1. Le Real de Luxemburgo.

Wanderley Luxemburgo a procédé à des retouches de plus en plus visibles sur l'échiquier du Real Madrid. Ainsi, Roberto Carlos n'est plus un arrière gauche mais un véritable ailier de débordement. Et, la plupart du temps, le Brésilien joue plus haut que les quatre médians de son club. Wanderley Luxemburgo masse de plus en plus d'hommes au centre du terrain. On retrouve des éléments importants dans ce secteur : David Beckham, Tomas Gravesen, Luis Figo et Zinédine Zidane. Gravesen participe activement à la récupération. Et on peut affirmer que Beckham a définitivement revêtu le costume de médian défensif. L'Anglais ne marqu...

Wanderley Luxemburgo a procédé à des retouches de plus en plus visibles sur l'échiquier du Real Madrid. Ainsi, Roberto Carlos n'est plus un arrière gauche mais un véritable ailier de débordement. Et, la plupart du temps, le Brésilien joue plus haut que les quatre médians de son club. Wanderley Luxemburgo masse de plus en plus d'hommes au centre du terrain. On retrouve des éléments importants dans ce secteur : David Beckham, Tomas Gravesen, Luis Figo et Zinédine Zidane. Gravesen participe activement à la récupération. Et on peut affirmer que Beckham a définitivement revêtu le costume de médian défensif. L'Anglais ne marquera plus que sur des phases arrêtées ou via des frappes lointaines. Ces vedettes forment un carré très serré afin d'enrayer les percées adverses dans l'axe mais aussi dans le but de dégager des espaces sur les côtés. A gauche, Roberto Carlos s'y engouffre avec plaisir. A droite, c'est Michel Salgado qui se charge de ce travail. Contre la Juventus, Salgado, blessé, a été très vite remplacé par Raul Bravo qui n'est pas un droitier. La Juventus n'a pas colonisé les zones désertées par les deux ailiers. Le Real a toujours pratiqué le même concept tactique, que ce soit à domicile ou en déplacement. C'était quasiment immuable. Luxemburgo apporte des variantes et il sera intéressant, au match retour, de voir si son occupation du terrain sera la même ou pas qu'à Santiago Bernabeu. José Mourinho a aligné son équipe en 4-5-1. Son plan consistait à organiser la récupération du ballon dans une zone de 30 mètres devant son gardien de but. Personne n'a jamais pressé le porteur du ballon dans le camp adverse ou même près de la ligne médiane. En s'affairant trop haut, Chelsea risquait d'écarter ses lignes et d'offrir de l'espace à Ronaldinho ou à Samuel Eto'o où ils seraient régalés. Le calcul du coach londonien a été bon dans la mesure où les deux attaquants du Barça ont eu du mal à trouver un chemin entre les lignes bien serrées des Anglais. Chelsea a aussi frappé au bon moment avec le raid de Damien Duff qui se termina par l'autogoal de Juliano Belletti. L'exclusion de Didier Drogba a finalement facilité la tâche des Catalans. Les Interistes disposent d'un noyau énorme et Roberto Mancini le fait tourner avec une maestria étonnante. Son club était invaincu en Ligue des Champions et a conservé ce brevet d'invincibilité à Porto. Jusqu'à dimanche dernier, à l'occasion du derby dans le cadre de la 26e journée, l'Inter n'avait pas connu le moindre revers. Quand on est capable de franchir autant d'obstacles, cela signifie que cette équipe a suffisamment de ressources pour aller très loin. Les Bavarois de Félix Magath ont gagné sans le moindre problème face à Arsenal. On a eu l'impression que rien ne pouvait arriver aux Allemands. Kolo Touré a égalisé par le plus grand des hasards. Le Bayern a retrouvé son style qui passe par de l'engagement et de la cogne à la finition. Les étrangers du Bayern sont nombreux mais tous ont désormais le style Bundesliga. A mon avis, le vainqueur de la Ligue des Champions sera probablement un des membres du quatuor Real, Chelsea, Inter, Bayern.n Propos recueillis par Pierre Bilic