Ce mercredi aura lieu, à Rome, le match aller de la finale de la Coupe entre l'AS locale et l'Inter (retour la semaine prochaine). C'est la même affiche que la saison dernière et, une fois encore, ce trophée prendrait une importance capitale pour les dirigeants milanais qui tenteront de faire croire à leurs supporters que la saison est réussie malgré un énième échec en championnat et en LC. Comme il y a 12 mois, les tifosi ne tomberont sans...

Ce mercredi aura lieu, à Rome, le match aller de la finale de la Coupe entre l'AS locale et l'Inter (retour la semaine prochaine). C'est la même affiche que la saison dernière et, une fois encore, ce trophée prendrait une importance capitale pour les dirigeants milanais qui tenteront de faire croire à leurs supporters que la saison est réussie malgré un énième échec en championnat et en LC. Comme il y a 12 mois, les tifosi ne tomberont sans doute pas dans le piège : une victoire en Coupe d'Italie même suivie d'un succès en Supercoupe ne représente qu'un lot de consolation. Les maux qui frappent l'Inter depuis quelques années tiennent de l'incroyable vu les investissements effectués par MassimoMoratti. Le président a démontré qu'ouvrir le portefeuille sans un projet susceptible de soutenir les dépenses est tout simplement masochiste. Pour créer un groupe gagnant, la direction doit être forte, crainte par les joueurs et respectée par les médias. Ce n'est pas le cas à l'Inter où, après chaque désillusion, le président annonce qu'il va quitter le club avant de revenir gonflé à bloc. La confusion règne dans le clan noir et bleu : Adriano est en conflit avec plusieurs équipiers et n'a pas caché qu'il ne parlait plus à Juan Veron mais qu'il n'avait rien contre les sept autres Argentins du noyau. On peut dresser une longue liste des comportements qui auraient mérité une prise de position de la direction. Il ne faut donc pas s'étonner que des joueurs comme Veron, MarcoMaterazzi ou FrancescoToldo profitent de la faiblesse des patrons. Le résultat de cette politique paternaliste fait que les amateurs de football considèrent que le noyau de l'Inter est composé de footballeurs capricieux, surpayés, pleurnicheurs, incapables de souffrir et égoïstes au point de penser plus à eux qu'à l'équipe. Sur un plan plus large, toute la politique de recrutement doit être remise en question. Moratti a voulu RobertoMancini à tout prix mais celui-ci n'a jamais paru en mesure de décrocher mieux qu'une troisième place. Pire, sa stratégie est de réclamer à tout bout de champ de nouveaux joueurs et on peut se demander s'il est bien pensé d'engager à prix d'or des joueurs comme SinisaMihajlovic, Kily Gonzales, Cesar, SantiagoSolari, tous des trentenaires, pour ne jouer que dix matches maximum. N. RIBAUDO