Cinq opérations au genou ont eu raison de Sebastian Deisler, jadis considéré comme le plus grand talent allemand. A 27 ans, il jette l'éponge. Mardi dernier, le médian du Bayern a fait part de sa décision, à l'occasion d'une conférence de presse spécialement organisée à cet effet. Il met un terme immédiat à sa carrière. " J'ai longuement mûri cette décision. Je ne l'ai pas prise comme ça, du jour au lendemain ", a-t-il expliqué. " Je me torturais pour revenir après chaque blessure ".
...

Cinq opérations au genou ont eu raison de Sebastian Deisler, jadis considéré comme le plus grand talent allemand. A 27 ans, il jette l'éponge. Mardi dernier, le médian du Bayern a fait part de sa décision, à l'occasion d'une conférence de presse spécialement organisée à cet effet. Il met un terme immédiat à sa carrière. " J'ai longuement mûri cette décision. Je ne l'ai pas prise comme ça, du jour au lendemain ", a-t-il expliqué. " Je me torturais pour revenir après chaque blessure ". La dernière atteinte, une usure du cartilage, a été la goutte de trop. International à 36 reprises, Deisler n'a plus envie de lutter. Il a surtout très peur de se reblesser. " Je n'ai plus confiance en mon genou. Je n'éprouve pas de bons sentiments quand je joue. Je ne me livre qu'à moitié, c'est un calvaire. Je pense n'être utile à personne dans ces conditions ". Deisler a un long dossier médical, qu'il s'agisse de problèmes physique ou mentaux, depuis qu'il a quitté Hertha BSC pour le Bayern en 2002. Accablé par son impuissance à se défaire de blessures pour répondre enfin aux attentes, l'international a sombré dans la dépression. C'est surtout son corps qui a flanché, cependant. En quatre saisons et demi, le médian droit n'a disputé que 135 matches de Bundesliga, durant lesquels il a marqué 18 buts. Il a néanmoins participé à la conquête de trois titres nationaux et d'une Coupe. " Je ne comprends pas sa décision ", a commenté Uli Hoeness, abattu. " Nous avons tout mis en £uvre pour l'aider et nous déplorons vivement sa décision. Nous allons le libérer de son engagement, qui court jusqu'en 2009 et qu'il venait de signer en décembre, mais si Sebastian s'estime à nouveau en mesure de jouer, il pourra revenir au Bayern à tout moment ". Joachim Löw, le sélectionneur national, comptait beaucoup sur Deisler. Il était sous le choc. " Je lui ai téléphoné fin décembre. Il semblait alors optimiste. Il m'a laissé une impression positive. Aussi difficile cela soit-il, nous devons accepter sa décision. Sebastian doit écouter son corps ". Rudi Völler, l'ancien sélectionneur, devenu directeur sportif du Bayern Leverkusen, partageait l'opinion générale. " J'ai peine à assimiler la nouvelle. Prendre congé d'un footballeur pareil de cette façon est vraiment très pénible ". BERTI VOGTS (60 ans) est devenu le sélectionneur du Nigeria. Il entame sa mission le 1er mars. Son contrat court jusqu'en 2010. Il doit qualifier son équipe pour le Mondial sud-africain. EguAugustine (ex-Gand et Courtrai), qui avait assuré l'intérim, redevient adjoint. MARCELINHO, transféré au VfL Wolfsburg, en chasse l'attaquant néerlandais Rick Hoogendorp, qui doit se trouver un nouvel employeur. CARSTEN RAMELOW (32) va rater le début du second tour. Le capitaine de Leverkusen a subi une opération au genou. Un coup dur pour le coach Michael Skibbe, dont le joueur est un des joueurs-clefs. LE WERDER a embauché l'international espoir Peter Niemeyer (23 ans), un défenseur du FC Twente. Son transfert a coûté 500.000 euros. Le joueur a signé jusqu'en 2011. JÜRGEN KLOPP, l'entraîneur du FSV Mainz, espère qu'un coach mental l'aidera à éviter la rétrogradation. Il a aussi enrôlé un avant égyptien, Mohamed Zidan (25 ans), transféré pour 2,5 millions du Werder Brême. LE HSV n'est toujours pas épargné par les blessures. Cette fois, c'est l'avant péruvien Paolo Guerrero qui souffre d'une déchirure musculaire et doit se reposer pendant un mois. THOMAS HITZLSPERGER peut signer un contrat amélioré au VfB Stuttgart jusqu'en 2009. ArminVeh (45 ans), entraîneur ad intérim, a obtenu une prolongation jusqu'en 2008. EBI SMOLAREK a écopé d'une amende de 20.000 euros pour ses propos très critiques sur Dortmund. L'avant polonais estimait que le club ne le respectait pas. F. VANHEULE