Que répond le chairman anderlechtois à ceux qui disent que son club ne parvient décidément pas à prendre congé dans les règles de l'art de ses anciens glorieux serviteurs ? Car après la sortie sur la pointe des pieds d' Enzo Scifo, autrefois, celle de Filip De Wilde aura entraîné elle aussi quelques froncements de sourcils cette année.
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Que répond le chairman anderlechtois à ceux qui disent que son club ne parvient décidément pas à prendre congé dans les règles de l'art de ses anciens glorieux serviteurs ? Car après la sortie sur la pointe des pieds d' Enzo Scifo, autrefois, celle de Filip De Wilde aura entraîné elle aussi quelques froncements de sourcils cette année. " Honnêtement, je ne comprends pas l'attitude de notre ancien gardien ", dit Roger Vanden Stock. " Filip a toujours été l'exemple du garçon équilibré et au train de vie sobre, car conscient qu'en tant que footballeur, il menait une existence privilégiée. Je m'étais toujours fait la réflexion que, comme nul autre, il réussirait à faire la transition entre le football et son après-carrière. Et voilà que lorsque le club lui a signifié que l'avenir se déroulerait sans lui, c'est comme si le ciel lui tombait soudain sur la tête. Je ne pense pas qu'on puisse reprocher grand-chose au Sporting. Il y a trois ans, le principal intéressé lui-même avait été très agréablement surpris que je lui offre une prolongation de contrat de deux saisons, alors qu'au fond de lui-même il n'en espérait qu'une. Cette fois, que fallait-il donc attendre du RSCA vis-à-vis d'un footballeur de près de 39 ans, prestation qu'un seul joueur ait jamais réussie avant lui au Parc Astrid : le légendaire Rie Meert, keeper des Mauves au cours des années 50 ? J'ai cru comprendre que Filip était déçu qu'on ne lui ait pas fait la moindre proposition. S'il en avait été ainsi, tout porte à penser qu'il se serait montré déçu de sa teneur. Car il était évidemment exclu que nous offrions un nouveau bail, sur base des mêmes chiffres, à un élément qui, à nos yeux, aurait dû se contenter de toute manière d'un rôle de substitut à l'avenir. Et il est permis de s'interroger aussi sur la façon dont il se serait accommodé d'un tel rôle. Pendant des années, nous n'avons eu qu'à nous louer du comportement exemplaire de Zvonko Milojevic qui s'est toujours montré royal et loyal en tant que doublure. De Wilde aurait-il toujours été d'aussi bonne composition ? J'en doute dans le chef d'un garçon aussi ambitieux que lui. C'est pourquoi, je dis et je maintiens que notre décision fut la bonne. Et tant pis si certains, au nom de la dimension humaine, ne la comprennent pas. A ceux-là, je dirai tout simplement que si le sentiment existait dans le monde du football, Hugo Broos et Franky Vercauteren ne seraient pas entraîneurs du RSCA aujourd'hui. Ils seraient encore tous deux pour ainsi dire joueurs " !