait de se maintenir. Mais, même dans ce cas-là, on partirait avec un handicap sur les autres clubs de D1 qui auront pu préparer la prochaine saison beaucoup plus sereinement. "