Filip De Wilde a retrouvé toute sa sérénité en même temps que son nouveau club, le Sturm Graz. Celui-ci reste sur deux probants succès en championnat, juste avant de se mesurer, à nouveau à Bregenz, le plus belge des clubs autrichiens.
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Filip De Wilde a retrouvé toute sa sérénité en même temps que son nouveau club, le Sturm Graz. Celui-ci reste sur deux probants succès en championnat, juste avant de se mesurer, à nouveau à Bregenz, le plus belge des clubs autrichiens. Filip De Wilde : Gilbert Gress prônait une trop grande liberté offensive des milieux de terrain. Aujourd'hui, l'équipe évolue encore en 3-4-3, mais il y a une toute autre discipline. Les attaquants sont devenus les premiers défenseurs en perte de balle. Petrovic a joué libero au Sturm, avant d'être l'adjoint d'Osim, lors de la bonne période du club. Cette expérience et sa connaissance de la maison nous sont précieuses. Il a aussi été rechercher dans le noyau des amateurs deux éléments que Gress ne voulait plus. Depuis, nous avons accroché deux fois l'Austria (1-1), battu le Grazer AK (2-1) et le FC Carinthie (0-3), pour une seule défaite face à Mattersburg (0-1). Oh, je me souviens avoir connu avec Anderlecht un aussi mauvais départ. Cela n'avait pas empêché les mêmes joueurs de rebondir. Depuis cinq parties, je n'ai plus été battu qu'à quatre reprises. Je m'amuse, je suis à 100 % physiquement, je suis fort sollicité et les gens me disent avoir eu l'occasion de voir que le Sturm n'avait pas transféré un has been, malgré ses 39 ans ( il sourit). En douze parties, seule une exclusion face à Bregenz m'a empêché de tout jouer. Je l'ignore. Je suis ici jusqu'à la fin de la saison. La suite n'est pas programmée. Je ne manque de rien sauf de la présence de ma famille : il n'est pas envisageable que les enfants viennent à l'école en secondaire ici. En attendant, je n'ai aucun regret. Le club me loge dans un château, à 20 bornes du stade, je parle l'Allemand et je suis dans une ville très belle et très riche culturellement. Aucun. Michael Goossens évolue aussi à Graz, mais je ne l'ai jamais aperçu, même lors du derby. Les autres ? On se verra encore, samedi lors de la venue de Bregenz. Un championnat à dix équipes, c'est bizarre. On se mesure à chaque adversaires à quatre reprises et, en décembre, on arrête jusqu'à la fin février. Nous ne disputerons notre seizième de finale de la coupe qu'un mois plus tard ! (Ph. Bughin)