Govou, le clubman par défaut : chaque été, c'est la même rengaine. Sydney Govou s'envole vers d'autres latitudes. Du moins, c'est ce qu'on peut lire dans les pages transferts des quotidiens français. Lui-même a répété avec suffisance son désir d'exil. Après avoir flirté avec l'Italie et l'Angleterre, le Sid n'a jamais su tirer un trait sur son histoire d'amour lyonnaise. Cette année, il a reçu le brassard de capitaine après 13 années à l'OL.
...

Govou, le clubman par défaut : chaque été, c'est la même rengaine. Sydney Govou s'envole vers d'autres latitudes. Du moins, c'est ce qu'on peut lire dans les pages transferts des quotidiens français. Lui-même a répété avec suffisance son désir d'exil. Après avoir flirté avec l'Italie et l'Angleterre, le Sid n'a jamais su tirer un trait sur son histoire d'amour lyonnaise. Cette année, il a reçu le brassard de capitaine après 13 années à l'OL. Lloris ou l'air de ne pas y toucher : alors que l'an dernier, les médias de l'Hexagone s'extasiaient devant les parades de Steve Mandanda, Lloris avait comme difficile mission de remplacer un symbole du club, Grégory Coupet (parti à l'Atlético Madrid, aujourd'hui au PSG). Après des débuts hésitants, Hugo le timide a sorti le grand jeu : arrêts réflexes détonants et des prises de balles parfaites. Bémol quand même : un physique encore à façonner s'il veut faire davantage la loi dans les airs. Mercredi dernier, aux Iles Féroé, Domenech a écarté El Fenomeno Mandanda au profit du gardien lyonnais. Anderlecht devra donc tromper le nouveau numéro un français. Cris, le policier : arrivé en 2004 à Lyon dans les dernières heures du mercato d'été, ce défenseur brésilien va rapidement s'imposer dans l'axe. Dur sur l'homme, impressionnant dans les airs, celui que l'on surnomme le Policier fait passer de sales moments aux attaquants de L1 depuis cinq ans. Moins autoritaire l'an dernier à cause d'une blessure, il devrait néanmoins saluer à sa manière les chevilles de De Sutter, Suarez et cie. Toulalan, à l'ancienne : à l'heure du RnB, tatouages et grosses bagouzes, ce milieu tout terrain fait figure d'exception. Le Toul met du Michel Sardou dans ses oreilles et porte du Monsieur Tout-le-Monde. Seul extravagance, une montre Bell and Ross, suite d'un pari perdu avec son équipier suédois, Kim Karlström. Footballistiquement parlant, on est dans la même veine : tout en simplicité. Mais diablement efficace. Titulaire dès son arrivée à Lyon en 2006, il déçoit rarement en équipe de France où on l'associe à Lassana Diarra pour la récupération. En ce début de saison, il connaît un coup de moins bien. Lopez, l'étoile albiceleste : auteur du deuxième but de l'Argentine en amical la semaine dernière face à la Russie (victoire 2-3), Licho est en plein boom. Il a toutefois fait un break face à Valenciennes tout en restant extrêmement dangereux grâce à ses appels continuels et son sens de la rupture. Son arrivée à Lyon pour 24 millions fait déjà l'unanimité auprès des supporters. Présenté comme un gars simple à l'attitude rageuse, il dénote avec le comportement souvent arrogant et lymphatique de son prédécesseur Karim Benzema.