Duncan Disorderly. On pourrait traduire par Duncan le fou furieux. Un surnom qui veut tout dire. À 21 ans, Duncan Ferguson traînait déjà une mauvaise réputation lorsqu'il est passé de Dundee United aux Glasgow Rangers, en 1993. Six millions d'euros, un montant record pour un transfert entre deux clubs britanniques. Pour les amateurs de football écossais, c'était un scandale. Ferguson avait déjà été jugé pour s'être battu avec un agent de police, il avait mis au sol un fan de Heart of Midlothian qui se déplaçait avec des béquilles et de nouveaux faits de violence avaient failli l'envoyer en prison pour de bon. Le juge lui avait demandé s'il ne pensait pas qu'il était temps de se faire suivre par un spécialiste car il buvait trop. Moins de six mois plus tard, à Ibrox, il donnait un coup de tête à John McStay, ce qui lui valait douze matches de suspension et trois mois de taule.

Cela n'empêchait pas Everton, qui luttait pour son maintien, de le faire venir à Goodison Park. Les Toffees se sauvaient et, en 1995, ils signaient un exploit en battant Manchester United en finale de la Coupe d'Angleterre. Cinq mois plus tard, à l'occasion de sa deuxième saison à Liverpool, Ferguson franchissaient les portes de Prison Barlinnie, le pénitencier le plus connu d'Écosse. " J'ai laissé pousser ma barbe pour avoir l'air plus dur et on m'y a foutu la paix ", raconta-t-il plus tard. Ferguson n'a été international qu'à sept reprises, ce qui est très peu, car aucun Écossais n'a inscrit plus de buts que lui en Premier League (68). " En plus de ma peine de prison, la fédération écossaise m'a suspendu pour de nombreux mois. C'en était trop, ils m'ont traité comme un malpropre ", disait-il en 1997, un an avant que Peter Johnson ne le vende à Newcastle pour treize millions d'euros sans lui en parler.

Ça n'a jamais fonctionné : Ferguson n'y a inscrit que huit buts en un an et demi et il été longtemps blessé. Une nouvelle fois, c'est Everton qui l'a sauvé. " Big Dunc' était appliqué, agressif, il marquait des buts, c'était un leader et, parfois, il était diabolique. C'est pourquoi les supporters d'Everton l'adoraient ", dit Bill Kenwright, toujours président des Toffees. Le bad boy détient, avec Richard Dunne et Patrick Vieira, le record de cartes rouges en Premier League (huit). Il ne compte plus le nombre d'accrochages à l'entraînement et il a dû payer plus de 300.000 euros d'amende en onze ans mais il s'entend toujours aussi bien avec mister chairman.

Cinq ans après la fin de sa carrière de joueur (2006), Ferguson a appelé son ancien manager, David Moyes, pour lui demander s'il pouvait travailler gratuitement au centre de formation de Finch Farm. En 2014, il a rejoint le staff de Roberto Martinez, alors manager à Goodison Park, et a travaillé avec Romelu Lukaku, un diamant brut qui cherchait sa voie en Premier League. " Ferguson m'a appris comment un attaquant grand et costaud devait jouer. Il me motivait chaque jour et ne m'épargnait pas dans ses commentaires ", a reconnu un jour Lukaku, auteur de 68 buts en Premier League sous le maillot d'Everton. C'est le record du club et c'est huit buts de plus que... Ferguson.

© Getty Images

Duncan Ferguson

DATE DE NAISSANCE 27/12/1971 (Écosse)

CLUBS Dundee United, Glasgow Rangers, Everton, Newcastle United, Everton

CAPS 7 (0)

Duncan Disorderly. On pourrait traduire par Duncan le fou furieux. Un surnom qui veut tout dire. À 21 ans, Duncan Ferguson traînait déjà une mauvaise réputation lorsqu'il est passé de Dundee United aux Glasgow Rangers, en 1993. Six millions d'euros, un montant record pour un transfert entre deux clubs britanniques. Pour les amateurs de football écossais, c'était un scandale. Ferguson avait déjà été jugé pour s'être battu avec un agent de police, il avait mis au sol un fan de Heart of Midlothian qui se déplaçait avec des béquilles et de nouveaux faits de violence avaient failli l'envoyer en prison pour de bon. Le juge lui avait demandé s'il ne pensait pas qu'il était temps de se faire suivre par un spécialiste car il buvait trop. Moins de six mois plus tard, à Ibrox, il donnait un coup de tête à John McStay, ce qui lui valait douze matches de suspension et trois mois de taule. Cela n'empêchait pas Everton, qui luttait pour son maintien, de le faire venir à Goodison Park. Les Toffees se sauvaient et, en 1995, ils signaient un exploit en battant Manchester United en finale de la Coupe d'Angleterre. Cinq mois plus tard, à l'occasion de sa deuxième saison à Liverpool, Ferguson franchissaient les portes de Prison Barlinnie, le pénitencier le plus connu d'Écosse. " J'ai laissé pousser ma barbe pour avoir l'air plus dur et on m'y a foutu la paix ", raconta-t-il plus tard. Ferguson n'a été international qu'à sept reprises, ce qui est très peu, car aucun Écossais n'a inscrit plus de buts que lui en Premier League (68). " En plus de ma peine de prison, la fédération écossaise m'a suspendu pour de nombreux mois. C'en était trop, ils m'ont traité comme un malpropre ", disait-il en 1997, un an avant que Peter Johnson ne le vende à Newcastle pour treize millions d'euros sans lui en parler. Ça n'a jamais fonctionné : Ferguson n'y a inscrit que huit buts en un an et demi et il été longtemps blessé. Une nouvelle fois, c'est Everton qui l'a sauvé. " Big Dunc' était appliqué, agressif, il marquait des buts, c'était un leader et, parfois, il était diabolique. C'est pourquoi les supporters d'Everton l'adoraient ", dit Bill Kenwright, toujours président des Toffees. Le bad boy détient, avec Richard Dunne et Patrick Vieira, le record de cartes rouges en Premier League (huit). Il ne compte plus le nombre d'accrochages à l'entraînement et il a dû payer plus de 300.000 euros d'amende en onze ans mais il s'entend toujours aussi bien avec mister chairman.Cinq ans après la fin de sa carrière de joueur (2006), Ferguson a appelé son ancien manager, David Moyes, pour lui demander s'il pouvait travailler gratuitement au centre de formation de Finch Farm. En 2014, il a rejoint le staff de Roberto Martinez, alors manager à Goodison Park, et a travaillé avec Romelu Lukaku, un diamant brut qui cherchait sa voie en Premier League. " Ferguson m'a appris comment un attaquant grand et costaud devait jouer. Il me motivait chaque jour et ne m'épargnait pas dans ses commentaires ", a reconnu un jour Lukaku, auteur de 68 buts en Premier League sous le maillot d'Everton. C'est le record du club et c'est huit buts de plus que... Ferguson.